Climat: «alerte rouge» de l'ONU sur des engagements «très loin» des enjeux

Le rapport intérimaire sur les engagements climatiques effectivement déposés dans le cadre de l'Accord de Paris "est une alerte rouge pour notre planète", insiste le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres (Photo, AFP).
Le rapport intérimaire sur les engagements climatiques effectivement déposés dans le cadre de l'Accord de Paris "est une alerte rouge pour notre planète", insiste le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 26 février 2021

Climat: «alerte rouge» de l'ONU sur des engagements «très loin» des enjeux

  • «En 2021, ça passe ou ça casse pour l'urgence climatique mondiale. La science est claire, pour limiter la hausse des températures à 1,5°C, nous devons réduire les émissions de 45% d'ici à 2030 par rapport à 2010» déclare Antonio Guterres
  • La planète a gagné un peu plus de 1°C pour l'instant, entraînant déjà une multiplication des événements météo extrêmes, des canicules aux tempêtes, en passant par les sécheresses et les inondations.

PARIS: Les derniers engagements climatiques déposés par les Etats signataires de l'Accord de Paris sont "très loin" des objectifs, a dénoncé vendredi l'ONU, appelant les gros pays émetteurs à passer de la parole aux actes.

"En 2021, ça passe ou ça casse pour l'urgence climatique mondiale. La science est claire, pour limiter la hausse des températures à 1,5°C, nous devons réduire les émissions de 45% d'ici à 2030 par rapport à 2010",  déclare dans un communiqué le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Mais le rapport intérimaire sur les engagements climatiques effectivement déposés dans le cadre de l'Accord de Paris "est une alerte rouge pour notre planète", insiste-t-il.

Les quelque 200 signataires du pacte climatique de 2015 qui vise à limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle (et si possible à +1,5°C), devaient soumettre avant le 31 décembre 2020 leurs engagements révisés, appelés "contribution déterminée au niveau national" (NDC).

Mais seuls 75 pays (dont les membres de l'UE) l'ont effectivement fait, représentant seulement 30% des émissions mondiales. Selon l'ONU, l'impact combiné de ces nouvelles contributions constituerait moins de 1% de baisse des émissions d'ici à 2030 (comparé à 2010). Très loin des 45% nécessaires pour rester sous les 1,5°C comme l'ont estimé les experts climat de l'ONU (Giec).

"C'est incroyable de penser qu'alors que les nations font face à une urgence qui pourrait à terme éradiquer la vie humaine sur cette planète, et que malgré toutes les études, tous les rapports et les mises en garde des scientifiques du monde entier, de nombreux pays s'en tiennent à leur approche de statu quo", s'emporte la responsable climat de l'ONU, Patricia Espinosa, lors d'une conférence de presse.

"Les émetteurs les plus importants doivent présenter des objectifs de réductions des émissions bien plus ambitieux pour 2030 dans leurs contributions nationales bien avant la conférence climat de Glasgow (COP26) en novembre", insiste M. Guterres, alors que cette COP26 cruciale a déjà été reportée d'un an en raison de la pandémie de Covid-19.

"Choquant" 

L'ONU fera un nouveau rapport d'évaluation des NDC avant cette échéance. Beaucoup attendent d'ici là en particulier les contributions de la Chine, qui s'est engagée à la neutralité carbone d'ici à 2060 mais n'a pas déposé de nouvelle NDC, et des Etats-Unis, dont le nouveau président Joe Biden, qui a fait du climat une de ses priorités, vient de revenir dans l'accord de Paris.

La planète a gagné un peu plus de 1°C pour l'instant, entraînant déjà une multiplication des événements météo extrêmes, des canicules aux tempêtes, en passant par les sécheresses et les inondations.

Parmi les plus vulnérables à ces impacts du changement, les Etats insulaires ont dénoncé "un manque d'empressement choquant et de véritable action" des gros émetteurs. "Nous flirtons dangereusement avec la limite de 1,5°C sur laquelle le monde s'est mis d'accord. Ce sont nos petits Etats insulaires qui en paieront le prix si elle n'est pas respectée", alerte Aubrey Webson, président du groupe Aosis qui les représente, dans un communiqué.

Malgré les critiques sur les contributions combinées évaluées dans le rapport, Helen Mountford, du World Resources Institute, appelle à faire la différence entre les pays qui ont présenté "des objectifs audacieux" comme le Royaume-Uni, l'Argentine ou l'UE, "éclipsés" dans le rapport d'évaluation par ceux "qui sont à la traîne", comme le Brésil, la Russie, l'Australie ou le Mexique.

Un certain nombre de pays mettent en avant la crise sans précédent de Covid-19 pour différer leur engagement climatique. Un argument qui peut parfois être compréhensible, note Mme Espinosa.

"Mais l'urgence climatique ne s'est pas arrêtée pour la pandémie et elle ne va pas disparaître parce qu'il y a une autre urgence", insiste-t-elle, appelant à saisir l'opportunité de la relance pour accélérer la transition écologique.

"Nous ne pouvons retourner aux anciennes habitudes (...) et les gros émetteurs, en particulier les pays du G20, doivent montrer la voie".


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.