Espagne: le chef de Podemos va quitter le gouvernement

Secrétaire général de Podemos Pablo Iglesias. (AFP)
Secrétaire général de Podemos Pablo Iglesias. (AFP)
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Publié le Lundi 15 mars 2021

Espagne: le chef de Podemos va quitter le gouvernement

  • «Je vais me présenter aux élections du 4 mai dans la région de Madrid», a dit Pablo Iglesias, ancien professeur de sciences politiques de 42 ans dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux
  • «J'ai transmis (au chef du gouvernement socialiste) Pedro Sanchez ma décision de quitter mon poste au sein du gouvernement quand commencera la campagne électorale»

MADRID : Le chef de la gauche radicale de Podemos a surpris l'Espagne en annonçant lundi qu'il quittait un gouvernement en proie à des tensions, afin de se présenter aux élections régionales à Madrid, un pari très risqué.

«Je vais me présenter aux élections du 4 mai dans la région de Madrid», a dit Pablo Iglesias, ancien professeur de sciences politiques de 42 ans dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

«J'ai transmis (au chef du gouvernement socialiste) Pedro Sanchez ma décision de quitter mon poste au sein du gouvernement quand commencera la campagne électorale», a-t-il ajouté.

A Montauban, dans le sud-ouest de la France, où il participait à un sommet franco-espagnol avec le président français Emmanuel Macron, M. Sanchez a assuré avoir «souhaité bonne chance (à M. Iglesias) dans sa nouvelle aventure politique».

Coup de théâtre

Fondateur et numéro un de Podemos depuis sa création en 2014, M. Iglesias a en outre indiqué que l'actuelle ministre du Travail Yolanda Diaz le remplacerait comme candidate du parti lors des prochaines législatives, prévues en 2023.

Un peu plus d'un an après la formation du premier gouvernement de coalition dans le pays depuis la fin de la dictature franquiste, ce départ de M. Iglesias est un véritable coup de théâtre politique en Espagne.

Il intervient sur fond de tensions croissantes entre les socialistes de Pedro Sanchez et Podemos, les deux formations qui composent l'exécutif minoritaire dont M. Iglesias est depuis janvier 2020 l'un des quatre vice-présidents.

En quittant l'exécutif, M. Iglesias pourra «se dédier à la critique politique plus facilement», analyse Pablo Simon, professeur de sciences politiques à l'université Carlos III de Madrid.

Figure clivante pour les socialistes, M. Iglesias avait fait initialement face au veto de M. Sanchez à son entrée au gouvernement, avant que le socialiste ne finisse par céder après de nouvelles législatives en novembre 2019.

«Coûts énormes»

 Alors que Podemos est en perte de vitesse, cette décision est aussi un pari très risqué pour M. Iglesias qui quitte la scène politique nationale sans aucune assurance de prendre à la droite la région la plus riche du pays qu'elle dirige depuis plus de 25 ans.

«C'est délirant, les coûts sont énormes» alors que «tout le monde donne la gauche battue» à Madrid, juge Anton Losada, politologue à l'Université de Saint-Jacques de Compostelle.

«C'est un pari fort mais risqué politiquement. Il peut perdre tout autant qu'Isabel Diaz Ayuso», la présidente actuelle de la région, ajoute Paloma Roman, professeure de sciences politiques à l'Université Complutense de Madrid, celle-là même où enseignait M. Iglesias.

Figure montante du Parti Populaire de tendance droite dure, Mme Diaz Ayuso a elle aussi créé la surprise en rompant la semaine dernière son alliance avec le parti libéral Ciudadanos pour convoquer des élections anticipées, une décision qui redessine le paysage à droite.

Elle affirmait craindre le même sort que le PP dans la région de Murcie (sud-est), où il était également allié avec Ciudadanos.

Les libéraux ont effet fait volte-face dans cette région pour promouvoir une motion de censure contre le PP avec les socialistes pour tenter d'éjecter les conservateurs du pouvoir.

Avec l'arrivée de Pablo Iglesias, le scrutin régional madrilène renforce sa dimension nationale.

Avec un «candidat de cette dimension (...) Madrid va représenter une bataille. C'est une région très importante, ce n'est pas une région comme une autre et cela fait plus de vingt ans que la gauche en est absente», souligne Paloma Roman.

Mme Diaz Ayuso et la droite en ont fait eux une lutte entre «communisme» et «liberté», comme elle l'a dit lundi sur Twitter.

Affirmant vouloir remporter la majorité absolue pour gouverner la région seule, elle pourrait toutefois avoir besoin de s'allier avec l'extrême droite de Vox, qui la soutient déjà mais ne fait pas partie de son exécutif.

Une éventuelle entrée de Vox dans un exécutif régional serait une première en Espagne depuis la percée il y a un peu plus de deux ans de cette formation ultra-nationaliste, devenue la troisième force politique du pays.

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Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.