DAMAS: Au moins 18 personnes ont été tuées dimanche dans l'explosion de mines dans la province de Hama, dans le centre de la Syrie en guerre, a rapporté la télévision d'Etat.
Selon la chaîne syrienne, « les explosions de deux mines laissées par des groupes terroristes » ont également blessé trois personnes.
L'agence de presse officielle Sana a indiqué que toutes les personnes tuées étaient des « civils », tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni, a indiqué que les victimes étaient probablement des fermiers.
Plus de 10 millions de personnes vivent dans des zones truffées de mines en Syrie, selon les Nations unies.
Des milliers de civils ont déjà été blessés par des explosifs laissés dans des champs, sur des routes ou même dans des bâtiments par les différents belligérants, notamment les jihadistes du groupe Etat islamique.
Des centaines d'autres ont été tués par ces explosifs, selon l'OSDH.
Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 387 000 morts et déplacé des millions de personnes. Elle s'est complexifiée au fil des ans, avec l'intervention de plusieurs puissances étrangères et la montée en puissance de groupes jihadistes.
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.
Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement.
"Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish.
Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts.
Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, a déclaré dimanche la "ville sinistrée" en raison de l'insécurité de ses bâtiments.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a lui dénoncé une "catastrophe", attribuée à "de longues années de négligence accumulée".
Le Liban compte de nombreux bâtiments délabrés. Beaucoup d'immeubles ont été construits illégalement, notamment pendant la guerre civile de 1975-1990, tandis que certains propriétaires ont ajouté des étages à des bâtiments sans autorisation.
En 2024, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International estimait que "des milliers de personnes" vivaient encore dans des bâtiments à risque à Tripoli, plus d'un an après un puissant séisme ayant surtout frappé la Turquie et la Syrie.







