Dubaï, Riyad et Abou Dhabi parmi les villes les plus riches du Moyen-Orient

Un artisan émirati à l’œuvre au pavillon Dior, le 14 novembre 2019, au palais Al-Hosn à Abu Dhabi, lors d'une exposition présentant des objets d'artisanat et d'art dans le cadre d'un événement organisé par le comité français Colbert conçu pour explorer le luxe, la culture et la culture françaises du XXIe siècle. (Karim Sahib/AFP)
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Publié le Dimanche 28 février 2021

Dubaï, Riyad et Abou Dhabi parmi les villes les plus riches du Moyen-Orient

  • Évaluée à 89 000 USD, la richesse par habitant aux EAU est la plus élevée de la région
  • Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite enregistrent une croissance de la richesse privée, tandis qu’au Qatar, en Turquie et en Iran celle-ci est en baisse

DUBAI: Riyad, Abou Dhabi et Dubaï font partie des cinq villes les plus riches du Moyen-Orient, et les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite enregistraient également une richesse privée combinée de 1,4 billions de dollars américains en 2020, selon la société de recherche New World Wealth.

L'organisme de recherche basé en Afrique du Sud et couvrant 90 pays, a déclaré que la richesse totale détenue par les particuliers au Moyen-Orient s'élevait à environ 4,3 billions de dollars américains. «Il y a 970 centi-millionnaires vivant au Moyen-Orient, chacun avec un actif net de 100 millions de dollars ou plus, tandis que 75 milliardaires vivent dans la région».

Marquant un changement majeur, les EAU ont désormais la richesse par habitant la plus élevée de la région, soit 89 000 dollars EU, devant le Qatar, Israël et la Turquie, selon le rapport.

Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite ont également enregistré une croissance de la richesse privée. Au cours des 10 dernières années, la richesse privée au Qatar, en Turquie et en Iran a diminué respectivement de -18%, -40% et -32%, tandis qu'aux EAU, la croissance de la richesse privée se montait à 24% et en Arabie saoudite à 3%, selon le rapport.

En décembre 2020, Dubaï abritait 54.540 particuliers fortunés (HNWI ou High Net Worth Individuals ), tandis qu'Abou Dhabi et Riyad en comptaient respectivement 19.273 et 14.283 HNWI.

Avec la richesse vient la croissance de l’industrie du luxe. Le New World Wealth a déclaré que le secteur du luxe au Moyen-Orient génère des revenus d'environ 18,0 milliards de dollars par an. "Ce chiffre comprend: les voitures de luxe, les vêtements et accessoires de luxe, les montres de luxe, les jets privés, les yachts et les hôtels de luxe."

Bien que 30e ville la plus riche du monde, Dubaï est le principal hub de luxe du Moyen-Orient. Le secteur du luxe de Dubaï génère un chiffre d'affaires d'environ 7,0 milliards de dollars par an. La plupart de ces produits sont générés par les voitures de luxe et les hôtels de luxe. Le secteur de la mode de luxe à Dubaï est également très important, la plupart des plus grandes marques mondiales de vêtements de luxe ayant des magasins dans le Dubaï Mall et le Mall of the Emirates.

Gestion de patrimoine et migration

Environ 440 milliards de dollars américains de patrimoine HNWI du Moyen-Orient sont liés à des sociétés de gestion de patrimoine. Les EAU sont le plus grand centre de gestion de patrimoine de la région avec des actifs sous gestion (ASG) de 110 milliards de dollars américains, suivis par Israël avec des actifs sous gestion d'environ 95 milliards de dollars américains.

Les grands gérants de fortune suisses tels que Credit Suisse, UBS, Julius Baer et Pictet sont tous fortement présents au Moyen-Orient, tout comme les gérants de fortune basés au Royaume-Uni tels que HSBC, Standard Chartered et Barclays. Citigroup (basé aux États-Unis) et BNP (basé en France) sont également des acteurs majeurs de la région.

Les EAU sont également une destination de choix pour les riches immigrés. Au cours des 20 dernières années, les Émirats arabes unis ont été l’un des plus grands destinataires au monde de migrants HNWI. «Nous estimons que plus de 35 000 HNWI ont déménagé aux Emirats Arabes Unis au cours de cette période (2000 à 2020). Beaucoup de ces personnes viennent d'Inde, du Moyen-Orient et d'Afrique», ont déclaré les analystes de New World Wealth.

Voici quelques raisons principales pour lesquelles les HNWI ont intérêt à déménager aux EAU :

• C'est la première valeur refuge de la région MENA.

• Économie à revenu élevé.

• Système de santé de première classe.

• Faibles taux d'imposition.

• Centre d'affaires international.

• Hub de luxe, avec des boutiques et des restaurants de première classe.

• Appartements et villas haut de gamme.

• Bonnes écoles internationales.

• Yachting et plages.

L'étude de New World Wealth a pris en compte l'impact de la pandémie de Covid-19 car les statistiques ont été ressourcées jusqu'en décembre 2020, cependant, la société de recherche a déclaré que 2021 serait une année intéressante pour le secteur du patrimoine privé et refléterait pleinement l'impact global de la crise sanitaire mondiale.

