Pour l'artiste syrien Tammam Azzam, « Être un artiste est un rêve sans fin »

Dans la série de photomontages intitulée « Musée syrien » de 2013, Azzam a intégré de célèbres chefs-d'œuvre à des scènes représentant la destruction engendrée par la guerre civile qui se poursuit dans son pays, et a ainsi attiré l'attention de la communauté internationale. (Fourni)
Dans la série de photomontages intitulée « Musée syrien » de 2013, Azzam a intégré de célèbres chefs-d'œuvre à des scènes représentant la destruction engendrée par la guerre civile qui se poursuit dans son pays, et a ainsi attiré l'attention de la communauté internationale. (Fourni)
Short Url
Publié le Dimanche 28 février 2021

Pour l'artiste syrien Tammam Azzam, « Être un artiste est un rêve sans fin »

  • Si les gens tiennent à discuter du « sens » ou du « message » des œuvres d'Azzam, c'est en partie parce que ses images sont particulièrement puissantes
  • Azzam a étudié les beaux-arts à l'université de Damas, avec une spécialisation en peinture à l'huile, passant au design graphique après avoir obtenu son diplôme

LONDRES : Chose étrange pour les artistes d'entendre les théories des gens sur leur art. Quand on parle à l’artiste syrien Tammam Azzam, on a l'impression que, bien qu'il soit heureux de s'engager dans une discussion et d'écouter, il n'est pas particulièrement intéressé à ajouter une couche de ressassement à ce qu'il a déjà exprimé sur la toile.

« Des fois, l'artiste lui-même ne parvient pas à comprendre un message parce qu'il n'y a pas de message – il s’agit simplement d’un langage visuel », dit-il. « Même moi, je ne sais pas exactement ce que cela signifie ».

Si les gens tiennent à discuter du « sens » ou du « message » des œuvres d'Azzam, c'est en partie parce que ses images sont particulièrement puissantes. Devant le montage photo intitulé « Bon voyage », où l'on voit un immeuble résidentiel syrien en ruines suspendu par des ballons devant les Twin Towers en feu, un flot de sentiments contradictoires vous envahit. M. Azzam expose le raisonnement qui sous-tend cette œuvre en disant que « cette pièce illustre le mal et le déséquilibre qui sévissent dans notre monde. Toutes les vies sont importantes, qu'elles soient américaines ou syriennes. Le 11 septembre est bel et bien commémoré chaque année. Mais qui commémore les victimes qui périssent en Syrie?"

photo
Si les gens tiennent à discuter du « sens » ou du « message » des œuvres d'Azzam, c'est en partie parce que ses images sont particulièrement puissantes (Fourni)

Dans la série de photomontages intitulée « Musée syrien » de 2013, Azzam a intégré de célèbres chefs-d'œuvre à des scènes représentant la destruction engendrée par la guerre civile qui se poursuit dans son pays. Il a ainsi attiré l'attention de la communauté internationale. À la question de savoir pourquoi il a juxtaposé « La nuit étoilée » de Vincent van Gogh avec les décombres d'un bâtiment bombardé, il répond  que « au-delà de mon amour et de mon admiration pour Van Gogh, j'ai choisi de montrer son ciel nocturne - débordant d'énergie et de mouvement - pour faire ressortir un contraste frappant entre la beauté et la destruction ».

Une autre image remarquable de la même série montre la pièce « Femmes de Tahiti dit aussi Sur la plage » de Paul Gauguin, transposée dans un paysage aride avec, en arrière-plan, une tente de réfugiés du HCR. « Cette pièce est inspirée des femmes qui s'assoient et qui attendent dans les camps – en vain », dit-il. « Les femmes de Gauguin étaient assises, contemplatives. Je les ai simplement placées dans un endroit, une situation et une atmosphère différents ».


L'attention de la communauté internationale s'est portée en grande partie sur l’ouvrage « Graffiti de la liberté », qui superposait le tableau « Le baiser » de Gustav Klimt à un immeuble en ruine. C'était le dernier ouvrage de la série. En effet, la publicité qu'il a suscitée a laissé Azzam stupéfait.

photo
160x240 cm, collage de papier sur toile, 2019 (fourni)

« C'est étrange. En tant qu'artiste, je créais une œuvre, c'est tout. Le secret derrière cette publicité m'échappe », dit-il. « J'ai passé un an à travailler sur ce projet et après l'ouvrage qui a incorporé le tableau de Klimt, j'ai senti qu'il était inutile d'aller plus loin », explique-t-il. « Je me demande toujours pendant combien de temps je vais employer cette technique et pourquoi ».

