Des responsables jordaniens fustigent Israël à propos de l'effraction de la mosquée Al-Aqsa

Le porte-parole jordanien qualifie l'action israélienne de «violation flagrante» du statu quo historique et juridique ainsi que de «violation du droit international et des engagements pris par Israël» (Reuters / Archive)
Le porte-parole jordanien qualifie l'action israélienne de «violation flagrante» du statu quo historique et juridique ainsi que de «violation du droit international et des engagements pris par Israël» (Reuters / Archive)
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Publié le Lundi 01 mars 2021

Des responsables jordaniens fustigent Israël à propos de l'effraction de la mosquée Al-Aqsa

  • Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères déclare que la police israélienne a violé le statu quo de la mosquée
  • Daifallah al-Fayez souligne que le département du Waqf de Jérusalem est le seul responsable légal de la gestion de la mosquée, y compris de décider qui peut y entrer

AMMAN: Les responsables jordaniens ont dénoncé la décision du gouvernement israélien de permettre à 230 juifs radicaux de pénétrer par effraction dans la mosquée Al-Aqsa dimanche. Les radicaux célébraient la fête juive de Pourim et avaient appelé la veille à organiser des festivités de «carnaval» à cette occasion, souvent célébrée avec des juifs déguisés et arborant des masques colorés. D'autres ont été filmés ivres et brandissant une bouteille de vin devant l’une des portes de la mosquée. 

Daifallah al-Fayez, un porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères, déclare que la police israélienne a autorisé des centaines de radicaux à entrer dans la mosquée Al-Aqsa sans coordination avec les responsables jordaniens du Waqf (fonds de dotation). 

M. Al-Fayez qualifie l'action israélienne de «violation flagrante» du statu quo historique et juridique ainsi que de «violation du droit international et des engagements pris par Israël». 

Daifallah al-Fayez souligne que le département du Waqf de Jérusalem est le seul responsable légal de la gestion de la mosquée, y compris de décider qui peut y entrer. Il déclare qu'Israël doit respecter le statu quo et l'autorité des responsables du Waqf basés à Jérusalem. 

L’action israélienne intervient au moment où les médias du pays affirment que le ministre israélien de la Défense, le général Benny Gantz, a tenu une réunion inattendue avec le monarque jordanien vendredi dernier. La Jordanie n'a pas commenté ce sujet et les médias jordaniens sont restés relativement silencieux, à l'exception de certaines plates-formes qui ont diffusé les rapports des médias israéliens. 

Benny Gantz, le chef de l’alliance Bleu et Blanc, aurait déclaré plus tôt aux membres de son parti qu'il menait des réunions secrètes avec de hauts responsables jordaniens. Le ministre a publiquement critiqué le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, de ne pas avoir amélioré les relations avec la Jordanie. 

«Je pense que notre relation avec la Jordanie pourrait être bien meilleure. Malheureusement, Netanyahou est une figure indésirable en Jordanie et sa présence nuit aux relations des deux pays», déclare Benny Gantz.  

Le roi de Jordanie est mécontent de la façon dont Israël a violé un accord conclu à Amman en 2014 en présence du secrétaire d'État américain de l'époque, John Kerry, de Benjamin Netanyahou et de lui-même. Cet accord stipule que la mosquée Al-Aqsa est destinée aux «musulmans pour prier et aux autres pour la visiter». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".