Les Chaldéens de Californie suivent la visite du pape depuis leur exil

Mgr. Emad Hanna Al-Shaikh de l'église Notre Mère du Perpétuel Secours à El Cajon devant un sanctuaire pour les victimes d’une attaque contre une église à Bagdad en 2010 (Photo, Capture d'écran).
Mgr. Emad Hanna Al-Shaikh de l'église Notre Mère du Perpétuel Secours à El Cajon devant un sanctuaire pour les victimes d’une attaque contre une église à Bagdad en 2010 (Photo, Capture d'écran).
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Publié le Jeudi 04 mars 2021

Les Chaldéens de Californie suivent la visite du pape depuis leur exil

  • La visite du pape à l’église Notre-Dame du Salut où 58 personnes ont été tuées dans un ignoble attentat suicide, revêt une signification particulière
  • Près de 15 000 chrétiens irakiens vivent à El Cajon

El Cajon, CALIFORNIE: Alors que le pape François entame vendredi sa visite historique en Irak, son voyage sera suivi de près par une communauté de chrétiens à des milliers de kilomètres de là, dans le sud de la Californie.

El Cajon, près de San Diego aux États-Unis, abrite l'une des plus grandes populations de catholiques chaldéens irakiens.

De plus en plus de chrétiens ont quitté l'Irak au cours des dernières décennies, fuyant la violence et la persécution. De nombreux Chaldéens arrivés aux États-Unis ont emménagé dans la ville.

Près de 15 000 chrétiens irakiens vivent à El Cajon.

Pour beaucoup d’entre eux, la visite du pape en Irak est le moment de méditer sur leurs anciennes vies, et de prier pour la communauté qui y vit encore.

«C'est une visite d'amour et de soutien à l'Irak dans son ensemble et aux chrétiens d'Irak en particulier», déclare à Arab News, Emad Hanna Al-Shaikh, Rév. Msgr de l'Église Notre Mère du Perpétuel Secours à El Cajon. «Nous en avons assez avec la haine et les déplacements forcés. Nous devons répandre l'amour entre nous, et nous attendons avec impatience sa visite. Nous souhaitons que l'amour et la paix déferlent sur toutes les religions et les nationalités».

Comme beaucoup de chrétiens catholiques à travers le monde, la communauté d'El Cajon a prévu des célébrations pour soutenir la visite du pape en Irak.

Près de 15 000 chrétiens irakiens vivent à El Cajon, en Californie (Photo, Capture d'écran).

«Nous avons un programme très chargé à partir de vendredi. Nous préparons un petit festival, surtout dimanche. Nous aurons une célébration, des prières et des hymnes devant l’église», se réjouit Al-Shaikh.

Un paroissien, Hadeel Albert, confie à Arab News qu'il aurait voulu être de retour dans son ancien pays pour voir le pape.

«En tant que membres de la diaspora, nous aurions aimé être en Irak pour assister à cet événement», a-t-il déclaré.

Un autre membre de la congrégation, Wameedh Tozy, souligne que «ce sera un grand dialogue entre les religions. C'est un message pour tous pour dire que nous croyons tous en Dieu, que nous pratiquons nos fois librement, et que nous sommes tous frères».

La visite du pape à l’église Notre-Dame du Salut, la même église de Bagdad où 58 personnes ont été tuées dans un ignoble attentat suicide, revêt une signification particulière pour la communauté californienne. Un monument à l'intérieur de l'église d'El Cajon commémore les victimes du massacre de 2010.

«Bien sûr, nous aimerions annoncer que nous avons érigé un sanctuaire consacré à l'église des martyrs», a déclaré Al-Shaikh, qui a déjà rencontré le pape François.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.