Azzam a étudié les beaux-arts à l'université de Damas, avec une spécialisation en peinture à l'huile. Après avoir obtenu son diplôme, il est passé au design graphique. La combinaison de ces deux disciplines imprègne nettement son travail, et il raconte que l'artiste syrien d'origine allemande Marwan Kassab Pashi – dont il a fréquenté l'atelier à l'université – a eu une influence majeure sur ses créations.

En 2011, Azzam a été contraint de fuir son pays. C'est la galerie Ayyam qui l'a aidé, ainsi que d'autres artistes, à refaire sa vie à Dubaï et à Beyrouth. Pour Azzam, le chagrin de quitter son pays a été aggravé par la perte de son atelier et de son matériel, sans compter le décalage au niveau des cultures.
 

photo
L’artiste syrien n'est pas particulièrement intéressé à ajouter une couche de ressassement à ce qu'il a déjà exprimé sur la toile. (Fourni)

« Ça m'a pris trois ans pour m'adapter à la vie à Dubaï. C'est un autre mode de vie et une autre mentalité. Tout était différent, et très cher. A Damas, j'avais mon studio et mes matériaux. À Dubaï, j'avais l'impression d'avoir tout perdu ; je ne pouvais plus me rendre dans le vieux souk où j'avais l'habitude d'acheter mon matériel », confie-il. « Avant Dubaï, je n'ai jamais envisagé de créer de l'art numérique, mais comme j'ai travaillé comme graphiste pendant 10 ans en Syrie, cela m'a aidé à faire ce changement ».

Au bout de cinq ans passés à Dubaï, il s'est installé en Allemagne en 2016, où il a suivi une formation à l'Institut Hanse pour les études avancées de Delmenhorst. Une fois de plus, il s'est retrouvé confronté au défi de s'adapter à un nouvel environnement, une nouvelle culture et une nouvelle langue. C'est en 2018 qu'il s'est installé à Berlin, où il vit actuellement. Sa famille est dispersée en raison de la guerre.

« Comme de nombreuses familles syriennes, nous sommes dispersés à travers le monde », dit-il. « C'est triste, mais ce n'est rien comparé aux misères des gens qui sont restés dans le pays et qui n'arrivent pas à le quitter. Mes parents sont restés dans notre village où mon père, écrivain, possède sa bibliothèque. Il continue d'écrire. Ils ne vivent pas dans une zone de conflit, et pourtant, la vie est difficile au quotidien avec à peine quelques heures d'électricité par jour et sans gaz pour chauffer la maison ».

photo
La prochaine exposition d’Azzam est prévue à la galerie Kornfeld de Berlin en avril. Elle occupe aujourd'hui une grande place dans les journées soigneusement structurées de l’artiste. (Fourni)

Il raconte que ses parents l'ont toujours soutenu dans son rêve de devenir artiste. « J'ai eu de la chance », dit-il. « C'était mon rêve depuis mon plus jeune âge. Être un artiste est un rêve qui ne connaît pas de fin ».

En Allemagne, il s'est récemment concentré sur l’art du collage. « C'était une nouvelle étape pour moi, un grand défi d'utiliser de nouveaux moyens d'expression », dit-il. Mais, même dans ce nouveau moyen d'expression, le message conserve toute sa cohérence. Une de ses œuvres récentes montre un bâtiment à la façade démolie, laissant entrevoir du papier peint, des murs peints et des tissus, tous exposés aux éléments. « Des bâtiments comme celui-ci, j'en ai vu tellement », dit-il. « Complètement détruits avec des intérieurs qui étaient autrefois vibrants de vie et de couleurs ».

La prochaine exposition d’Azzam est prévue à la galerie Kornfeld de Berlin en avril. Elle occupe aujourd'hui une grande place dans les journées soigneusement structurées de l’artiste.

« Je travaille tous les jours, tout seul. Travailler est très important pour moi, sinon je n’ai rien d’autre à faire », dit-il. « Je reste optimiste même avec les mauvaises nouvelles de tous les jours. Les bonnes choses vont de pair avec les mauvaises ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Jim Carrey récompensé d'un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière

L’acteur canadien Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur, pose avec son trophée lors de la 51ᵉ cérémonie des César au Palais de l’Olympia à Paris, le 26 février 2026. (AFP)
L’acteur canadien Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur, pose avec son trophée lors de la 51ᵉ cérémonie des César au Palais de l’Olympia à Paris, le 26 février 2026. (AFP)
Short Url
  • L’acteur canado-américain Jim Carrey a reçu un César d’honneur pour sa carrière éclectique entre comédie et drame, qu’il a célébré avec un discours entièrement en français, soulignant ses ancêtres français
  • Figure emblématique de Hollywood, Carrey est connu pour ses comédies cultes des années 1990 comme Dumb and Dumber et Ace Ventura, ses rôles dramatiques acclamés

PARIS: L'acteur canado-américain Jim Carrey a reçu jeudi un César d'honneur récompensant une carrière éclectique oscillant entre comédie et drame, un prix qu'il a accueilli dans un discours intégralement en français.

