Algérie: les femmes dans la rue pour leurs droits et contre le pouvoir

Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(Hakima Bedouani)
Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(Hakima Bedouani)
Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(AFP)
Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(AFP)
Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(AFP)
Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(AFP)
Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(Hakima Bedouani)
Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(Hakima Bedouani)
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Publié le Lundi 08 mars 2021

Algérie: les femmes dans la rue pour leurs droits et contre le pouvoir

  • Derrière une banderole affirmant «8 mars 2021: nous sommes sortis pour le changement, pas pour faire la fête», le cortège est parti de la rue Didouche-Mourad, la principale artère du centre-ville, en direction de la place de la Grande Poste
  • «Les femmes s'engagent, le système dégage», ont-elles scandé en dénonçant le code de la famille qui, selon les féministes, fait d'elles des «mineures à vie»

PARIS : Des centaines de femmes ont manifesté lundi à Alger, en réclamant l'abrogation du code de la famille, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes mais aussi dans la continuité du mouvement pro-démocratie du Hirak en plein regain.

Derrière une banderole affirmant «8 mars 2021: nous sommes sortis pour le changement, pas pour faire la fête», le cortège est parti de la rue Didouche-Mourad, la principale artère du centre-ville, en direction de la place de la Grande Poste, lieu de rassemblement emblématique du Hirak.

«Les femmes s'engagent, le système dégage», ont-elles scandé en dénonçant le code de la famille qui, selon les féministes, fait d'elles des «mineures à vie», ont constaté des journalistes de l'AFP.  

Elles ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Abrogation du code de l'infamie» et «Egalité hommes-femmes».

Adopté en 1984 sous le règne du parti unique et révisé en 2005, le code de la famille s'inspire en partie de la charia (loi islamique). De nombreuses associations de défense des droits des femmes le considère comme anticonstitutionnel au motif qu'il ne respecte pas l'égalité des citoyens énoncée dans la Constitution.

Les manifestantes ont condamné les violences faites aux femmes, avec des portraits de victimes de féminicides.

Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à le 8 mars 2021.(AFP)
Des femmes algériennes scandent des slogans lors d'une manifestation à Alger le 8 mars 2021.(AFP)

Au delà des revendications égalitaires, les manifestantes ont également fustigé un récent avant-projet de loi controversé qui prévoit de déchoir de la nationalité algérienne tout ressortissant commettant à l'étranger «des actes préjudiciables aux intérêts de l'Etat».

«Vous ne nous faites pas peur avec la déchéance de la nationalité, nous avons été élevés dans le patriotisme», ont-elle chanté.

Cette initiative du ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, a déclenché une levée de boucliers parmi les opposants politiques et les militants du Hirak qui y voient un moyen de contrôler la vaste diaspora algérienne.

En outre, le défilé des femmes a aussi repris les slogans traditionnels du Hirak comme «Tebboune (ndlr: le président algérien) est arrivé (au pouvoir) par la fraude, il a été placé par les militaires» ou encore «Etat civil et non Etat militaire».

De brèves bousculades ont eu lieu à la fin de la manifestation après que des policiers ont forcé les manifestantes à quitter le centre-ville, selon des témoins.

 


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.