«Guérir le cancer est mon prochain objectif», affirme l'inventeur du vaccin Pfizer-BioNTech contre la Covid-19

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Publié le Mardi 09 mars 2021

«Guérir le cancer est mon prochain objectif», affirme l'inventeur du vaccin Pfizer-BioNTech contre la Covid-19

  • Ugur Sahin, le cofondateur turco-allemand de BioNTech envisage l'utilisation de la technique d’ARN messager pour mettre au point un traitement efficace contre le cancer
  • BioNTech tente de produire une nouvelle version du vaccin contre la Covid-19 qui soit conservable à température ambiante afin d’être accessible à toutes les régions du monde

DUBAÏ: L'homme qui a inventé le premier vaccin contre le coronavirus  se fixe comme nouvelle priorité pour l’après-pandémie de trouver un remède contre le cancer, estimant que des techniques similaires à celle développées contre la pandémie pourraient se montrer efficaces en la matière.

Ugur Sahin, cofondateur et directeur général de BioNTech, la société qui a développé en partenariat avec la firme Pfizer le premier vaccin autorisé contre la Covid-19 a accordé une interview à Arab News dans le cadre de Frankly Speaking, une série d’entretiens vidéo avec les principaux décideurs politiques et hommes d’affaires du monde entier.

BioNTech a démarré comme entreprise axée sur l'utilisation de la technologie révolutionnaire de l’ARN messager, afin de développer de nouvelles armes médicales dans la lutte contre le cancer. Le succès du vaccin contre la Covid-19 prouve l’efficacité de ses méthodes et donne à BioNTech les ressources financières nécessaires pour poursuivre ses recherches sur le traitement du cancer.

«Notre vaccin contre la Covid-19 est une formidable opportunité et nous oblige à réfléchir de manière encore plus large à notre vision et à la manière dont nous pourrions accélérer notre programme de lutte contre le cancer et le rendre plus disponible», souligne le chercheur, qui a développé le vaccin avec son épouse Ozlem Tureci.

M. Sahin, un fils d'immigrants turcs en Allemagne, où BioNTech est basée, révèle qu'une nouvelle version du vaccin contre la Covid-19 pourrait bientôt voir le jour. Il s’agirait d’une version plus facilement transportable, à même de traiter plus efficacement les variants les plus mortels apparus dans différentes parties du monde.

«Notre vaccin doit être maintenu à une température très basse de -70°, ce qui ne le rend pas pour l’instant stockable dans toutes les régions de la planète. C’est un vrai défi, mais nous travaillons pour le rendre accessible dans de meilleures conditions», indique le scientifique. «Nous avons récemment réalisé que nous pouvons également garantir un vaccin conservable à -20° et nous continuerons à travailler là-dessus. Notre objectif est de produire 2 milliards de doses, voire plus en 2021, pour les pays développés, mais également pour ceux en développement.»

La «prochaine génération» du vaccin contre la Covid-19 pourrait être stockée et transportée à des températures allant de -2 à -8°, dit-il, ajoutant que le vaccin actuel devrait également être efficace contre le variant sud-africain, qui se transmet plus facilement et dont le taux de mortalité est plus élevé. «Nous devons conduire des nouveaux tests, et analyser les données sur les nouveaux variants.»

Distribuer le vaccin plus équitablement représente également un défi considérable de la pandémie, admet-il. «Garantir un vaccin équitable est une question de logistique, mais aussi d'accessibilité. Notre objectif lorsque nous avons commencé à développer ce vaccin était de le rendre disponible dans le monde entier à tous ceux qui en avaient besoin.»

Pour lui, une approche plus innovante et entrepreneuriale est nécessaire pour résoudre les problèmes de distribution du vaccin dans les régions les plus pauvres du monde. «Nous devrions vraiment travailler ensemble pour atteindre cet objectif», assure t-il.

Interrogé par Arab News sur la question d’un retour à la normale qui préoccupe les décideurs économiques et médicaux, il affirme que tout dépendra des campagnes de vaccination. «Il faut vacciner environ 60 à 70 % de la population pour commencer à constater une immunité collective, mais nous commençons déjà à voir les premiers effets des vaccinations, en particulier sur les personnes âgées. La première vague de vaccinations a déjà eu des effets: les hospitalisations chez les personnes vaccinées ont chuté, un objectif crucial pour réduire la mortalité et entamer un meilleur contrôle des infections.»

