Le Maroc, en pôle position de la vaccination en Afrique

Un Marocain âgé reçoit une dose du vaccin COVID-19 dans un centre de vaccination de la ville de Sale le 12 février 2021, dans le cadre d'une campagne dans la région. (AFP)
Un Marocain âgé reçoit une dose du vaccin COVID-19 dans un centre de vaccination de la ville de Sale le 12 février 2021, dans le cadre d'une campagne dans la région. (AFP)
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Publié le Mercredi 17 mars 2021

Le Maroc, en pôle position de la vaccination en Afrique

  • Le Maroc occupe ainsi la première place sur le continent en matière de vaccination contre la pandémie de Covid-19
  • «Pour préserver ces acquis et garantir l’acquisition de nouvelles doses le ministère de la Santé vient d'attribuer en fin de semaine dernière l’autorisation d’utilisation d'urgence du vaccin russe Spoutnik»

RABAT: Près de 95% des doses de vaccins anti-Covid injectées en Afrique ont été administrées au Maroc, a indiqué mardi le chef de la division des maladies transmissibles à la direction de l'épidémiologie et de lutte contre les maladies, Abdelkrim Meziane Bellefquih.

Le Maroc occupe ainsi la première place sur le continent en matière de vaccination contre la pandémie de Covid-19, a précisé M Bellefquih qui présentait le bilan bimensuel relatif à la situation épidémiologique.

Abordant la campagne nationale de vaccination ciblant tous les citoyens résidant au Maroc, y compris les étrangers en fonction des tranches d'âges et des catégories ciblées, le responsable a relevé que six semaines après le lancement de la campagne par le roi Mohammed VI, le Maroc a vacciné plus de 4 225 311 de personnes (dose 1) et 1 767 472 personnes (dose 2), soit un total de prés de 6 000 000 de doses injectées.



Par ailleurs, M. Bellefquih a fait état de la réception, au cours des deux dernières semaines, d’un sixième lot de vaccins, constitué de 500 000 doses du vaccin chinois Sinopharm, indiquant que de ce fait, le Maroc a réceptionné jusqu'à présent un total de 8,5 millions de doses : 6 millions de doses de Sinopharm et 2,5 millions d'Astrazeneca.

«Dans le même sillage, et pour préserver ces acquis et garantir l’acquisition de nouvelles doses dans la perspective de vacciner 30 millions de personnes, le ministère de la Santé vient d'attribuer en fin de semaine dernière l’autorisation d’utilisation d’urgence au vaccin russe Spoutnik, a-t-il fait savoir.

L'Organisation mondiale de la santé a félicité le Maroc pour sa campagne de vaccination. Sur twitter, le 3 mars dernier, la représentation à Rabat de l' OMS a indiqué que « le Maroc compte parmi les dix premiers pays qui ont réussi le défi de la vaccination contre la Covid-19 ».

Concernant la situation épidémiologique et selon le ministère de le Santé, prés de 490 000 cas positifs ont été enregistrés au Maroc depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès recensés au niveau national s'établi à 8 733, soit un taux de létalité d'environ 1,8%, contre un taux mondial de 2,2%. Toutefois, ces derniers jours le nombre de cas positifs repart à la hausse, les autorités de Santé font état d'une augmentation de 5,6%. Le taux de reproduction (R0) de la Covid-19 est de 1,05, alors qu'il était tout au long des dernières semaines en dessous de 1.

 


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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  • L'attaque a visé "des installations civiles et vitales, notamment l'aéroport international du Koweït, faisant un mort et des blessés, ainsi que des dégâts dans des installations vitales, dont des missions diplomatiques"
  • L'armée américaine a pour sa part affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne

WASHINGTON: Une personne a été tuée et plusieurs blessées au Koweït dans des attaques menées à l'aube par l'Iran, a indiqué le ministère koweïtien des Affaires étrangères.

L'attaque a visé "des installations civiles et vitales, notamment l'aéroport international du Koweït, faisant un mort et des blessés, ainsi que des dégâts dans des installations vitales, dont des missions diplomatiques", a dit le ministère dans un communiqué condamnant les "agressions iraniennes".

"La sécurité de l'État du Koweït, sa souveraineté ainsi que la sûreté de ses citoyens et des résidents sur son territoire constituent une ligne rouge", a-t-il ajouté.

L'armée américaine a pour sa part affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.