Carlos et Carole Ghosn renouvellent leurs accusations dans un livre

Carlos Ghosn et son épouse Carole ont renouvelé dans un livre paru mercredi leurs accusations contre la France, le Japon, Renault et Nissan. AFP
Carlos Ghosn et son épouse Carole ont renouvelé dans un livre paru mercredi leurs accusations contre la France, le Japon, Renault et Nissan. AFP
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Publié le Mercredi 03 mars 2021

Carlos et Carole Ghosn renouvellent leurs accusations dans un livre

  • Dans "Ensemble, toujours", écrit à quatre mains avec son épouse, Carlos Ghosn répète la thèse d'un "complot" ourdi contre lui, qui l'aurait poussé à fuir la justice japonaise
  • Le Japon "est un pays magnifique, mais attention, sur le plan de la justice, il est plus proche d’une dictature que d’une démocratie!", lance l'ancien patron de Renault-Nissan

PARIS : Carlos Ghosn et son épouse Carole ont renouvelé dans un livre paru mercredi leurs accusations contre la France, le Japon, Renault et Nissan, répétant la thèse d'un "complot" ourdi contre l'homme d'affaires, qui l'aurait poussé à fuir la justice japonaise. 

Le Japon "est un pays magnifique, mais attention, sur le plan de la justice, il est plus proche d’une dictature que d’une démocratie!", lance l'ancien patron de Renault-Nissan dans "Ensemble, toujours", écrit à quatre mains avec son épouse. L'homme d'affaires décrit longuement ses mois de détention provisoire dans l'attente d'un procès. Placé en liberté sous caution, il a fui le Japon en décembre 2019. "Ma sortie du Japon pour rejoindre le Liban est d’abord un geste d’amour pour Carole", souligne l'homme d'affaires.

M. Ghosn était arrivé à Beyrouth, où il reste hors d'atteinte de la justice japonaise car le Liban n'extrade pas ses ressortissants. Depuis, le magnat déchu de l'automobile multiplie les prises de parole pour défendre son honneur à distance. Il a déjà publié un premier livre fin 2020 sur des points plus techniques, moins intimes.

En l'accusant de malversations, Nissan "a voulu se défaire d’un symbole et de la mainmise française sur l’Alliance", accuse de nouveau le Franco-libano-brésilien. De son côté, l'Etat français "a voulu faire un exemple et a sacrifié le +soldat Ghosn+" pour "ne pas exploser l’Alliance" Renault-Nissan. Depuis son départ, Renault serait dans un "marasme absolu" et sous la "mainmise de l'Etat".

M. Ghosn demande la levée de la demande d'arrestation d'Interpol dont il fait l'objet et qui l'empêche de quitter le Liban. "Il existe trois critères pour lesquels Interpol peut lever son mandat d’arrêt international: si je leur prouve que mon affaire est politique, que les droits de l’Homme ont été violés et que le dossier ne relève pas de la justice. Or je réponds aux trois", avance-t-il. M. Ghosn est aussi concerné par plusieurs enquêtes judiciaires en France, portant notamment sur des soupçons d'abus de biens sociaux chez Renault et la filiale néerlandaise de Renault-Nissan, RNBV.

En son absence, un procès est en cours à Tokyo pour juger l'ancien responsable juridique de Nissan, l'Américain Greg Kelly. Deux Américains accusés d'avoir aidé M. Ghosn à s'enfuir de Tokyo ont également atterri mardi au Japon après leur extradition des Etats-Unis. A Istanbul, où l'homme d'affaires avait effectué une correspondance, trois ressortissants turcs ont été condamnés fin février à quatre ans et deux mois de prison pour leur rôle dans son exfiltration. 


Réunion sur Gaza vendredi à Miami entre Etats-Unis, Qatar, Egypte et Turquie

L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain. (AFP)
L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain. (AFP)
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  • Le Qatar et l'Egypte, qui font office de médiateurs autant que de garants du cessez-le-feu dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, ont récemment appelé à passer à la prochaine phase du plan de Donald Trump
  • Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale

WSAHINGTON: L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain.

Le Qatar et l'Egypte, qui font office de médiateurs autant que de garants du cessez-le-feu dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, ont récemment appelé à passer à la prochaine phase du plan de Donald Trump.

Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale.

Le cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur en octobre entre Israël et le Hamas, demeure précaire, les deux camps s'accusant mutuellement d'en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.

Le président américain n'en a pas moins affirmé mercredi, dans une allocution de fin d'année, qu'il avait établi la paix au Moyen-Orient "pour la première fois depuis 3.000 ans."

