Riyad exhorte le Conseil de sécurité à demander des comptes aux Houthis

Abdallah Al-Mouallimi a alerté le Conseil au sujet des hostilités militaires que commettent les Houthis à l’encontre du Royaume (Photo, fournie).
Abdallah Al-Mouallimi a alerté le Conseil au sujet des hostilités militaires que commettent les Houthis à l’encontre du Royaume (Photo, fournie).
Short Url
Publié le Mercredi 03 mars 2021

Riyad exhorte le Conseil de sécurité à demander des comptes aux Houthis

  • «Ces milices ne croient qu'au actions terroristes comme moyen d’atteindre leurs objectifs politiques spécifiques», affirme le Représentant permanent de Riyad auprès de l’ONU
  • «Les Houthis continuent leurs actions agressives en ignorant et en violant les résolutions du Conseil de sécurité ainsi que le droit international humanitaire»

NEW YORK: Riyad a exhorté mardi le Conseil de sécurité des Nations unies à assumer sa responsabilité, ainsi qu’à tenir les milices houthies yéménites soutenues par l'Iran pour responsables de la menace qu'elles représentent pour la paix et la sécurité internationales.

Les activités terroristes des Houthis continuent de compromettre les efforts de l’ONU afin de parvenir à une solution globale au Yémen et de saper la crédibilité des résolutions du Conseil, a écrit Abdallah Al-Mouallimi, Représentant permanent de l’Arabie saoudite auprès de l’ONU, dans une lettre vue par Arab News.

Il a également alerté le Conseil sur la poursuite des hostilités militaires commises par les Houthis contre le Royaume. «Parmi ces hostilités contre des civils leurs biens, certains débris d'un missile balistique lancé par ces milices ont entraîné des dégâts matériels dans une maison à Riyad le 27 février 2021, après avoir été interceptés et détruits», a écrit Al-Mouallimi.

«De plus, la chute d'un projectile militaire (lundi) lancé par ces milices vers l'un des villages frontaliers de la région de Jazan a blessé cinq civils à la suite d'un éclat d'obus. Il a également endommagé deux maisons, une épicerie et trois véhicules civils», poursuit-il.

La lettre a été adressée à l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield, qui assume la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies ce mois-ci. Une copie de cette lettre a aussi été adressée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Bien que le Conseil de sécurité ait fermement condamné la poursuite des attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite, et appelé à les cesser immédiatement, et ce sans conditions préalables, dans sa résolution 2564 (2021) du 25 février 2021, les milices houthies continuent leurs actions agressives en ignorant et en violant les résolutions du Conseil de sécurité ainsi que le droit international humanitaire», poursuit le haut émissaire saoudien.

«C'est une réponse évidente des milices houthies aux… appels et demandes (du Conseil de sécurité et de la communauté internationale) pour une solution politique globale à la crise au Yémen. Cela prouve une fois de plus que ces milices ne croient qu'au actions terroristes comme moyen d’atteindre leurs objectifs politiques spécifiques».

Al-Mouallimi a de plus réitéré que l'Arabie saoudite se réserve le droit «de protéger ses citoyens, résidents et territoires conformément à ses engagements en vertu du droit international». Il a demandé à Thomas-Greenfield de faire circuler la lettre comme document officiel.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Short Url
  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Short Url
  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
Short Url
  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.