"Comment était mon français? Presque médiocre non ?", s'est amusé l'acteur de 64 ans en recevant son trophée, rappelant qu'il comptait un Français parmi ses ancêtres, "il y a environ 300 ans".

Figure singulière du cinéma américain, il est l'un des visages les plus connus de Hollywood, malgré une certaine prise de distance avec le cinéma ces dernières années.

Pour le célébrer, la 51e cérémonie des César s'est ouverte par un long sketch de Benjamin Lavernhe.

--
Jim Carrey reçoit son César d’honneur lors de la 51ᵉ cérémonie des César à Paris, célébrant sa carrière entre comédie et drame. (AFP)

Le sociétaire de la Comédie-Française, choisi comme maître de cérémonie, a électrisé la salle dans un show haut en couleur revisitant le film "The Mask", l'un des plus mythiques de la filmographie de Jim Carrey.

Génie comique, capable de modeler son visage à l'infini pour singer à peu près n'importe qui, il a parfois été comparé à Jerry Lewis, voire Charlie Chaplin.

Il a débuté dans le stand-up avant de rencontrer le succès dans les années 1990, grâce à des comédies devenues cultes comme "Dumb and Dumber" ou "Ace Ventura".

En 1998, il s'essaie au drame avec succès dans "The Truman Show", en homme ordinaire dont la vie n'est qu'une gigantesque mise en scène pour un programme télé.

Sa performance lui vaut un Golden Globe. Il en décroche un second l'année suivante pour son rôle dans "Man on the Moon" de Milos Forman.

L'un des plus grands rôles de sa carrière lui est offert en 2004 par le réalisateur français Michel Gondry -- venu lui rendre hommage jeudi sur la scène de l'Olympia --, dans le drame romantique "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", aux côtés de Kate Winslet.

Sa carrière s'est ensuite poursuivie avec plusieurs succès commerciaux internationaux comme "Le Drôle de Noël de Scrooge" ou la franchise "Sonic", avant qu'il ne prenne du recul avec le 7e art à partir du début des années 2020.


Diriyah lance son marché du Ramadan

Les kiosques variés proposeront des spécialités traditionnelles et contemporaines du Ramadan. (AN Photo/Lama Alhamawi)
Les kiosques variés proposeront des spécialités traditionnelles et contemporaines du Ramadan. (AN Photo/Lama Alhamawi)
Short Url
  • Le marché du Ramadan JAX débute aujourd’hui au JAX District, proposant gastronomie, culture et activités créatives jusqu’au 7 mars
  • La Biennale d’art contemporain 2026 enrichit l’événement avec expositions, ateliers et expériences artistiques immersives

RIYAD : Le marché du Ramadan JAX de la Diriyah Biennale Foundation ouvre aujourd’hui et se poursuivra jusqu’au 7 mars.

Le marché réunit des cuisines locales, une programmation culturelle et des activités créatives, offrant aux visiteurs une expérience authentique dans une atmosphère célébrant l’esprit du mois sacré du Ramadan.

L’allée principale accueille des kiosques de vendeurs ainsi que des espaces dédiés à la restauration et aux boissons, en plus de zones spécialement aménagées pour la photographie et la détente.

Les kiosques variés proposent des plats traditionnels et contemporains du Ramadan, notamment le jareesh, le saleeg, les luqaimat, le mutabbaq et les samboosas, ainsi que des boissons, des jus frais, des douceurs et des dattes.

Pendant dix jours, le marché propose également un programme culturel interactif destiné aux visiteurs de tous âges, comprenant des séances de contes, des jeux traditionnels et des démonstrations d’art du henné.

Les kiosques commerciaux présentent une sélection soignée de prêt-à-porter, d’accessoires, de produits de beauté et d’idées cadeaux.

Le marché anime les espaces publics du JAX District avec un skatepark accueillant compétitions, performances et cours collectifs, ainsi que des ateliers de design et des sessions interactives mêlant culture urbaine et art contemporain.

Les visiteurs ont également l’occasion de découvrir la Diriyah Contemporary Art Biennale 2026, intitulée « In Interludes and Transitions », et d’explorer les galeries environnantes, les espaces d’exposition et les ateliers ouverts de certains des artistes les plus en vue d’Arabie saoudite.

Le marché du Ramadan JAX se présente comme un quartier vivant et ouvert, dédié à l’engagement culturel et aux expériences interactives qui intègrent la créativité dans la vie quotidienne.