BioNTech s'est associée au groupe pharmaceutique américain Pfizer lorsque le potentiel de son vaccin s’est montré prometteur, afin de bénéficier des avantages du réseau américain pour mener des essais cliniques, gérer l’approvisionnement et les questions de règlementation.

«Nous avons combiné nos compétences respectives et nous travaillons ensemble, guidés par la science. En fin de compte, nous voulons tous la même chose: développer un vaccin le plus tôt possible, sûr, efficace et disponible à une large échelle.»

Hormis les États-Unis, le vaccin est fabriqué dans les installations de BioNTech en Europe et distribué à l'international. Une nouvelle installation dans la ville allemande de Marburg est en cours pour permettre de fabriquer davantage de vaccins. M. Sahin explique toutefois que le travail est long et complexe pour la mise en place d'installations à l'étranger.

«Il nous faudra environ huit mois avant de pouvoir produire les premiers vaccins de l’usine de Marbourg. C’est vraiment le minimum. Au début de la pandémie, installer de nouvelles usines ailleurs n’était pas facile. Chaque usine que nous commençons à envisager ne sera opérationnelle qu'à la mi-2022», assure-t-il.

Le vaccin a été autorisé et livré rapidement en Arabie saoudite et dans d'autres régions du Moyen-Orient. Deux pays de la région – Israël et les Émirats arabes unis – sont en tête du classement mondial des populations déjà vaccinées. M. Sahin souligne que la région pourrait accueillir de futures installations de fabrication de vaccin contre la Covid-19 ou d’autres virus potentiellement plus dévastateurs.

«Ce que cette pandémie nous a appris est très clair. Les experts s'attendaient à ce qu’elle se produise déjà depuis vingt ans. C'est arrivé et nous n'étions pas bien préparés, le monde n'était pas bien préparé. C'est une mauvaise pandémie, mais il pourrait y en avoir de pires à l’avenir», affirme-t-il.

Concernant les autres vaccins, M. Sahin refuse de commencer les rivaux de BioNTech. «Il ne s’agit pas une course. La seule course en cours est celle contre le virus, et je m’en réjouis. J’avais prédit que nous aurions besoin de plusieurs types de vaccins pour une vaccination de la planète à grande échelle, et c’est ce qui se produit. Il est merveilleux de constater que toutes sortes de collaborations internationales ont abouti non seulement à plusieurs vaccins», s’exclame-t-il.

Sahin et Ozlem, qui ont été nommés «personnalités de l’année 2020» par le Financial Times, ont également rejoint le rang des milliardaires mondiaux, alors que la valeur de l'entreprise est montée en flèche à l’annonce d’un vaccin largement efficace. Les fondateurs de BioNTech croient au rôle de la philanthropie dans la lutte contre les maladies mortelles.

«C’est extrêmement important. Nous devons comprendre que tout le monde peut être utile, et nous souhaitons donner une dimension philanthropique à notre entreprise. Comment pouvons-nous nous assurer que ce que nous entreprenons sera pour le bien de l’humanité, c’est une vraie question», s’interroge Sahin. «Je ne comprends pas, par exemple, pourquoi les personnes vivant en Afrique ne pourraient pas bénéficier des traitements modernes contre le cancer.»


Trump et le président taïwanais envisagent de se parler

Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait au président taïwanais Lai Ching-te, une perspective immédiatement saluée par les autorités de l'île, pour ce qui serait une première depuis 1979. (AFP)
Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait au président taïwanais Lai Ching-te, une perspective immédiatement saluée par les autorités de l'île, pour ce qui serait une première depuis 1979. (AFP)
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  • La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949
  • Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force

TAIPEI: Donald Trump a assuré mercredi qu'il parlerait au président taïwanais Lai Ching-te, une perspective immédiatement saluée par les autorités de l'île, pour ce qui serait une première depuis 1979.

Ces déclarations d'intention interviennent juste après une visite à Pékin du président américain, au terme de laquelle il a déclaré avoir "beaucoup parlé" de ce dossier hautement inflammable avec son homologue chinois Xi Jinping.

