La principale application de covoiturage du Moyen-Orient envisage une expansion en Arabie Saoudite

L'entrepreneur vénézuélien Vilhelm Hedberg entend augmenter la flotte de Ekar à 10 000 véhicules vers la fin de cette année (Photo, fournie).
L'entrepreneur vénézuélien Vilhelm Hedberg entend augmenter la flotte de Ekar à 10 000 véhicules vers la fin de cette année (Photo, fournie).
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Publié le Samedi 06 mars 2021

La principale application de covoiturage du Moyen-Orient envisage une expansion en Arabie Saoudite

  • Fondée en 2016 par l'entrepreneur vénézuélien Vilhelm Hedberg, Ekar était au départ un projet pilote composé de 15 véhicules opérant pour la compagnie aérienne Etihad Airways
  • En 2020, Ekar a enregistré une croissance de 16,3 % en glissement annuel, en dépit des restrictions sur les voyages imposées par la pandémie du coronavirus

DUBAÏ: Ekar, la première et la plus importante plateforme de covoiturage du Moyen-Orient, prévoit de doubler ses effectifs en Arabie saoudite cette année, dans la mesure où la demande pour ses services dans le Royaume continue de croître.

Fondée en 2016 par l'entrepreneur vénézuélien Vilhelm Hedberg, Ekar était au départ un projet pilote composé de 15 véhicules opérant pour la compagnie aérienne Etihad Airways. Aujourd'hui, Ekar compte environ 2 000 voitures dans les EAU et en Arabie saoudite, et prévoit d'augmenter sa flotte à 10 000 véhicules vers la fin de cette année.

Par un simple clic, les clients peuvent localiser la voiture la plus proche de leur domicile et, une fois le véhicule réservé, l'application déverrouille la porte et la clé attend le client à l'intérieur. Il est possible de louer les voitures à la minute, ou sous forme d'abonnement.

« Ekar a une forte présence dans la région et dispose de bureaux à Abou Dhabi, Dubaï et Riyad. Son personnel compte 104 personnes, dont 32 à Riyad », précise Hedberg dans un entretien avec Arab News.

 « Comme notre entreprise envisage de se développer et de s'agrandir davantage au cours des prochaines années, nous prévoyons de compter plus de 200 employés d'ici décembre 2021, dont plus de 70 seront établis en Arabie Saoudite ».

Étant une société privée, Ekar ne divulgue pas ses détails financiers. Toutefois, elle affirme que son activité a enregistré une croissance de 16,3 % en glissement annuel, et ce en dépit des restrictions sur les voyages imposées par la pandémie du coronavirus.

L'année dernière, la société a lancé en novembre l'application Ekar Fleet, sur laquelle les sociétés de location de voitures peuvent télécharger leurs véhicules supplémentaires.

Selon Hedberg, le service de flotte a enregistré des résultats initiaux positifs. Il prévoit ainsi que cette activité connaitra une croissance considérable.

« Ekar se trouve à un point d'inflexion et ses revenus sont censés être multipliés par 400 en 2021 en comparaison avec l'année précédente (2020). Notre objectif principal est d'atteindre un niveau de rentabilité vers la fin de l'année 2022 », ajoute-t-il.

« Nous espérons poursuivre notre expansion, tant au niveau régional qu'international, en Asie, en Turquie et en Égypte en 2021 ».

Il affirme que l'Arabie Saoudite restera un marché incontournable. Par ailleurs, il entrevoit « un potentiel immense », avec le nouveau modèle d'abonnement qui sera lancé à Riyad au mois d'avril.

« Nous envisageons également d'étendre nos services à travers l'Arabie saoudite au cours de l'année 2021. Chaque nouvelle ville dans laquelle nous lancerons nos services bénéficiera à la fois de services de covoiturage et d'abonnement », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com