RDC: sur les traces d'un des plus anciens foyers de peste au monde

Des analystes tentent de confirmer la présence de la peste bubonique au Congo, le 25 février (Photo, AFP).
Des analystes tentent de confirmer la présence de la peste bubonique au Congo, le 25 février (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 06 mars 2021

RDC: sur les traces d'un des plus anciens foyers de peste au monde

  • C'est en 1926 que le bacille a été identifié dans l'actuelle province de l'Ituri (Nord-Est). «Le foyer congolais est le plus ancien au monde», affirme la division provinciale de la santé
  • Depuis le 15 novembre, 335 cas suspects ont été enregistrés, dont sept décès, selon les registres épidémiologiques consultés sur place

ARU: Déjà confrontée à des épidémies multiples, la République démocratique du Congo abrite un des plus anciens foyers de peste au monde, dont l'activité semble s'accroître depuis fin 2020, dans une zone reculée, aux confins de l'Ouganda et du Soudan du Sud.

C'est en 1926 que le bacille a été identifié dans l'actuelle province de l'Ituri (Nord-Est). « Le foyer congolais est le plus ancien au monde », affirme la division provinciale de la santé

« La peste n'a jamais cessé de circuler depuis sa découverte. Elle va et vient. Mais il semble qu'elle soit de retour après 40 ans. Les habitants n'étaient pas préparés », analyse le docteur Anne Laudisoit, éco-épidémiologiste membre d'une équipe pluridisciplinaire dépêchée sur les lieux.

Depuis le 15 novembre, 335 cas suspects ont été enregistrés, dont sept décès, selon les registres épidémiologiques consultés sur place.

La transmission à l'homme se fait via les puces infectées présentes sur les rongeurs, et les rats noirs en particulier.

Les rats contaminent les foyers en pénétrant dans les maisons, attirés par la nourriture et les stocks de vivres. 

« La population est ignorante du danger que représentent les puces et les rats dans la transmission et le maintien de la peste », déplore le médecin congolais Michel Mandro, de la Division provinciale de la Santé (DSP).

Des pièges à puces ont été placés au sein des foyers, afin de pouvoir mener des analyses et confirmer la présence de la peste. Des prélèvements sont aussi effectués sur les cadavres de rats, autre indicateur potentiel de la maladie. 

Des échantillons sont également prélevés sur des personnes présentant des symptômes de la peste bubonique (ganglions, fièvre...).

« Le laboratoire régional spécialisé pour les analyses de la souche, autrefois installé dans la province, n'est plus fonctionnel depuis plus de 30 ans. Ce qui oblige les acteurs sur le terrain à envoyer les échantillons à l'Institut national de recherche biomédicale à Kinshasa, à plus de 2 000 km », déplore le Dr Mandro.

Ces échantillons suspects de peste restent de ce fait non confirmés, signe que la recherche sur la maladie reste négligée en RDC, déplore une source scientifique.

Il est vrai que la peste est loin d'être la seule priorité sanitaire de la RDC, qui doit gérer plusieurs épidémies à la fois.

Le plus grand pays d'Afrique subsaharienne a relativement été épargné par l'épidémie de Covid-19 (26 340 cas depuis mars pour 2,3 millions d'habitants, dont plus de 19 000 dans la capitale Kinshasa).

Une nouvelle épidémie d'Ebola a été enregistrée en février dans la province du Nord-Kivu, voisine de l'Ituri. Quelques cas ont été répertoriés. Dans cette province, Ebola a tué plus de 2 000 personnes lors de la grande épidémie d'août 2018 à juin 2020.

Le pays a également été touchée par une épidémie de rougeole en 2020.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Short Url
  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Short Url
  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.