Afghanistan: les talibans s'en prennent aux ONG venant en aide aux femmes

Sur cette photo prise le 22 février 2021, des femmes portant des burqas marchent le long d'une route dans le district d'Arghandab de la province de Kandahar. Les talibans s'en prennent aux ONG venant en aide aux femmes. JAVED TANVEER / AFP
Sur cette photo prise le 22 février 2021, des femmes portant des burqas marchent le long d'une route dans le district d'Arghandab de la province de Kandahar. Les talibans s'en prennent aux ONG venant en aide aux femmes. JAVED TANVEER / AFP
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Publié le Jeudi 04 mars 2021

Afghanistan: les talibans s'en prennent aux ONG venant en aide aux femmes

  • A Doha, où ils négocient avec le gouvernement afghan un accord de paix, les talibans se disent prêts à garantir les droits des femmes
  • Mais en Afghanistan, les ONG constatent au contraire ces derniers mois qu'ils ont durci leur position

KABOUL : A Doha, où ils négocient avec le gouvernement afghan un accord de paix, les talibans se disent prêts à garantir les droits des femmes. Mais en Afghanistan, les ONG constatent au contraire ces derniers mois qu'ils ont durci leur position.

Les insurgés ont rendu l'accès aux territoires qu'ils contrôlent plus difficile, ordonné la fermeture de programmes promouvant l'autonomie des femmes et interdit par endroits aux ONG d'employer du personnel féminin, ont indiqué plusieurs de ces organisations.

Les talibans "donnent l'impression d'avoir changé et c'est un exemple vraiment concret que ce n'est pas le cas", déplore un responsable afghan d'une grande organisation internationale. L'AFP a parlé à des représentants d'une dizaine d'ONG, qui ont tous requis l'anonymat par peur de représailles.

Tous décrivent une détérioration de la situation, depuis la signature à Doha en février 2020 de l'accord entre Washington et les talibans sur le retrait total des forces américaines d'ici mai, et plus encore ces derniers mois. Les talibans espèrent revenir au pouvoir et instaurer un régime fondé sur la loi islamique, encadrant les droits des femmes.

"L'Islam a offert aux femmes tous les droits basiques comme l'éducation, le travail, la possession, le commerce", assurait en décembre devant un centre de recherche qatari le mollah Abdul Ghani Baradar, leur co-fondateur.

Mais la communauté internationale se rappelle que quand ils étaient au pouvoir, entre 1996 et 2001, les femmes ne pouvaient ni travailler, ni étudier, et celles accusées d'adultère étaient lapidées. Elle a donc fait du respect des droits des femmes un élément clé des négociations inter-afghanes, qui ont débuté en septembre au Qatar mais sont aujourd'hui au point mort.

Une lettre, datant de novembre, de la commission talibane dédiée aux organisations humanitaires, dont l'AFP a obtenu copie, tend à montrer que les talibans manient le double langage. "Les ONG qui sortent les femmes de leur maison au nom de l'indépendance économique, de l'éducation ou du sport (...) ne sont en aucun cas acceptables", y est-il écrit.

"Comme une gifle"

Ce ton a déstabilisé les ONG, qui avaient graduellement trouvé un modus vivendi avec les talibans leur permettant d'aider dans certains endroits les femmes, parfois même avec des projets éducatifs. "C'est comme une gifle de lire ça", réagit une employée d'une organisation étrangère venant en aide aux communautés isolées.

Si la pression contre ce type d'activités n'a "rien de nouveau", observe un haut responsable humanitaire, le changement tient au fait que cela devient "bien plus officiel et répandu". Dans cette lettre, la commission se dit prête à "prendre les mesures nécessaires" à l'encontre des ONG qui contreviendraient à ses consignes.

Le message a été bien reçu et plusieurs travailleurs humanitaires ont déclaré avoir été contraints d'abandonner des programmes dans certaines zones. "Quand tu reçois une lettre des talibans, ce ne sont pas des rigolos du tout, il faut l'appliquer", assure un haut responsable d'une autre organisation étrangère.