"Je parlerai avec (Lai). Je parle avec tout le monde", a déclaré Donald Trump à des journalistes qui l'interrogeaient sur cette possibilité, une ligne rouge pour Pékin. "Nous allons travailler (sur) le problème de Taïwan."

Le ministère des affaires étrangères de Taipei a répondu peu après que l'île était "déterminée à maintenir le statu quo dans le détroit de Taïwan", estimant que la Chine était "le perturbateur de la paix et de la stabilité" dans la région.

Lai serait "heureux de discuter de ces questions avec le président Trump", a ajouté son communiqué.

Peu après sa première élection en 2016 mais avant de prendre ses fonctions, Donald Trump avait accepté un coup de téléphone de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, suscitant l'ire de Pékin.

Mais jamais des présidents américains et taïwanais en exercice ne se sont parlés directement depuis que Washington a transféré ses relations diplomatiques de Taipei à Pékin, en 1979.

La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force.

A Pékin, le locataire de la Maison Blanche avait mis en garde les dirigeants de l'île contre toute proclamation d'indépendance.

"Je n'ai pas envie que quelqu'un déclare l'indépendance et, vous savez, nous sommes ensuite censés faire 15.000 kilomètres pour faire la guerre", avait-il expliqué vendredi à Fox News.

Washington a approuvé fin 2025 la deuxième vente d'armes à Taïwan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour une valeur de 11,1 milliards de dollars.

Mais le président réserve sa réponse concernant la suite des livraisons souhaitées par Taipei. "Cela dépendra de la Chine. C'est un très bon atout de négociation pour nous", avait-il déclaré.

Lai Ching-te s'en est ému, relevant que "Taïwan se trouvait au coeur des intérêts mondiaux". Selon lui, "la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan ne seront jamais sacrifiées ni marchandées".


La menace de l'Iran sur les câbles sous-marins d'Ormuz: de quoi parle-t-on ?

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé lundi d'instaurer des "permis" pour autoriser l'utilisation des câbles sous-marins traversant le détroit d'Ormuz. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé lundi d'instaurer des "permis" pour autoriser l'utilisation des câbles sous-marins traversant le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Les réseaux de câbles FALCON et Gulf Bridge relient eux les pays du Golfe - dont l’Iran - à l'Inde et à l'Afrique de l'Est, remontant jusqu'à l'Egypte
  • Transitent par ces câbles, "n'importe quelles données que vous pouvez imaginer: vidéos, courriers électroniques, réseaux sociaux, transactions financières, communications gouvernementales"

PARIS: Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé lundi d'instaurer des "permis" pour autoriser l'utilisation des câbles sous-marins traversant le détroit d'Ormuz. De quelles infrastructures s'agit-il exactement? Et comment ces menaces pourraient-elles se concrétiser?

Quels câbles passent par Ormuz ? 

Une section de l’AAE-1 (Asie, Afrique, Europe), vaste infrastructure sous marine qui relie des points allant de Hong Kong à l'Italie et à la France, passe par le détroit d'Ormuz.

Les réseaux de câbles FALCON et Gulf Bridge relient eux les pays du Golfe - dont l’Iran - à l'Inde et à l'Afrique de l'Est, remontant jusqu'à l'Egypte.

Transitent par ces câbles, "n'importe quelles données que vous pouvez imaginer: vidéos, courriers électroniques, réseaux sociaux, transactions financières, communications gouvernementales", explique à l'AFP Alan Mauldin, directeur de la recherche au sein de la société spécialisée TeleGeography.

Le potentiel de perturbation mondiale de la menace iranienne serait limité, selon Alan Mauldin, car les données qui circulent entre l'Asie et l'Europe sur l’AAE-1 ne passent pas par le détroit d'Ormuz mais par une autre liaison.

Et "tous les pays du Golfe qui utilisent des câbles sous-marins qui traversent le détroit d'Ormuz disposent de plusieurs autres options", ajoute l'expert.

Néanmoins, "la capacité des réseaux terrestres pourrait ne pas suffire à gérer un reroutage complet du trafic" si les connexions sous-marines du Golfe étaient coupées, remarquait en mars l'expert dans un blog.

Et le Qatar, qui est le point terminal de la branche de l'AAE-1 dans le Golfe, pourrait être particulièrement affecté.

Quelle menace pèse sur ces câbles ? 

