Document: Communiqué conjoint de la présidence française et la directrice exécutive d'ONU Femmes

Un communiqué a été publié conjointement par le président de la République Emmanuel Macron et la directrice exécituve d'ONU  Femmes Phumzile Mlambo-Ngcuka. (AFP).
Un communiqué a été publié conjointement par le président de la République Emmanuel Macron et la directrice exécituve d'ONU  Femmes Phumzile Mlambo-Ngcuka. (AFP).
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Publié le Lundi 08 mars 2021

Document: Communiqué conjoint de la présidence française et la directrice exécutive d'ONU Femmes

  • Ce 8 mars 2021, nous célébrons la Journée internationale des droits des femmes. Il y a un an, nous invitions des milliers de citoyennes et citoyens à nous rejoindre pour le Forum Génération Egalité, le plus grand rassemblement pour l’égalité femmes-hommes
  • Un an plus tard, force est de constater que la pandémie mondiale de la Covid-19 a davantage aggravé les inégalités

PARIS: Voici le texte intégral du communiqué publié conjointement par le président de la République Emmanuel Macron et la directrice exécituve d'ONU
 Femmes Phumzile Mlambo-Ngcuka. 

"Ce 8 mars 2021, nous célébrons la Journée internationale des droits des femmes. Il y a un an, nous invitions des milliers de citoyennes et citoyens à nous rejoindre pour le Forum Génération Egalité, le plus grand rassemblement pour l’égalité femmes-hommes depuis la Conférence de Pékin en 1995, en juillet 2020.

 

Un an plus tard, force est de constater que la pandémie mondiale de la Covid-19 a davantage aggravé les inégalités, en touchant de façon disproportionnée les femmes qui ont été en première ligne de la lutte contre la pandémie. A l’heure où nous reconstruisons nos sociétés, il est urgent d’agir avec elles et pour elles dans un contexte global de remise en cause croissante des droits des femmes.

 

Au cœur de cette crise, nous n’avons pas baissé les bras, bien au contraire. Malgré la pandémie, à cause de la pandémie, nous avons redoublé d’efforts. Nous sommes plus que jamais déterminés à avancer. C’est pourquoi nous avons le plaisir d’annoncer aujourd’hui que le Forum Génération Egalité aura lieu du 30 juin au 2 juillet à Paris. Nous réunirons les Etats, les organisations internationales, la société civile, la jeunesse, le secteur privé et les activistes du monde entier pour prendre ensemble une série d’engagements concrets, ambitieux et durables. Notre rassemblement sera la culmination d'un processus lancé au Mexique les 29- 31 mars.

 

Pour un multilatéralisme renouvelé par les actes, pour donner aux filles un accès égal à l’éducation, pour permettre aux femmes de disposer librement de leurs corps, pour mettre fin aux violences, pour que femmes et hommes bénéficient des mêmes opportunités économiques et sociales et sur la prise de décisions, pour un soutien aux mouvements féministes et aux défenseures des droits des femmes,  nous vous invitons à nous rejoindre pour défendre les droits des femmes, des droits universels qui nous permettent de construire des sociétés plus justes. Ensemble, construisons la Génération Egalité".


France: Réouverture de l'aéroport de Montpellier espérée en début de semaine

Un avion cargo Boeing 737 de l'Aéropostale après qu'il soit sorti de piste à l'aéroport de Montpellier (Photo, AFP).
Un avion cargo Boeing 737 de l'Aéropostale après qu'il soit sorti de piste à l'aéroport de Montpellier (Photo, AFP).
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  • Reprise imminente du trafic aérien à l'aéroport de Montpellier après la sortie de piste d'un avion de fret
  • Les vols en partance ou devant arriver sur cet aéroport ont été soit annulés ou déroutés en raison des opérations pour dégager l'appareil accidenté

MONTPELLIER: La reprise du trafic aérien à l'aéroport de Montpellier, dans le sud de la France, fermé depuis samedi matin après la sortie de piste d'un avion de fret, pourrait intervenir "en début de semaine" si les opérations pour dégager l'appareil accidenté réussissent, a annoncé dimanche le préfet de l'Hérault.

"Je ne peux pas encore vous donner un calendrier précis, nous espérons en tout cas qu'en début de semaine prochaine les vols puissent reprendre", a indiqué le représentant de l’État, Hugues Moutouh, lors d'un point presse sur le tarmac de l'aéroport.

Depuis samedi, les vols en partance ou devant arriver sur cet aéroport, situé sur le littoral méditerranéen et qui voit transiter jusqu'à 197.000 passagers par mois en saison estivale, ont été soit annulés, soit déroutés.

"Dans la nuit de vendredi à samedi à 02H36 précisément un Boeing 737 (...) de la compagnie West Atlantic, a fait une sortie de piste", a rappelé le préfet ajoutant que l'avion n'avait "pas réussi à freiner suffisamment".

L'appareil, un vol régulier transportant du courrier qui atterrissait chaque nuit à la même heure sur le tarmac de Montpellier, a fini sa route dans l'étang de Mauguio situé en bout de piste, le nez de l'appareil en partie immergé.

Les trois personnes présentes dans l'appareil ont pu être désincarcérées et mises en sécurité grâce à l'intervention rapide des secours. Elles sont indemnes.

Si "les circonstances exactes" de cet accident "restent à être déterminées par les experts" et sont souvent "multiples", "on pense que la météo a joué un rôle déterminant dans cette sortie de piste", a avancé le préfet. Il pleuvait sur Montpellier cette nuit-là.

