L’Arabie saoudite propose de transporter de l’hydrogène «vert» par gazoduc vers l’Europe

L’hydrogène est considéré par de nombreux experts comme l’énergie propre du futur. L’hydrogène vert est produit grâce à l’énergie solaire et constitue un élément majeur de l’équation énergétique dans la mégalopole planifiée de Neom. (Photo d’archive/AFP)
L’hydrogène est considéré par de nombreux experts comme l’énergie propre du futur. L’hydrogène vert est produit grâce à l’énergie solaire et constitue un élément majeur de l’équation énergétique dans la mégalopole planifiée de Neom. (Photo d’archive/AFP)
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Publié le Dimanche 28 février 2021

L’Arabie saoudite propose de transporter de l’hydrogène «vert» par gazoduc vers l’Europe

  • L’hydrogène est considéré par de nombreux experts comme l’énergie propre du futur
  • La nécessité de lutter contre les émissions mondiales est importante pour « l’économie à faibles émissions de carbone » soutenue par l’Arabie saoudite afin de réaliser les objectifs de changement climatique

DUBAÏ: L’Arabie saoudite propose de transporter de l’hydrogène « vert » par gazoduc vers l’Europe dans le cadre de la prochaine étape de la stratégie du Royaume pour lutter contre le changement climatique.

« Si l’Europe souhaite acheter plus d’hydrogène, de l’hydrogène vert saoudien, nous serions plus que ravis, si l’économie le permet, de le transporter jusqu’à l’Europe », a affirmé le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salman.

Il a également laissé entendre que la production d’énergie solaire allait connaître des développements majeurs. « Je pense que d’ici un mois environ, nous allons éblouir le monde en montrant à quel point nous pouvons obtenir notre électricité solaire à bas prix », a-t-il indiqué.

Le prince Abdel Aziz a pris la parole lors d’une réunion virtuelle du Forum international de l’énergie et de l’Union européenne organisée à Riyad, durant laquelle il a détaillé la stratégie du Royaume pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre nocifs.

L’hydrogène est considéré par de nombreux experts comme l’énergie propre du futur. L’hydrogène vert est produit grâce à l’énergie solaire et constitue un élément majeur de l’équation énergétique dans la mégalopole planifiée de Neom. Sous une autre forme, l’ « ammoniac bleu » est un produit dérivé du processus de raffinage du pétrole que Saudi Aramco a déjà produit et exporté au Japon.

La nécessité de lutter contre les émissions mondiales est importante pour « l’économie à faibles émissions de carbone » soutenue par l’Arabie saoudite afin de réaliser les objectifs de changement climatique, et a été approuvée par les dirigeants du G20 l’année dernière sous la présidence de l’Arabie saoudite.

Le prince Abdel Aziz a appelé les autres pays à la « flexibilité » dans le débat sur le meilleur moyen d’atténuer le changement climatique.

« Le but est d’être flexible et de tenir compte des participants et de leurs priorités », a-t-il déclaré.

Certains pays, notamment en Europe, ont affirmé vouloir s’éloigner plus rapidement des hydrocarbures. L’Arabie Saoudite, le plus grand exportateur de pétrole au monde, estime que cette approche est erronée.

Selon le prince Abdel Aziz, afin de faire face au changement climatique, « il faut rallier tout le monde à la cause et être conscient de leurs priorités et de la quantité (de ressources énergétiques) dont ils sont dotés ».

« Mais je peux vous garantir que nous tendons nos mains et ouvrons nos cœurs et nos esprits pour collaborer avec tout le monde, trouver des solutions pour avancer et travailler avec ces ambitions, mais avec une différence : nous ne nous en vantons pas, nous n’en parlons pas, nous exécutons ces choses et fournissons des exemples aux gens ».

« Faites-nous confiance, mais surtout, collaborez avec nous pour parvenir à des solutions universelles ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.