Le pape François promet de visiter le Liban

Le pape François salue ses hôtes avant de monter à bord de son Airbus A330 d'Alitalia au départ de l'aéroport international de Bagdad, la capitale irakienne, le 8 mars 2021. (AFP)
Le pape François salue ses hôtes avant de monter à bord de son Airbus A330 d'Alitalia au départ de l'aéroport international de Bagdad, la capitale irakienne, le 8 mars 2021. (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 09 mars 2021

Le pape François promet de visiter le Liban

  • Ce pays, « en dépit de sa crise, accueille si généreusement les réfugiés »
  • Le pape a été invité à visiter le Liban par le dirigeant de l'Église maronite

ROME: Le pape François a promis lundi dernier de se rendre au Liban, sans toutefois envisager la possibilité de visiter «le cher pays qu'est la Syrie».

Le pape s'est adressé aux soixante-quinze journalistes qui l'accompagnaient dans l’avion qui le ramenait de Bagdad à Rome, au terme de sa visite historique en Irak. Il a fait savoir que le cardinal Bechara Rahi, le chef de l'Église maronite, lui avait demandé de profiter de son retour au Vatican pour faire une halte à Beyrouth.

«Cela m'a semblé insignifiant [compte tenu] de la gravité des problèmes auxquels est confronté le Liban», a fait savoir le souverain pontife.

Il a néanmoins promis de se rendre au Liban qui, «en dépit de sa crise, accueille si généreusement les réfugiés», comme l'indique un communiqué publié par le bureau de presse du Vatican lors de son arrivée à Rome.

Au cours de sa visite intense en Irak, le pape, âgé de 84 ans, a confié aux journalistes qu'il se sentait «très fatigué».

Il a qualifié le grand ayatollah Ali al-Sistani, référence religieuse chiite, qu'il a rencontré samedi dernier, de «figure emblématique» et de «personne sage, prudente, humble et respectueuse».

Le pape s'est dit «honoré d'être accueilli par l’ayatollah», ajoutant: «J'ai ressenti le devoir de faire ce pèlerinage de foi et de pénitence [en Irak] et de rencontrer un grand sage, qui est un homme de Dieu.»

Le pape François a également évoqué sa rencontre, dimanche dernier, avec le père d'Alan Kurdi, l'enfant syrien qui s'est noyé au large des côtes turques en 2015 alors qu'il tentait de venir en Europe. «Alan Kurdi est un symbole… Il ne s’agit pas simplement d’un enfant qui a perdu la vie. C'est le symbole de la civilisation qui se meurt», a affirmé le pontife.

Il a par ailleurs déclaré qu'il était indispensable de prendre de toute urgence des mesures qui permettent aux gens de travailler dans leurs pays sans être contraints d'émigrer, ainsi que des mesures qui préservent ce droit.

Le pape François a rappelé que les pays doivent accueillir et intégrer les migrants, citant en exemple des pays «généreux» comme le Liban et la Jordanie, qui abritent des millions de réfugiés.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.