Etats-Unis: que comprend le plan Biden de 1 900 milliards de dollars?

Le président américain Joe Biden lors de la Journée internationale de la femme à l'East Room de la Maison Blanche le 8 mars 2021 à Washington, DC. (Photo, AFP)
Le président américain Joe Biden lors de la Journée internationale de la femme à l'East Room de la Maison Blanche le 8 mars 2021 à Washington, DC. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 10 mars 2021

Etats-Unis: que comprend le plan Biden de 1 900 milliards de dollars?

  • L'administration Biden cible les familles les plus modestes en leur accordant des crédits d'impôts substantiels
  • Quelque 15 milliards de dollars sont consacrés à la vaccination, 50 milliards pour les tests et le traçage ainsi que 10 milliards pour la production de vaccins

WASHINGTON: Baptisé « plan de sauvetage américain », le plan de relance économique de Joe Biden, soumis mardi à un examen final devant la Chambre des représentants, comprend des aides totalisant 1 900 milliards de dollars.    

Voici les mesures phare de ce troisième programme de dépenses majeures des Etats-Unis pour lutter contre les effets de la pandémie.   

Chèques généreux aux familles mais plafond abaissé   

Premier plan de relance sous l'ère Biden, il doit apporter une aide immédiate aux Américains.  

Les personnes gagnant moins de 75 000 dollars par an et les couples mariés dont les revenus ne dépassent pas 150 000 dollars annuels recevront ainsi prochainement des chèques de 1 400 dollars par personne. Le projet de loi prévoit également 1 400 dollars par personne à charge.  

Dans la version amendée, les paiements diminuent progressivement avant de disparaître pour les particuliers dont les revenus atteignent 80 000 dollars et 160 000 dollars pour les couples mariés, des plafonds de revenus revus en baisse.  

D'après la presse américaine, ce sont environ 400 milliards de dollars qui seront distribués à des millions d'Américains.  

Ces chèques viendront compléter ceux de 600 dollars envoyés dans le cadre du plan de 900 milliards de dollars adopté fin décembre.  

Montant inchangé pour les allocations chômage   

Le projet de loi adopté par le Sénat prolonge jusqu'au 6 septembre le versement d'allocations chômage additionnelles de 300 dollars par semaine, qui devait expirer le 14 mars.   

Les démocrates avaient proposé un montant de 400 dollars par semaine jusqu'au 29 août, proposition qui a donc été abandonnée.  

Crédit d'impôts pour garde d'enfants  

L'administration Biden cible les familles les plus modestes en leur accordant des crédits d'impôts substantiels.  

Le crédit d'impôt pour enfants s'élève actuellement jusqu'à 2 000 dollars par enfant de moins de 17 ans.  

Le projet de loi prévoit 3 600 dollars pour les enfants jusqu'à 5 ans et jusqu'à 3 000 dollars pour les enfants de 6 à 17 ans.  

Les crédits d'impôt seront disponibles pour tous les Américains avec enfants quel que soit leur revenu.  

Vaccins, tests, traçage  

Quelque 15 milliards de dollars sont consacrés à la vaccination, 50 milliards pour les tests et le traçage ainsi que 10 milliards pour la production de vaccins.  

L'administration Biden martèle que sans vaccination généralisée, l'économie ne se remettra pas pleinement de la crise dans laquelle la pandémie l'a plongée.  

Joe Biden a fixé pour objectif d'administrer 100 millions de doses au cours des 100 premiers jours de son mandat.  

Crèches, écoles, collèges, lycées et universités  

Les écoles, de la maternelle au lycée, vont bénéficier d'une enveloppe de 126 milliards de dollars, et 39 milliards seront consacrés aux crèches.  

De nombreux établissement sont restés fermés pendant un an faute de pouvoir mettre en place les protocoles sanitaires (ventilation par exemple) pour accueillir les élèves.  

Le plan inclut aussi 40 milliards pour les universités.  

Etats et collectivités locales  

L'enveloppe prévoit quelque 350 milliards en faveur des Etats, des collectivités locales ainsi qu'aux tribus et territoires. C'était la grosse pomme de discorde avec les républicains qui estiment que cette aide est du « gaspillage ».  

Les Etats avaient été particulièrement affectés de 2008 à 2010 pendant la crise financière.   

Cependant, les craintes que la pandémie de Covid-19 soit également dévastatrice ne semblent pas se matérialiser puisque la fédération des employés du budget de l'Etat a calculé que les revenus ont diminué de seulement 1,6% au cours de l'exercice 2020 par rapport à l'année précédente.   

Parmi les Etats interrogés au cours de l'exercice 2021, 18 ont même vu leurs revenus dépasser leurs prévisions malgré la crise, contre 14 qui ont enregistré des revenus inférieurs à leurs prévisions et six qui ont atteint leurs projections.  

Petites entreprises  

Le secteur de la restauration, l'un des secteurs les plus affectés par les mesures de restrictions pour contenir la pandémie, va bénéficier d'une enveloppe de 25 milliards de dollars.  

La proposition d'inclure dans la loi l'augmentation du salaire minimum à 15 dollars contre 7,25 dollars actuellement a été abandonnée. 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.


