«L'Arabie saoudite a travaillé dur pour aider à protéger les intérêts américains dans la région»

Jason D.Greenblatt, ancien envoyé du président Donald Trump au Moyen-Orient (Photo, AN)
Jason D.Greenblatt, ancien envoyé du président Donald Trump au Moyen-Orient (Photo, AN)
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Publié le Samedi 13 mars 2021

«L'Arabie saoudite a travaillé dur pour aider à protéger les intérêts américains dans la région»

  • Jason D.Greenblatt, ancien envoyé du président Donald Trump au Moyen-Orient a publié une tribune dans le magazine Newsweek pour rappeler l’importance de l’alliance entre les États-Unis et le Royaume
  • «L’une des plus grandes menaces auxquelles les États-Unis sont confrontés aujourd’hui est l’ambition nucléaire et hégémonique de l’Iran», affirme Greenblatt

DUBAÏ: L'Arabie saoudite a travaillé dur pour aider à protéger les intérêts américains dans la région, contrairement à ce qui a été dit, a déclaré Jason D.Greenblatt, ancien envoyé du président Donald Trump au Moyen-Orient, dans une tribune publiée par le magazine Newsweek. 

Greenblatt a écrit cette tribune en réaction à un précédent article du Washington Post qui affirmait que les intérêts du Royaume «sont souvent à l'encontre» de ceux des États-Unis et qu’ils «les ont souvent compliqués, surtout ces dernières années». 

«Faire cette analyse est surprenant, car l’une des plus grandes menaces auxquelles les États-Unis sont confrontés aujourd’hui est l’ambition nucléaire et hégémonique de l’Iran. Sur ce front, le Royaume a travaillé dur avec l'administration Trump pour nous aider à protéger les intérêts de sécurité nationale des États-Unis et les intérêts de nos alliés», affirme Greenblatt. 

«L'administration Biden semble adopter une approche différente, inconséquente et malheureuse avec le régime iranien, ce qui pourrait amener le Royaume ainsi que d’autres pays à rechercher des alliances ailleurs.» 

Un autre haut responsable de l'ère Trump, l'ancien secrétaire d'État américain Mike Pompeo, avait auparavant reproché à la nouvelle administration américaine d’avoir refusé de donner la priorité à l'Amérique, en adoptant une approche beaucoup trop flexible sur le programme nucléaire iranien. 

 «Une telle politique est une marque de faiblesse et, je vous le garantis, les dirigeants iraniens savent comment tirer profit de cette inaction américaine», a déclaré Pompeo à Arab News. 

Greenblatt souligne dans son texte que «les voix critiques concernant la menace iranienne viennent du Moyen-Orient lui-même. Les États-Unis perdent nettement de l’influence par rapport à certaines nations européennes dans le dossier iranien», écrit-il. 

«Ces nations européennes ne sont pas menacées par l'Iran de la même manière que nos alliés du Moyen-Orient. Certains de ces pays agissent uniquement par pur intérêt économique, indépendamment des préoccupations sécuritaires des États-Unis et de nos alliés. C'est leur droit, mais au moins, admettons-le franchement.» 

L’ancien envoyé américain a déclaré que le Royaume et ses dirigeants, en particulier le prince héritier Mohammed ben Salmane, étaient des alliés, des amis, et des partenaires des intérêts régionaux des États-Unis. 

«Sur la base de ma vaste expérience avec le prince héritier et avec ceux qui travaillent en étroite collaboration avec lui, je peux dire qu’en tant que dirigeant il a servi de manière admirable le peuple saoudien, les États-Unis et nos autres alliés dans la région, en particulier Israël, notre plus grand allié régional», note encore Greenblatt. 

 «La politique, la diplomatie et bien d'autres choses dans la vie ne sont jamais ou tout noir ou tout blanc. À moins que nous ne nous comportions de manière nuancée, et que nous ne reconnaissions les différences que nous pouvons avoir avec nos amis, dans le respect des uns et des autres, en travaillant ensemble, nous échouerons à réaliser les progrès que nous recherchons», conclut l’ancien envoyé américain dans sa tribune. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.