Nucléaire: les Européens optent pour la fermeté face à l'Iran

Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi (Photo AFP).
Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi (Photo AFP).
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Publié le Mardi 02 mars 2021

Nucléaire: les Européens optent pour la fermeté face à l'Iran

  • Les Européens vont soumettre cette semaine à l’AIEA une résolution condamnant la récente suspension par Téhéran de certaines inspections
  • Appuyée par les Etats-Unis, la résolution ne fait pas l'unanimité parmi les autres signataires de l’accord de 2015, Moscou et Pékin en tête

VIENNE: Les Européens ont choisi de durcir le ton face à l'Iran et vont soumettre cette semaine à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) une résolution condamnant la récente suspension par Téhéran de certaines inspections, ont rapporté lundi des sources diplomatiques.

Dans ce texte, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne (groupe appelé E3) « expriment leurs vives inquiétudes » et « appellent l'Iran à reprendre immédiatement » l'ensemble du programme d'inspections prévu par l'accord de 2015.

Appuyée par les Etats-Unis, la résolution devrait être soumise au vote du Conseil des gouverneurs de l'AIEA vendredi, mais elle ne fait pas l'unanimité parmi les autres signataires du pacte, Moscou et Pékin en tête.

La Russie a ainsi mis en garde contre « des mesures maladroites et irresponsables susceptibles de miner les perspectives d'un rétablissement intégral » de l'accord « dans un futur proche », selon un tweet de l'ambassadeur russe Mikhail Ulyanov.

Résolution jugée « contreproductive »

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait auparavant dénoncé « une mauvaise manœuvre ».

Cette initiative, « prise au total mépris des échanges constructifs avec l'Agence, serait absolument contreproductive et destructive », avait prévenu la République islamique dans une note informelle adressée aux Etats membres.

En cas d'adoption du texte, l'Iran a menacé de « mettre fin » à l'accord technique temporaire conclu le 21 février avec l'AIEA, permettant à l'agence onusienne de maintenir une surveillance, bien que réduite, le temps que les pourparlers diplomatiques reprennent.

« C'est le risque à prendre », a réagi un diplomate. Il s'agit d'une question de « crédibilité » du Conseil des gouverneurs de l'agence, qui ne peut, selon lui, céder au « chantage des Iraniens ».

Mais l'Iran argue de son côté avoir « accordé de bonne foi un répit à l'autre partie », en acceptant de fournir à l'AIEA l'ensemble des données des caméras et autres outils de contrôle si les sanctions sont levées d'ici à trois mois.

Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, avait un peu plus tôt appelé devant la presse à « préserver » le travail d'inspection, qui ne saurait être utilisé comme « une monnaie d'échange dans les négociations ».

Il a décrit la limitation des contrôles comme une « perte immense », même si les agents sur place ont pour l'heure les moyens de continuer à vérifier la nature pacifique du programme nucléaire iranien.

Malgré ce contretemps, les Européens ont réaffirmé leurs efforts pour renouer le dialogue.

La France a « regretté » ce refus iranien d'une réunion informelle. « Nous demeurons pleinement mobilisés pour travailler avec nos partenaires E3 à toute solution négociée » en vue de rétablir pleinement l'accord nucléaire, a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères. 

Même tonalité du côté de l'Allemagne, qui a dit œuvrer avec Paris et Londres « à ce que les discussions constructives entre les participants actuels au JCPOA et les Etats-Unis aient lieu ».


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.