 


Les hôtels du Golfe visent les touristes locaux avec des tarifs réduits pour le Ramadan

Le tarif quotidien moyen des chambres (PMC) dans les hôtels de Dubaï était de 145,90 USD (121€) au cours des deux premiers mois de 2021
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  • Les réductions pour le Ramadan devraient faire baisser encore les prix pour beaucoup dans les semaines à venir
  • Le mois sacré offre une nouvelle opportunité aux hôtels du Golfe, car les familles cherchent à souffler un peu après une année difficile

DUBAI: Après l'une des années les plus difficiles pour l'industrie hôtelière de mémoire d'homme, les hôteliers du Golfe envisagent le Ramadan comme un tremplin pour la reprise. 

Les voyages internationaux étant toujours très restreints, les hôtels cherchent à attirer les touristes locaux avec des remises et des offres importantes pendant le mois sacré. 

Les tarifs sont déjà historiquement bas dans de nombreuses villes du Golfe. Le prix moyen des chambres (PMC) dans les hôtels de Dubaï était de 145,90 USD (121€) au cours des deux premiers mois de 2021, en baisse de 13% par rapport à l'année précédente, selon le fournisseur de données STR. À Riyad, ils étaient 11% inférieurs à 151,40 USD. Muscat a été le plus affecté avec une baisse de 52,5% à 75,10 USD. 

Les offres du Ramadan devraient faire encore baisser les prix pour beaucoup dans les semaines à venir. Le mois sacré offre une nouvelle opportunité aux hôtels du Golfe, car les familles cherchent à souffler un peu après une année difficile. 

Les hôteliers, dont Raffles et Jumeirah à Dubaï, W Abu Dhabi sur l'île de Yas et Hilton Doha the Pearl au Qatar, proposent tous des séjours de Ramadan, en particulier pour les résidents. 

Wyndham offre aux clients de 15 à 25% de réduction sur le meilleur tarif disponible lorsqu'ils restent trois nuits ou plus et réservent directement pour des séjours entre le 1er avril et le 30 septembre. Accor propose également des réductions allant jusqu'à 30% pour les séjours jusqu'au 11 mai. 

Les hôtels ne bénéficieront pas des autres sources traditionnelles de revenus du Ramadan. Seuls les pèlerins qui ont été vaccinés ou qui ont déjà contracté le Covid-19 seront autorisés à visiter La Mecque pendant le Ramadan cette année, tandis que les grands rassemblements pour les repas de l’iftar seront limités dans toute la région. 

«Le marché du tourisme local est très utile pour répondre à la demande lorsque les frontières sont fermées et a été fructueux dans le monde entier», déclare à Arab News Simon Allison, PDG de HOFTEL et organisateur du sommet GIOHIS de cette année en novembre,. «En fin de compte, comme le marché intérieur est relativement limité, les remises sont inévitables.» 

Cependant, les tarifs des chambres étant déjà très bas, les hôtels cherchent des moyens d'attirer les clients sans sacrifier leurs marges, comme les crédits vacances. 

Par exemple, le Jebel Ali Beach Hotel Dubai offre entre 200 dirhams (45,75€) et 400 dirhams de crédit échangeable contre de la nourriture et des boissons aux clients qui réservent des chambres plus chères, crédit uniquement valable pour les résidents des Émirats arabes unis. IHG Hotels & Resorts propose une offre de séjour avec petit déjeuner et dîner gratuits dans ses établissements InterContinental, voco, Crowne Plaza et Holiday Inn en Arabie saoudite jusqu'au 30 septembre. 

"Il ne fait aucun doute que les hôtels et les marchés liés aux loisirs fonctionnent bien mieux que les hôtels d'affaires", déclare Kostas Nikolaidis, cadre chez STR. «Il y a aussi une différence significative entre un séjour national et un séjour international. La durée du séjour, la fenêtre de réservation ainsi que les dépenses accessoires (restauration, etc.) sont différentes entre un voyageur international et un voyageur national. Les hôtels ont essayé de s'adapter afin d’optimiser leurs revenus de différentes manières. » Les réductions vont probablement continuer au-delà du Ramadan, jusqu’en été. Le gouvernement saoudien a annoncé en novembre 2020 qu'il rouvrirait le tourisme local cet été après que 80% des citoyens interrogés ont déclaré qu'ils préféreraient passer leurs vacances chez eux cette année. 