Le sommet de l'Otan vante des contrats d'armement, tente d'apaiser Trump

Mark Rutte (à gauche), secrétaire général de l'OTAN, rencontre le président turc Recep Tayyip Erdogan avant le 36ᵉ sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'OTAN à Ankara, le 6 juillet 2026. (AFP)
Mark Rutte (à gauche), secrétaire général de l'OTAN, rencontre le président turc Recep Tayyip Erdogan avant le 36ᵉ sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'OTAN à Ankara, le 6 juillet 2026. (AFP)
  • L'Otan a annoncé plus de 50 milliards de dollars de contrats d'armement pour renforcer les capacités de défense des alliés et répondre aux attentes des États-Unis
  • Les alliés européens réaffirment leur soutien à l'Ukraine avec une nouvelle aide militaire, tout en cherchant à convaincre Donald Trump de leur engagement en matière de défense

ANKARA: Le chef de l'Otan a annoncé mardi plusieurs contrats d'armement, dans l'espoir de convaincre Donald Trump du sérieux des Européens à renforcer leurs capacités de défense, au premier jour d'un sommet de l'Alliance à Ankara.

Attendu mardi après-midi dans la capitale turque, le président américain ne décolère pas contre ses alliés européens qu'il accuse de l'avoir laissé tomber dans la guerre que les Etats-Unis ont déclenchée avec Israël contre l'Iran.

Des pays membres de l'Otan et "des entreprises des deux côtés de l'Atlantique vont (...) signer des contrats qui se chiffrent en milliards, littéralement des milliards de dollars", a lancé le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte.

Selon un diplomate de l'Alliance, la valeur totale de ces contrats dépasse les 50 milliards de dollars.

Un gros contrat a ainsi été confirmé avec la firme suédoise Saab pour remplacer la flotte des avions de reconnaissance Awacs, fabriqués par l'avionneur américain Boeing, dont dispose actuellement l'Otan.

Il s'agit d'une commande de dix appareils Global Eye, dont le montant n'a pas été révélé. Le remplacement de la flotte d'Awacs avait été annoncé par l'Otan en novembre 2023, et Saab était pressenti pour remporter ce contrat, après le retrait de Boeing.

Le groupe Airbus a de son côté décroché un contrat pour fournir un dixième A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport), un avion militaire de transport et de ravitaillement, à la flotte de l'Otan.

Le patron de l'Alliance a fait cette annonce devant un parterre d'industriels et de responsables de l'Otan. Réunis dans la capitale turque à l'occasion d'un Forum sur l'industrie de défense, ils entendent ainsi démontrer l'engagement des alliés européens à développer leurs capacités de défense, comme le réclament les Etats-Unis de Donald Trump.

- Au moins 5% -

La gestion de Donald Trump "consume beaucoup d'énergie" au sein de l'Otan, reconnaît un diplomate à Bruxelles.

Les Européens ont lancé une grande opération séduction, un exercice dans lequel Mark Rutte est passé maître, depuis qu'il a été appelé en 2024 à la tête de cette organisation.

L'an dernier, le président américain avait obtenu des Européens et du Canada qu'ils s'engagent à consacrer au moins 5% de leur produit intérieur brut (PIB) à leur sécurité.

Beaucoup sont encore loin d'atteindre un tel pourcentage mais Mark Rutte ne désespère pas de convaincre Donald Trump que le mouvement est lancé.

En 2025, "les Alliés européens et le Canada ont dépensé près de 20% de plus pour leur défense que l'année précédente. Si l'on considère 2025 et 2026 réunies, cela représente 258 milliards de dollars d'investissements supplémentaires", a-t-il souligné.

Maintenant, "il faut mettre cet argent au service de notre défense", a-t-il ajouté. "Cela signifie faire de l'innovation une priorité absolue, surmonter la fragmentation des industries nationales de défense et réduire les lourdeurs administratives".

Et l'exemple vient d'Ukraine, dont le président Volodymyr Zelensky est attendu mardi à Ankara, où il doit rencontrer, entre autres, Mark Rutte et l'hôte de ce sommet, le président turc Recep Tayyip Erdogan. Le président Zelensky qui s'est entretenu au téléphone ce week-end avec Donald Trump, doit le rencontrer dans la capitale turque.

L'industrie ukrainienne de défense a gagné une expertise et un savoir-faire, notamment en matière de drones, dont les Européens veulent s'inspirer.

A Ankara, les alliés européens de l'Ukraine entendent aussi lui réaffirmer leur soutien.

Avec le Canada, mais sans les Etats-Unis, ils vont s'engager à apporter une aide militaire à Kiev de 40 milliards d'euros en 2026 et au moins autant en 2027, selon des diplomates. Cette somme viendra s'ajouter aux 30 milliards d'euros d'aide militaire que l'Union européenne a promis de son côté, en 2026 comme en 2027, sous forme de prêts.

Les Européens espèrent également confirmer la dynamique favorable à l'Ukraine obtenue au sommet du G7 à Evian, en France, à la mi-juin.

Ils comptent aussi sur M. Erdogan pour contenir un éventuel accès de colère de la part du locataire de la Maison Blanche. L'excellente relation entre les deux hommes est la meilleure chance de succès de ce sommet, selon un diplomate à l'Otan.