"On est dans un espace géographique restreint, dans un détroit, avec des eaux peu profondes, une mer fermée. C'est particulièrement propice à des opérations de harcèlement.

Par des capacités habitées (bateaux, sous-marins) ou non-habitées (drones, missiles), donc à proximité d'une côte qui, pour l'instant, reste libre de tout mouvement", analyse Eric Lavault, ancien officier de la marine française.

D'ailleurs, observe-t-il, les forces américaines n'ont pas été en mesure d'empêcher l'Iran, qui conserve "un solide potentiel militaire", de lancer des opérations depuis sa longue côte.

Les autorités iraniennes pourraient donc empêcher les opérations de maintenance, la pose de nouveaux câbles, sans compter que si ces câbles sont volontairement ou involontairement endommagés, il faudra les réparer, énumère Eric Lavault.

Partout dans le monde, les câbles sous-marins sont régulièrement endommagés, la plupart du temps par accident par exemple avec les ancres de navires. TeleGeography recense environ 200 incidents par an. Et une flotte de réparation dédiée est en alerte.

Mais ces navires de réparation ont besoin d'autorisations pour pénétrer dans les eaux d'un pays. Lors de leurs opérations, ils restent immobiles sur zone pendant un certain temps, vulnérables à de potentielles attaques.

Un seul navire de ce type appartenant à la société e-Marine, basée aux Emirats arabes unis, se trouve actuellement dans le Golfe, selon Alan Mauldin, limitant les possibilités de réparation tant que le détroit d'Ormuz est bloqué.

Est-ce conforme au droit ?

A ce stade, les déclarations iraniennes restent floues. S'agit-il de mettre en place des péages? Des permis? Qui serait concerné entre les poseurs de câbles, les propriétaires, les exploitants et les utilisateurs?

"Compte tenu des problèmes de longue date avec l'Iran, tous les câbles qui passent par le détroit d'Ormuz, ont été posés dans les eaux omanaises" mais Téhéran, dont les côtes sont de l'autre côté du détroit, revendique "la souveraineté absolue sur le fond et le sous-sol de sa mer territoriale", soulignait Alan Mauldin dans sa note de mars.

Et "l'Iran joue sur le droit international", souligne Eric Lavault. Car si ce pays a signé la convention de Nations Unies de Montégo Bay de 1982 (CNUDM) qui codifie le droit de la mer, il ne l'a jamais ratifiée, remarque-t-il.

En principe, "ils n'ont pas le droit d'exiger des péages" aux navires ni aux câbles.

La CNUDM autorise la pose de câbles et d'oléoducs dans les zones économiques exclusives des Etats, qui s'étendent jusqu'à 200 milles nautiques (370 kilomètres) de leurs côtes.

"L'Etat côtier n'a normalement pas le droit de s'y opposer", rappelle Eric Lavault pour qui "c'est une fois de plus un pilier fondamental du droit international qui se fissure".


Israël: les militants d'une nouvelle flottille en détention après leur interception en mer

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  • Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël
  • Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus

ASHDOD: Les autorités israéliennes ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention à Ashdod, dans le sud d'Israël, de centaines de militants propalestiniens arrêtés à bord d'une flottille à destination de Gaza, selon une ONG.

Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre des bateaux participant à une nouvelle "flottille pour Gaza".

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales et conduits en territoire israélien entièrement contre leur volonté" a déclaré Adalah.

Une cinquante de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi que les 430 militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.

"Cette flottille s'est une fois de plus révélée n'être rien de plus qu'un coup de communication au service du Hamas", a ajouté le porte-parole, en référence au mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plus tôt "un plan malveillant destiné à briser le blocus (...) imposé aux terroristes du Hamas".

Neuf ressortissants indonésiens, membres de la flottille, "ont été signalés comme ayant été arrêtés par Israël", a déclaré une porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, citant des informations datées de mercredi.

L'Indonésie a appelé Israël à libérer immédiatement tous les navires et membres d'équipage. Le journal indonésien Republika avait indiqué plus tôt que deux de ses journalistes figuraient parmi les personnes interpellées.

La Turquie et l'Espagne ont condamné l'interception. Les organisateurs ont indiqué que la flottille comptait également 15 citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, la sœur de la présidente Catherine Connolly.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe. Deux d'entre eux ont été amenés en Israël, détenus pendant plusieurs jours puis expulsés.