«Les hôtels se sont concentrés sur la réduction des coûts l'année dernière, ce qui était inévitable», dit Allison. « Maintenant, ils sont à nouveau occupés à recruter du personnel de qualité au sein de la vaste main-d'œuvre disponible en se concentrant sur les stratégies de vente et de marketing et sur les moyens de différencier leur offre à mesure que les voyages reviennent progressivement. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Moyen-Orient: retour aux PIB pré-Covid dès 2022 pour les pays les plus vaccinés (FMI)

Les gens s'inscrivent avant de recevoir une dose de vaccin contre la maladie covid-19, au Centre international de convention et d'exposition de Riyad dans la capitale saoudienne Riyad, le 21 janvier 2021. L'Arabie saoudite a lancé sa campagne de vaccination contre le coronavirus le 17 décembre après avoir reçu le premier envoi de le vaccin Pfizer-BioNTech. (Fayez Nureldine / AFP)
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  • Selon le FMI, la croissance dans la région va s'accélérer pour atteindre 4% cette année, soit une hausse de 0,9 point par rapport à sa dernière projection publiée début février
  • Le Liban, frappé par des crises économique, sociale et politique, est le seul pays de la région où l'activité devrait encore se contracter après une récession de 25% en 2020

DUBAI: Les économies du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA) qui auront le plus vacciné leur population contre le Covid-19 retrouveront l'an prochain leur niveau d'avant la pandémie, a affirmé dimanche le Fonds monétaire international (FMI), relevant ses prévisions de croissance régionale pour 2021.

La région MENA, qui comprend tous les pays arabes et l'Iran, a connu une contraction de 3,4% de son PIB en 2020, selon les dernières estimations, en raison de la baisse des prix du pétrole et des mesures de confinement prises pour empêcher la propagation du coronavirus.

Selon le FMI, la croissance dans la région va s'accélérer pour atteindre 4% cette année, soit une hausse de 0,9 point par rapport à sa dernière projection publiée début février.

Dans son rapport sur les perspectives économiques régionales publié dimanche, le FMI dit s'attendre à ce que les niveaux de PIB des pays qui ont le plus vacciné atteignent l'année prochaine les niveaux de 2019, tandis que pour les autres, la reprise se produira plus tard, entre 2022 et 2023.

« Cette reprise à plusieurs vitesses se situe à différents niveaux, entre ceux qui sont rapides dans la vaccination (...), ceux qui seront lents et ceux qui seront en retard », a déclaré Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale au FMI.

« Le déploiement du vaccin et la réponse politique jouent un rôle important dans la qualité et la profondeur de la reprise » économique, a-t-il ajouté.

Certains pays de la région, en particulier dans le Golfe, ont lancé de vastes campagnes de vaccination. Mais l'accès aux vaccins reste un défi pour de nombreux autres pays en raison de pénuries, de retards de livraisons, de conflits internes et de difficultés financières.

Après une contraction de 4,8% en 2020, les Etats du Golfe, riches en pétrole, devraient connaître une croissance de 2,7% cette année. 

Le Liban, frappé par des crises économique, sociale et politique, est le seul pays de la région où l'activité devrait encore se contracter après une récession de 25% en 2020.

Le pays, qui peine depuis des mois à former un nouveau gouvernement, a engagé l'an dernier des discussions avec le FMI au sujet d'un soutien financier, mais elles se sont rapidement heurtées à un mur en raison de l'absence de consensus politique sur les réformes nécessaires.

« En l'absence de gouvernement, il est très difficile pour nous de fournir autre chose qu'une assistance technique et un soutien politique », a déclaré Azour.


Un consortium piloté par la société Masdar chargé d’un projet solaire à Djeddah

La nouvelle centrale s'inscrit dans le cadre de la stratégie de l'Arabie saoudite en faveur des énergies propres. (Shutterstock)
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  • La centrale est située dans la Troisième Cité Industrielle de Djedda à 50 kilomètres au sud-est de Djeddah
  • Le Bureau de développement des projets d'énergie renouvelable du Royaume confié le projet au consortium après que celui-ci a déposé l'offre la plus compétitive

DUBAÏ : Un consortium dirigé par la société Masdar basée à Abou Dhabi a entamé la construction d'une centrale solaire à Djeddah, après avoir bouclé le financement du projet.

Le consortium, qui regroupe la société française EDF Renewables et la société saoudienne Nesma, a révélé son intention de construire une centrale de 300 mégawatts qui entrera en service l'année prochaine.

La centrale est située dans la Troisième Cité Industrielle de Djeddah à 50 kilomètres au sud-est de Djeddah.

« L'Arabie saoudite évolue à grands pas pour devenir un acteur mondial dans le domaine des énergies renouvelables. Masdar continuera à collaborer étroitement avec ses partenaires et avec le gouvernement saoudien en vue de soutenir le Royaume dans sa transition vers une énergie propre », a déclaré Mohamed Jameel Al-Ramahi, directeur de la société d’énergie renouvelable Masdar, dans un communiqué.

Le Bureau de développement des projets d'énergie renouvelable du Royaume confié le projet au consortium après que celui-ci a déposé l'offre la plus compétitive au prix de 60,9 SAR (16,2 $) par mégawatt-heure, selon les entreprises concernées.

En effet, la nouvelle centrale fait partie de la stratégie d'énergie propre adoptée par l'Arabie saoudite, qui souhaite diversifier ses sources d'énergie et ambitionne de produire 50 % de son électricité à partir de sources renouvelables d'ici 2030.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a préalablement signé sept accords d’achat d'électricité pour les nouvelles centrales solaires en Arabie saoudite, à la suite de l'inauguration de la centrale de Sakaka.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.