Parallèlement, les talibans ont bloqué l'accès de certaines zones au personnel féminin des ONG. Selon deux organisations, les insurgés ont dit avoir reçu ces ordres de leur bureau politique au Qatar. "Nous avons tout fait pour les convaincre, mais ils ont dit non", précise un responsable humanitaire œuvrant dans le nord du pays.

Sans personnel féminin, les ONG ne peuvent plus travailler avec les femmes, car les talibans refusent qu'elles soient vues par des hommes n'étant pas membres de leur famille. Une employée d'une autre organisation internationale regrette ainsi de n'avoir pu "atteindre que les hommes" dans des zones talibanes au nord.

"Des mots sensibles"

Son ONG a dû se résoudre, pour un nouveau projet, à ne pas recruter de femmes, car "il n'y a aucun intérêt à engager quelqu'un pour rester assis au bureau". Si l'accès des humanitaires aux femmes n'a jamais officiellement été autorisé par les talibans, il se discutait jusqu'ici à l'échelon local entre les communautés et les chefs insurgés du coin.

Dans les zones où les talibans sont plus flexibles, les employées afghanes des ONG doivent porter la burqa et être accompagnées d'un "mahram", un chaperon masculin de leur famille. Pour elles, la pression est constante. "Nous n'utilisons pas les termes +droits humains+ ou +droits des femmes+, car ce sont des mots sensibles", raconte une jeune femme qui se dit terrifiée à chaque fois qu'elle se rend en territoire taliban. "Je peux voir (la peur) sur le visage de toutes mes collègues", ajoute une autre salariée afghane d'une organisation internationale.

D'autres projets humanitaires ont récemment dû être annulés, les talibans ayant multiplié les tracasseries administratives. Comme plusieurs humanitaires, Andrew Watkins, analyste à l'International Crisis Group, établit un lien avec le processus de paix. Leur "légitimité" en ayant été renforcée, les talibans tentent "de se présenter comme une entité gouvernante". Cette attitude ne préjuge toutefois pas de leur politique future, pense Rahmatullah Amiri, un expert indépendant afghan, pour qui ils devraient se montrer plus permissifs que par le passé s'ils reviennent au pouvoir.

Ils "autoriseront les femmes à aller à l'université et étudier (...) mais sous certaines conditions", comme l'absence de classes mixtes et le port obligatoire du hijab, prévoit-il. Ils seraient aussi prêts à les laisser tenir des emplois de médecins, sages-femmes, infirmières, commerçantes ou fonctionnaires, pour peu qu'ils soient non-mixtes. Mais tout cela, dit-il, ne sera décidé qu'après la guerre.


L'armée américaine arraisonne un bateau suspecté de se diriger vers un port iranien

Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien". (AFP)
Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien". (AFP)
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  • L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique du commerce international, depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël le 28 février, fragilisant les marchés mondiaux de l’énergie et plaçant le détroit au cœur des négociations
  • En réponse, les Etats-Unis ont annoncé imposer un blocus des ports iraniens à partir du 13 avril

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir arraisonné un navire marchand dans la mer d'Arabie, soupçonné d'avoir tenté de violer le blocus américain des ports iraniens.

Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien", a affirmé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

"A ce jour, 39 navires ont été redirigés afin de garantir le respect" du blocus, a-t-il ajouté.

La publication comprenait également une vidéo montrant un hélicoptère au-dessus du navire alors que les Marines américains descendaient en rappel sur des conteneurs empilés sur le bateau.

L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique du commerce international, depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël le 28 février, fragilisant les marchés mondiaux de l’énergie et plaçant le détroit au cœur des négociations visant à mettre fin au conflit.

En réponse, les Etats-Unis ont annoncé imposer un blocus des ports iraniens à partir du 13 avril.

Le ministre de la Défense Pete Hegseth avait affirmé aux journalistes en avril que Washington maintiendrait son blocus "aussi longtemps qu'il le faudra".