Dimanche après-midi, des "opérations très complexes" ont débuté pour dégager l'avion accidenté, a indiqué le représentant de l'Etat.


Budget Sécu: Un tour de vis sur les dépenses de santé prévu après 2023

Le ministre français des Finances et de l'Economie Bruno Le Maire (Photo, AFP).
Le ministre français des Finances et de l'Economie Bruno Le Maire (Photo, AFP).
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  • Ces trois dernières années, le Covid et le Ségur de la santé ont fait bondir les dépenses de plus de 20%
  • Les pertes devraient ensuite continuer de se réduire à un rythme beaucoup plus modéré, pour s'établir à 2,6 milliards en 2026

PARIS: Le budget 2023 de la Sécu prévoit une hausse de 3,7% des dépenses de santé l'an prochain, puis de 2,7% maximum les années suivantes, ce qui "suppose une action résolue pour freiner la dépense", a indiqué dimanche le Haut conseil des finances publiques (HCFP).

Une cure de rigueur se profile pour l'assurance maladie. Ces trois dernières années, le Covid et le "Ségur de la santé" ont fait bondir les dépenses de plus de 20%, à près de 245 milliards d'euros.

Mais le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023 prévoit une "progression sensiblement moins rapide" dans un proche avenir, note le HCFP dans son avis sur le texte qui sera présenté lundi en Conseil des ministres.

Pas dès l'an prochain, puisque le texte fixe un objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) à 3,7%, sans compter l'enveloppe dédiée à la crise sanitaire: une provision d'un milliard pour les tests et les vaccins, qui "risque de se révéler très insuffisante".

Cela permet cependant au gouvernement d'afficher un déficit en forte baisse pour la branche maladie, d'environ 20 milliards d'euros en 2022 à 6,5 milliards en 2023, selon l'avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale, consulté dimanche par l'AFP.

Les pertes devraient ensuite continuer de se réduire à un rythme beaucoup plus modéré, pour s'établir à 2,6 milliards en 2026.

Mais pour y parvenir, l'exécutif table sur un Ondam à "2,7% en 2024 et 2025, puis 2,6% en 2026 et 2027", ce qui "suppose une action résolue pour freiner la dépense (...) dont les modalités ne sont pas documentées", souligne le HCFP.

Plus que sur l'hôpital, l'effort devra porter "en particulier (sur les) soins de ville, malgré l'impact haussier du vieillissement de la population et du progrès technique" qui feront gonfler les coûts, ajoute l'organisme rattaché à la Cour des comptes.

Une contrainte que le gouvernement devra intégrer au volet santé du Conseil national de la refondation, qui sera lancé le 3 octobre, avec pour objectif principal d'améliorer l'accès aux soins et de lutter contre les déserts médicaux.


Climat: Les jeunes Parisiens retrouvent la rue pour demander plus d'action

Une manifestante brandit une pancarte dans laquelle on peut lire Respirer à Paris tue (Photo, AFP).
Une manifestante brandit une pancarte dans laquelle on peut lire Respirer à Paris tue (Photo, AFP).
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  • Quelques centaines de jeunes gens ont battu le pavé dimanche à Paris pour demander un coup de frein sur les publicités
  • Mot d'ordre de la marche parisienne «exiger un changement de société et exiger de nos politiques une réduction drastique de la publicité en Île-de-France»

PARIS: Quelques centaines de jeunes gens ont battu le pavé dimanche à Paris pour demander un coup de frein sur les publicités, à l'issue d'un week-end de manifestations climatiques qui a peu mobilisé en France par rapport aux grandes marches de 2019, avant le Covid.

Mot d'ordre de la marche parisienne entre le Panthéon et le ministère de l'Economie, à l'appel de Youth for Climate: "exiger un changement de société et exiger de nos politiques une réduction drastique de la publicité en Île-de-France".

Des marches ont rassemblé quelques centaines de personnes vendredi à Paris et ailleurs à l'appel d'une autre organisation (Fridays for Future), tandis que d'autres militants choisissaient des modes d'actions plus offensifs: le blocage de locaux de TotalEnergies à Lyon par des jeunes de Youth for Climate; les blocages par Attac du quai des milliardaires d'Antibes samedi et du terminal d'affaires de l'aéroport du Bourget vendredi, avec des militants d'Extinction Rebellion pour ce dernier.

"La pub engendre une surconsommation et du coup une sur-exploitation des ressources naturelles", expliquait sur place Abel Jeudon, 18 ans, militant de Youth for Climate, l'une des organisations nées dans la foulée de la grève scolaire entamée en 2018 par la jeune Suédoise Greta Thunberg: "le temps presse, il faut rapidement agir, radicalement, et changer complètement de direction parce qu'on va droit dans le mur".

"La croissance n’est pas synonyme de bonheur", disaient des panneaux.

"Le rapport du GIEC l'a bien montré: les personnes les plus précaires trinquent le plus du dérèglement climatique. Et donc nous, étudiants, allons être les premiers concernés", disait Imane Ouelhadj, la présidente du syndicat étudiant UNEF, dans le cortège.

Pour Camille, 24 ans, sans emploi, encartée NUPES, "sur les questions d'écologie, on a tendance à nous mettre un peu des messages comme quoi les petits gestes du quotidien vont changer les choses. Nous, c'est le message inverse qu'on veut faire entendre: en fait, c'est un système qu'il faut qu'on combatte ensemble".