Meghan affirme que la famille royale n'a pas accepté la couleur de peau de son fils

Le prince britannique Harry et Meghan, duchesse de Sussex, sont interviewés par Oprah Winfrey sur cette photo (Photo, AFP).
Le prince britannique Harry et Meghan, duchesse de Sussex, sont interviewés par Oprah Winfrey sur cette photo (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 08 mars 2021

Meghan affirme que la famille royale n'a pas accepté la couleur de peau de son fils

  • «Oprah» a vendu, selon le Wall Street Journal, cet entretien entre 7 et 9 millions de dollars à CBS
  • Le prince Harry affirme que son père et son frère, Charles et William, sont «prisonniers» du système

NEW YORK: Meghan Markle, qui est métisse, a également affirmé que des membres de la famille royale s'étaient inquiétés de la couleur de peau de son fils Archie avant sa naissance. Ils ont exprimé des «inquiétudes (...) quant à savoir à quel point sa peau serait foncée", "ce que ça voudrait dire et à quoi cela ressemblerait», a-t-elle expliqué, lors de son interview à la chaîne américaine CBS dimanche soir.

La duchesse de Sussex a également indiqué que le palais de Buckingham avait refusé d'accorder une protection à l'enfant et que des membres de l'institution estimaient qu'Archie ne devrait pas recevoir de titre de noblesse, bien que ce soit la tradition.

Meghan Markle a eu des pensées suicidaires lorsqu'elle vivait au sein de la famille royale, et n'a reçu aucun soutien psychologique malgré des demandes répétées, a-t-elle expliqué dans une interview diffusée dimanche.

«Je ne voulais tout simplement plus être en vie. Et c'étaient des pensées constantes, terrifiantes, réelles et très claires», a dit la duchesse de Sussex à la présentatrice Oprah Winfrey lors de l'entretien retransmis par la chaîne CBS, mettant son état psychologique sur le compte de la couverture agressive des médias britanniques.

Elle dit être allée voir des membres de l'institution royale pour demander de l'aide et évoquer la possibilité d'une prise en charge médicale, «et on m'a dit que je ne pouvais pas, que ce ne serait pas bon pour l'institution», a-t-elle ajouté

Harry a lui regretté que la famille royale n'ait pas pris position publiquement pour dénoncer ce qu'il considère comme une couverture aux accents racistes par une partie de la presse britannique

Si l'Américaine de 39 ans a dénoncé une «vraie campagne de dénigrement» de la part de l'institution royale et dit ne pas s'être sentie protégée par la famille royale, l'ancienne actrice a pris garde de ne pas attaquer personnellement des membres de la couronne.

Elle a simplement affirmé que, contrairement à ce qui avait été rapporté par la presse britannique, ce n'était pas elle qui avait fait pleurer Kate, la duchesse de Cambridge, mais que l'inverse s'était produit lors d'un incident survenu avant son mariage avec le prince Harry, en 2018. Elle a précisé que Kate s'était excusée peu après.

Harry a été plus loin, avouant s'être senti «vraiment lâché» par son père, le prince Charles, alors qu'il vivait une période difficile. «Parce qu'il a vécu quelque chose de similaire. Il sait ce qu'est la douleur», a dit le prince. «Il y aura du travail» pour améliorer leur relation, «mais en même temps, je l'aimerai toujours».

Mardi, le quotidien britannique The Times avait publié des témoignages accusant la duchesse de Sussex de harcèlement lorsqu'elle vivait encore au sein de la famille royale. Le palais de Buckingham, «très préoccupé», a immédiatement annoncé l'ouverture d'une enquête, une décision inhabituelle pour l'institution peu accoutumée à régler ses conflits en public.

Le couple a souvent justifié son départ d'Angleterre par le désir d'échapper à la presse britannique, mais il a aussi laissé filtrer publiquement son malaise au sein de l'institution.

Interview «cirque» 

De son côté, la monarchie britannique a décidé de faire front face à la menace de cette interview-choc, offrant quelques heures avant l'intervention des Sussex l'image d'une famille unie lors des célébrations annuelles du Commonwealth. 

Dans un discours télévisé préenregistré, la reine a souligné l'importance du «dévouement désintéressé et du sens du devoir» dont ont fait preuve les soignants durant la pandémie, un signe que certains ne manqueront pas d'interpréter comme une critique adressée au couple princier. 

Selon une source proche de la reine citée par le Sunday Times, Elizabeth II ne regardera pas l'interview de son petit-fils et sera médiatiquement plus présente la semaine prochaine pour montrer que la monarchie «se concentre sur des questions importantes». 

Le journal indique aussi que des membres de la cour, qui n'ont pas hésité à qualifier l'interview de «cirque», se préparent à riposter «par de nouvelles révélations» sur le comportement du couple si la monarchie était attaquée. 

«Ma plus grande inquiétude, c'était de voir l'histoire se répéter», a expliqué le prince de 36 ans, dans un autre extrait de l'émission spéciale de CBS, référence au destin tragique de sa mère Diana, morte en 1997 dans un accident de la route à Paris alors que son chauffeur tentait d'échapper aux paparazzis.

Des millions pour une interview 

Après avoir confirmé à la reine leur mise en retrait définitive de la famille royale, au terme d'une période d'observation, le duc et la duchesse de Sussex, mariés depuis mai 2018, ont perdu leurs derniers titres officiels en février.

Installé au Canada, puis en Californie, à Montecito, depuis mars, le duo a déjà résolument pris la tangente et capitalisé sur son image de couple moderne, mixte, tourné vers l'humanitaire, dans un pays où l'opinion leur est beaucoup plus favorable qu'en Angleterre.

Depuis leur déménagement, les époux ont créé leur fondation, Archewell, et se sont notamment engagés à produire des programmes pour Netflix, moyennant 100 millions de dollars selon plusieurs médias américains, et des podcasts pour Spotify. A cela s'ajoute un partenariat annoncé avec la plateforme Apple TV+, en collaboration avec la présentatrice américaine Oprah Winfrey, qui dirigera l'interview de dimanche.

Le couple vaut de l'or et «Oprah» a vendu, selon le Wall Street Journal, cet entretien entre 7 et 9 millions de dollars à CBS, tout en conservant les droits à l'international, source de juteux revenus car une bonne partie de la planète attend ce rendez-vous télévisuel.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.