"Ce blocus s'applique à tous les navires, quelle que soit leur nationalité, en direction ou en provenance des ports iraniens", avait précisé le chef d'état-major de l'armée américaine Dan Caine, présent aux côtés de Pete Hegseth.

 

 


Donald Trump presse l'Iran de faire «vite» pour conclure un accord

 Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse. (AFP)
Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse. (AFP)
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  • Si une trêve est entrée en vigueur le 8 avril, l'Iran et les Etats-Unis n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord pour tenir de nouvelles négociations au Pakistan, pays médiateur, après une première session infructueuse le 11 avril
  • Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth social

TEHERAN: Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse.

Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre Téhéran, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale.

Les conséquences se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale iranienne, le rial, a atteint mercredi un plus bas face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979, selon plusieurs sites de suivi des changes.

Et dans la capitale, certains affichent leur fatalisme.

"L'idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n'avons pas non plus d'espoir quant à l'issue des négociations", confie à l'AFP Ali, un architecte de 52 ans, joint par une journaliste de l'AFP à Paris.

"Ils partent négocier et reviennent avec encore plus de sanctions, et les discussions portent toujours sur le nucléaire: on ne parle jamais des gens, de l'économie ou de la liberté", ajoute-t-il, alors que son pays est sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

"Devenir intelligents" 

Si une trêve est entrée en vigueur le 8 avril, l'Iran et les Etats-Unis n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord pour tenir de nouvelles négociations au Pakistan, pays médiateur, après une première session infructueuse le 11 avril.

Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth social.

Dans le même message est publié un photo-montage du président portant un fusil d'assaut au milieu d'un décor de guerre, avec ce commentaire : "FINI DE JOUER LES GENTILS!".

Les Etats-Unis affichent leur scepticisme sur une nouvelle proposition de Téhéran pour débloquer le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce de pétrole et de gaz.

L'Iran le verrouille depuis le début de la guerre et les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

Selon un article du site américain Axios, relayé par l'agence officielle iranienne Irna, l'offre de Téhéran vise à rouvrir le détroit et mettre fin à la guerre, repoussant à une date ultérieure les discussions sur le dossier nucléaire.

 "Plus de risques" 

Mais ce sujet reste central pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent la République islamique de vouloir se doter de la bombe atomique - ce qu'elle dément.

Selon le Wall Street Journal (WSJ), le président américain a demandé aux responsables de la sécurité nationale de se préparer à un long blocus des ports iraniens afin de contraindre Téhéran à abandonner son programme nucléaire.

D'après le journal, M. Trump estime pouvoir forcer Téhéran à suspendre l'enrichissement de l'uranium pendant 20 ans, puis à accepter de strictes restrictions par la suite.

L'Iran réaffirme de son côté régulièrement son droit inaliénable au nucléaire civil, tout en jugeant "négociable" le taux d'enrichissement.

Selon des responsables américains cités par le WSJ, Donald Trump considère en outre que bloquer les infrastructures portuaires iraniennes permettrait de continuer à mettre sous pression l'économie iranienne et ses exportations de pétrole.

Le locataire de la Maison Blanche "a estimé que ses autres options — reprendre les bombardements ou se retirer du conflit — comportaient plus de risques que le maintien du blocus", ont indiqué ces responsables.

Téhéran a appelé de son côté Washington à renoncer à ses exigences "irrationnelles", estimant que les Etats-Unis n'étaient "plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes".

Audition de Hegseth 

Alors que l'Iran annonce régulièrement des arrestations ou pendaisons de personnes accusées de liens avec Israël ou les Etats-Unis, le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU a affirmé mercredi que 21 personnes avaient été exécutées et plus de 4.000 interpellées pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale depuis le début du conflit.

L'Iran n'a pas réagi dans l'immédiat à ces allégations.

Sur le front libanais, Israël, qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, deux personnes, dont un militaire, ont été tuées mercredi dans une nouvelle frappe israélienne dans le sud du pays, selon l'armée libanaise.

Chaque camp accuse l'autre de violer une trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Aux Etats-Unis, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit.

Depuis fin février, des parlementaires démocrates et républicains ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fournie.


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.