Des experts vont reprendre les travaux de fouille sur les sites archéologiques saoudiens

La photo d'archive montre des archéologues étrangers en train de fouiller le site de Saffaqah en Arabie saoudite. La péninsule Arabique abrite plusieurs sites anciens datant de plusieurs milliers d'années. (Réseaux sociaux)
La photo d'archive montre des archéologues étrangers en train de fouiller le site de Saffaqah en Arabie saoudite. La péninsule Arabique abrite plusieurs sites anciens datant de plusieurs milliers d'années. (Réseaux sociaux)
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Publié le Mercredi 24 février 2021

Des experts vont reprendre les travaux de fouille sur les sites archéologiques saoudiens

  • Des équipes universitaires saoudiennes ont été invitées à apporter leur contribution aux opérations d'enquête et de fouille
  • «Les études archéologiques fourniront de nombreux résultats qui contribueront à combler le manque d’informations sur l’histoire nationale du Royaume»

RIYAD: L'Autorité saoudienne du patrimoine se prépare à reprendre les enquêtes et les fouilles archéologiques dans le Royaume après que la pandémie de la Covid-19 a contraint à l’arrêt des projets durant près d'un an.

Les projets seront menés en partenariat avec des missions universitaires internationales et des centres de recherche internationaux spécialisés.

Des équipes universitaires saoudiennes ont également été invitées à apporter leur contribution aux opérations d'enquête et de fouille, et à aider à déterrer des antiquités dans diverses régions du Royaume.

L'Autorité du patrimoine est chargée de mener des enquêtes archéologiques et des fouilles pour découvrir la riche histoire culturelle du Royaume.

Avant la pandémie, plus de 40 équipes internationales et locales participaient à des fouilles archéologiques en Arabie saoudite. Au cours de leurs recherches, parues dans une série de publications scientifiques, des vestiges d’anciens lieux de vie humains ont été découverts. 

L'Autorité du patrimoine collabore avec plusieurs centres de recherche et universités pour mener des enquêtes archéologiques et des opérations de fouilles, et ces missions vont reprendre le travail sur 20 sites dans le Royaume. 

Les missions archéologiques les activités d’enquête sur cinq sites archéologiques dans le cadre de la coopération de l’Autorité avec les universités publiques saoudiennes.

Dans le cadre de la coopération de l’Autorité avec les universités publiques saoudiennes, les missions archéologiques vont en outre reprendre sur cinq différents sites.

L’Autorité du patrimoine va aussi entreprendre des projets d’enquête archéologique et de fouilles sur 19 sites, dans différentes régions du Royaume, avec pour objectif de répertorier pour la première fois des sites de naufrage dans le Golfe.

Les techniques de télédétection et l'intelligence artificielle font partie des outils les plus récents utilisés par l'Autorité et partenaires.

L'Autorité devrait lancer de nouveaux projets de recherche cette année en coopération avec des partenaires locaux: King Abdul Aziz Foundation for Research and Archives, Diriyah Gate Development Authority, Royal Commission for AlUla, Neom Co., Amaala Co. et Red Sea Development Co. Elle fera également participer aux projets des étudiantes et étudiants ainsi que des chercheurs en archéologie et patrimoine. 

 

En bref

• L'Autorité du patrimoine est chargée de mener des enquêtes et des fouilles archéologiques.

• L'Autorité réalisera également des projets de prospection archéologique et de fouille sur 19 sites situés dans différentes régions du Royaume.

• Les techniques de télédétection et l'intelligence artificielle font partie des outils les plus récents utilisés par l'Autorité et partenaires.

Fahd Alotaibi, professeur d'histoire à l'université du Roi-Saoud, déclare: «La fouille des antiquités confirme la volonté du gouvernement saoudien d'enraciner la profondeur culturelle du Royaume et l'histoire des établissements humains dans ce pays.» Il ajoute que la péninsule Arabique est l'une des plus anciennes zones géographiques dans lesquelles l'homme est apparu.

La reprise des études archéologiques, explique-t-il, est révélateur de la réussite du Royaume dans sa lutte contre la pandémie ainsi que du haut niveau d’expertise atteint par les spécialistes saoudiens des antiquités.

Fahd Alotaibi, auteur de La Langue, l'écriture et l'identité dans la péninsule Arabique avant l'islam, ajoute que l'Arabie saoudite, avec ses immenses vestiges archéologiques, est un véritable aimant pour les chercheurs du monde entier.

«Les études archéologiques donneront de nombreux résultats qui contribueront à combler le manque d’informations sur l’histoire nationale du Royaume ou à corriger certaines informations antérieures», souligne-t-il.

M. Alotaibi déclare que le partenariat des chercheurs saoudiens en antiquités avec des experts internationaux et la volonté de l'Autorité saoudienne du patrimoine de traiter avec les départements d'archéologie des universités locales, offrent des possibilités de formation sur le terrain aux étudiants et localisent les expériences liées aux antiquités.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".