Le marché est ouvert tous les jours de 20 h à 2 h du matin.

La Biennale d’art contemporain de Diriyah est ouverte jusqu’à 1 h du matin.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président du Château de Versailles nommé à la tête du Louvre en crise

Christophe Leribault, président du domaine du Château de Versailles, pose lors d’une visite de presse des infrastructures des sites des Jeux olympiques et paralympiques de Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 à Versailles, le 29 mars 2024.
Christophe Leribault, président du domaine du Château de Versailles, pose lors d’une visite de presse des infrastructures des sites des Jeux olympiques et paralympiques de Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 à Versailles, le 29 mars 2024.
Short Url
  • Christophe Leribault prend la tête du Musée du Louvre après la démission de Laurence des Cars, fragilisée par le vol spectaculaire des joyaux de la Couronne et une crise sociale persistante
  • Défis majeurs à relever : sécurisation et modernisation du musée, restauration du dialogue social, gestion de la surfréquentation et pilotage du projet « Louvre Nouvelle Renaissance » annoncé par Emmanuel Macron

PARIS: Le musée parisien du Louvre change de tête: au lendemain de la démission de Laurence des Cars, Christophe Leribault, président du château de Versailles, a pris mercredi la tête du musée le plus visité au monde, dans la tourmente depuis le spectaculaire cambriolage du 19 octobre.

Ce conservateur général du patrimoine de 62 ans a été nommé à la présidence du Louvre en Conseil des ministres.

Il "aura à conduire des chantiers majeurs pour l'avenir de l'institution" comme  "la sécurisation et la modernisation", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Il devra également "restaurer un climat de confiance", a ajouté le ministère de la Culture, son autorité de tutelle.

Cet historien d'art arrive au Louvre dans un climat très lourd.

Sa présidente depuis fin 2021, Laurence des Cars, a démissionné mardi, emportée par les dysfonctionnements mis au jour par le vol de joyaux de la Couronne et la grève perlée des personnels qui grippe le musée parisien depuis la mi-décembre.

Dans ce contexte, Christophe Leribault aura pour mission de "sécuriser" et "moderniser" le musée, a indiqué la source.

Pour cela, le nouveau patron pourra s'appuyer sur sa forte expérience de la gestion d'institutions culturelles: avant Versailles, il a dirigé plusieurs musées parisiens, notamment le Petit Palais et le musée d'Orsay.

"Tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies", a déclaré au quotidien Le Figaro Mme des Cars, à qui M. Leribault avait déjà succédé à la tête du musée d'Orsay fin 2021.

La pression était devenue trop forte pour la dirigeante, mise en très grande difficulté par une série de rapports ayant pointé la "sous-estimation chronique" des risques de vol au Louvre, l'obsolescence des dispositifs de sûreté et la priorisation donnée à des "opérations visibles et attractives" au détriment de la sécurité.

Laurence des Cars avait également dû admettre n'avoir découvert qu'après le cambriolage l'existence d'un audit alarmant sur la vulnérabilité de la galerie Apollon, dans laquelle les cambrioleurs se sont introduits en plein jour le 19 octobre pour s'emparer de huit bijoux d'une valeur de 88 millions d'euros.

- "Nouveau chapitre" -

Selon le ministère de la Culture, le départ de Laurence des Cars, effectif dès mercredi, "permettra au musée d'ouvrir un nouveau chapitre de son histoire".

Miné par la surfréquentation (quelque neuf millions de visiteurs par an) et des équipements vieillissants, le musée est par ailleurs confronté depuis la mi-décembre au plus long conflit social de son histoire.

Dénonçant leurs conditions de travail et l'absence de dialogue social, les personnels mènent une grève perlée qui a contraint le musée à rester fermé à quatre reprises, occasionnant quelque deux millions d'euros de pertes de recettes.

"On a besoin d'un apaisement social", a déclaré à l'AFP la déléguée CFDT au Louvre Valérie Baud, assurant que les discussions avec l'ancienne direction étaient dans "l'impasse".

Le nouveau patron du Louvre devra notamment s'attaquer à la gouvernance du Louvre, devenu un "Etat dans l'Etat" selon le député Alexandre Portier, qui préside une commission d'enquête sur la sécurité des musées.

L'exécutif se tourne vers le projet "Louvre Nouvelle Renaissance", le colossal chantier annoncé par Emmanuel Macron début janvier 2025, qui doit permettre de rénover le bâtiment existant et créer une nouvelle entrée et une nouvelle salle pour la Joconde.

Evalué à plus d'un milliard d'euros et contesté par les syndicats, ce projet a connu un récent revers avec le report sine die de la désignation du groupement d'architectes en charge d'une partie du chantier.