La Suisse rend les millions de Ben Ali à la banque centrale tunisienne

L'ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali salue la foule au stade de Radès, où il a prononcé un discours à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance de la Tunisie. (Photo, AFP, Getty/Archives)
L'ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali salue la foule au stade de Radès, où il a prononcé un discours à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance de la Tunisie. (Photo, AFP, Getty/Archives)
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Publié le Jeudi 11 mars 2021

La Suisse rend les millions de Ben Ali à la banque centrale tunisienne

  • Les autorités suisses ont imposé un gel de 10 ans sur les avoirs de Ben Ali
  • Les Suisses auraient exigé des documents qui prouvent que les fonds sont effectivement illégaux

LONDRES: La présidence tunisienne a déclaré mercredi que la Suisse a transféré 3,5 millions de dinars tunisiens (1,27 million de dollars) d'actifs associés à l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali à la banque centrale tunisienne.

«À la suite des efforts afin de rapatrier les fonds pillés détenus à l'étranger, la présidence tunisienne annonce que les autorités suisses ont transféré 3,5 millions de dinars tunisiens d'actifs, liés à l'ancien président Ben Ali, à la Banque centrale tunisienne», a indiqué la présidence.

Un haut responsable a révélé samedi que la Tunisie pourrait perdre des millions de dollars cachés en Suisse par la famille Ben Ali.

Le délai de récupération de ces fonds gelés par les autorités suisses a pris fin mardi à minuit. Les restrictions ont ensuite été levées, confie à l'AFP un responsable présidentiel sous couvert d'anonymat.

Les autorités suisses ont imposé un gel de 10 ans sur les avoirs de Ben Ali et de son clan au milieu d'une enquête de corruption le 19 janvier 2011.

Leila Trabelsi, la veuve de Ben Ali, et son riche frère homme d’affaires, Belhassen Trabelsi, font partie de 30 à 50 de ses proches et associés qui «pourraient mettre la main sur l’argent», a souligné la source.

Les Suisses auraient exigé des documents qui prouvent que les fonds sont effectivement illégaux avant de restituer l’argent au gouvernement tunisien.

Les autorités suisses veulent aussi connaître le statut juridique des membres du clan Ben Ali, dont beaucoup font l'objet de mandats d'arrêt et de procès en Tunisie pour corruption, a signalé la source.

Les autorités tunisiennes n'ont pas réussi à amasser les informations en raison de l'instabilité politique en Tunisie, qui a vu neuf gouvernements depuis 2011, a ajouté la source.

Le quotidien suisse Le Temps a déclaré que des responsables suisses avaient proposé de créer un organe commun dans le but de soutenir les efforts tunisiens pour récupérer l'argent.

Toutefois, l'ancien président tunisien Beji Caid Essebsi, décédé en 2019, a préféré tenter de récupérer les fonds via des accords de réconciliation avec des membres du clan Ben Ali.

Mardi, un tribunal tunisien a condamné Belhassen Trabelsi, le beau-frère de Ben Ali, à dix ans de prison pour corruption, a rapporté l'agence de presse officielle TAP.

Le tribunal a également condamné Sami Fehri, le propriétaire d'El Hiwar TV, à huit ans de prison dans la même affaire.

Le tribunal a de plus condamné les deux hommes à une amende de 40 millions de dinars (14,51 millions de dollars) pour avoir utilisé les ressources de la télévision publique au profit d'une entreprise privée en transférant des revenus publicitaires à leurs propres entreprises.

 

(Avec Reuters et AFP)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnew.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.