La Turquie sera représentée à la réunion par le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan.

Dans un discours, le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui affirmé que son pays se tenait "fermement aux côtés des Palestiniens".

 

 


Zelensky dit que l'Ukraine a besoin d'une décision sur l'utilisation des avoirs russes avant la fin de l'année

ze;"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a déclaré Zelensky. (AFP)
ze;"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a déclaré Zelensky. (AFP)
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  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que l'Ukraine avait besoin d'une décision européenne sur l'utilisation des avoirs russes gelés avant la fin de l'année
  • "Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a-t-il déclaré. Il avait indiqué auparavant que Kiev aurait un "gros problème" si les dirigeants européens ne parvenaient pas à un accord

BRUXELLES: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que l'Ukraine avait besoin d'une décision européenne sur l'utilisation des avoirs russes gelés avant la fin de l'année, lors d'une conférence de presse à Bruxelles en marge d'un sommet des dirigeants de l'UE sur le sujet.

"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a-t-il déclaré. Il avait indiqué auparavant que Kiev aurait un "gros problème" si les dirigeants européens ne parvenaient pas à un accord sur l'utilisation de ces avoirs pour financer l'Ukraine. En l'absence d'accord, Kiev sera à court d'argent dès le premier trimestre 2026.

 

 


Trump impose des restrictions d'entrée à sept autres pays et aux Palestiniens

Des personnes arrivent à l'aéroport international John F. Kennedy de New York, le 9 juin 2025. (AFP)
Des personnes arrivent à l'aéroport international John F. Kennedy de New York, le 9 juin 2025. (AFP)
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  • Donald Trump élargit les interdictions d’entrée aux États-Unis à sept pays supplémentaires, dont la Syrie, et inclut les Palestiniens munis de documents de l’Autorité palestinienne
  • La Maison Blanche invoque la sécurité nationale, tout en prévoyant des exceptions limitées, dans le cadre d’un durcissement général de la politique migratoire

WASHINGTON: Donald Trump a étendu mardi les interdictions d'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays, dont la Syrie, ainsi qu'aux Palestiniens.

Le président américain a signé une proclamation "restreignant et limitant davantage l'entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des Etats-Unis", a indiqué la Maison Blanche.

Les nouveaux pays concernés par cette mesure sont le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie, tandis que le Laos et la Sierra Leone passent de restrictions partielles à totales.

Les Palestiniens disposant de documents de voyage émis par l'Autorité palestinienne sont également visés.

L'administration Trump avait déjà imposé des restrictions totales visant les ressortissants de douze pays et des dizaines d'autres pays se sont vus imposer des restrictions partielles.

S'agissant de la Syrie, la mesure intervient quelques jours après une attaque meurtrière contre des soldats américains dans le centre de ce pays.

L'administration Trump dit avoir identifié des pays où les vérifications sont "tellement insuffisantes qu'elles justifiaient une suspension totale ou partielle de l'admission des ressortissants de ces pays".

La proclamation prévoit cependant des exceptions pour les résidents permanents légaux, les titulaires de visas existants, certaines catégories de visas comme les athlètes et les diplomates, et les personnes dont "l'entrée sert les intérêts nationaux des Etats-Unis".

Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump mène une vaste campagne contre l'immigration illégale et a considérablement durci les conditions d'entrée aux Etats-Unis et l'octroi de visas, arguant de la protection de la sécurité nationale.

Ces mesures visent ainsi à interdire l'entrée sur le territoire américain aux étrangers qui "ont l'intention de menacer" les Américains, selon la Maison Blanche.

De même, pour les étrangers qui "pourraient nuire à la culture, au gouvernement, aux institutions ou aux principes fondateurs" des Etats-Unis.

Le président américain s'en est récemment pris avec virulence aux Somaliens, disant qu'il "ne voulait pas d'eux chez nous".

En juin, il avait annoncé des interdictions d'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de douze pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient (Afghanistan, Birmanie, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Erythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Yémen).

En revanche, le Turkménistan, pays qui figure parmi les plus reclus au monde, se voit accorder un satisfécit, la Maison Blanche évoquant mardi des "progrès significatifs" dans cet Etat d'Asie centrale.

Du coup, les ressortissants de ce pays pourront à nouveau obtenir des visas américains, mais uniquement en tant que non-immigrants.

Lors de son premier mandat (2017-2021), Donald Trump s'en était pris de façon similaire à certains pays, ciblant principalement des pays musulmans.