Violences urbaines: «Rien ne restera impuni», assure Castex

Le Premier ministre français Jean Castex accompagné du ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin lors d'un déplacement à Beauvais, pour une table ronde du « Beauvau de la sécurité », le 5 mars 2021 (Photo, AFP)
Le Premier ministre français Jean Castex accompagné du ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin lors d'un déplacement à Beauvais, pour une table ronde du « Beauvau de la sécurité », le 5 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 05 mars 2021

Violences urbaines: «Rien ne restera impuni», assure Castex

  • Gérald Darmanin a défendu l'utilisation de drones par la police et la gendarmerie, proposition controversée contenue dans le projet de loi Sécurité globale
  • Trois policiers avaient été légèrement blessés dimanche dans le quartier Saint-Jean à Beauvais, dont deux par des tirs de mortiers

BEAUVAIS: « Rien ne restera impuni » et « la loi républicaine aura toujours le dernier mot », a assuré le Premier ministre Jean Castex vendredi lors d'un déplacement à Beauvais, pour une table ronde du « Beauvau de la sécurité », quelques jours après des violences urbaines dans un quartier de la ville. 

« Rien ne restera impuni, le dernier mot sera toujours à la loi », a-t-il assuré aux côtés du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin lors d'une visite au commissariat de Beauvais et au Centre de supervision départemental de vidéosurveillance. 

« On a bien compris que les violences urbaines étaient liées à la lutte acharnée contre toutes les formes de trafics. Nous dérangeons. Il y a des réactions violentes; nous allons renforcer nos moyens d'action en matière de lutte contre les stupéfiants », a-t-il ajouté en ouverture de la table ronde. 

Gérald Darmanin a défendu l'utilisation de drones par la police et la gendarmerie, proposition controversée contenue dans le projet de loi Sécurité globale. 

Rappelant que les effectifs nationaux des forces de sécurité devaient être augmentés de 10 000 sur le quinquennat, Jean Castex a annoncé que « dix policiers supplémentaires » seraient déployés à Beauvais, et a rappelé que le budget annuel de la justice avait été augmenté de 8%. 

« Je ne suis pas un fanatique de la répression pour la répression. Je veux qu'il y ait une peine juste, et une peine tout court », a dit le Premier ministre, mais « nous veillons à ce que les peines encourues contre ceux qui commettent outrages, délits et crimes à l'encontre des forces de l'ordre soient plus lourdes ». 

Trois policiers avaient été légèrement blessés dimanche dans le quartier Saint-Jean à Beauvais, dont deux par des tirs de mortiers. Ils étaient intervenus pour un feu de véhicule et des feux de poubelle allumés par « une trentaine d'individus habillés de vêtements sombres et le visage dissimulé », qui leur ont jeté « divers projectiles », les contraignant « à faire usage de lanceurs de balle de défense et de grenades de désencerclement », selon la procureure de la République à Beauvais, Caroline Tharot. 

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a estimé sur Twitter que « la situation sécuritaire devient hors contrôle et ce sont les honnêtes gens qui subissent », en citant les villes de Beauvais, Amiens, Lyon, et Nîmes. « La seule réponse du gouvernement à l'embrasement des zones de non-droit, c'est la condamnation verbale sans effet. Qu’attend-il pour agir ? », a-t-elle demandé. 

« Il est plus facile pour Gérald Darmanin de verbaliser les honnêtes Français à 18h que d'arrêter les racailles. Notre gouvernement est fort avec les faibles et faible avec les forts », a jugé le porte-parole du RN Sébastien Chenu. 

Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, s'est dit « indigné » par les violences à Lyon et a reproché au maire écologiste de la ville Grégory Doucet son « refus » d'un « travail en commun » pour les combattre. 

« Face à ces images révoltantes, ces scènes de chaos et de guerre, la République ne peut plus reculer ! », a tweeté le député LR Eric Ciotti, la sénatrice LR Valérie Boyer estimant qu'il était « temps d'arrêter de dénoncer pour agir ». 

De brefs heurts ont opposé jeudi soir les forces de l'ordre et des habitants d'un quartier sensible de Lyon après un accident de scooter la veille dans lequel a été grièvement blessé un adolescent du quartier. 


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
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  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
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  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
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  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.