Mahmoud Abbas s'accroche au pouvoir et accuse son opposant Dahlane

Mohammed Dahlane a accusé mercredi soir le président Abbas, au pouvoir depuis 2005, d'avoir «échoué à faire ce qu'il avait promis» (Photo, Reuters).
Mohammed Dahlane a accusé mercredi soir le président Abbas, au pouvoir depuis 2005, d'avoir «échoué à faire ce qu'il avait promis» (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 18 mars 2021

Mahmoud Abbas s'accroche au pouvoir et accuse son opposant Dahlane

  • Les Palestiniens sont appelés à voter le 22 mai pour des législatives et le 31 juillet pour une présidentielle
  • «Tout ce qui préoccupe Abbas c'est de rester au pouvoir, de tourmenter ses opposants et de faire taire toute voix contraire»

GAZA: Le président palestinien Mahmoud Abbas veut «faire taire» ses détracteurs pour «rester au pouvoir», a accusé mercredi son rival Mohammed Dahlane, assurant sa détermination à représenter une «nouvelle voie» sans confirmer sa candidature à la présidentielle.

Les Palestiniens sont appelés à voter le 22 mai pour des législatives et le 31 juillet pour une présidentielle, les premiers scrutins en 15 ans dans les Territoires sur fond de divisions fratricides au sein du parti laïc Fatah du président Abbas, qui aura 86 ans à la fin du mois.

Mohammed Dahlane, un frondeur du parti exilé depuis des années aux Emirats arabes unis et qui a l'intention de présenter sa propre liste aux législatives, a accusé mercredi soir le président Abbas, au pouvoir depuis 2005, d'avoir «échoué à faire ce qu'il avait promis».

«Sous son règne, les divisions se sont renforcées et les conditions de vie des citoyens sont devenues déplorables», a-t-il affirmé dans un rare entretien, à la chaîne saoudienne Al-Arabiya réalisé dans son bureau d'Abou Dhabi, où il agit à titre de conseiller spécial de l'influent cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane (MBZ).

«Tout ce qui préoccupe Abbas c'est de rester au pouvoir, de tourmenter ses opposants et de faire taire toute voix contraire», a-t-il accusé, citant l'exemple de Nasser al-Kidwa, ancien chef de la diplomatie palestinienne, qui a été exclu la semaine dernière du Fatah après avoir notamment critiqué le leadership palestinien.

«Personne ne m'arrêtera, même si c'est quelqu'un d'important», a assuré M. Dahlane, sans annoncer sa candidature à la présidentielle du 31 juillet qui sera déterminée «en temps voulu dans le cadre de son mouvement», mais affirmant vouloir mettre fin aux divisions pour travailler à un «projet national pour le futur».

«Je n'ai pas arrêté de travailler au service des Palestiniens», a-t-il indiqué, en référence à l'envoi de quelque 60 000 doses de vaccins contre le coronavirus russe Spoutnik V depuis les Emirats arabes unis jusqu'à la bande de Gaza, territoire palestinien dont il est originaire et qui est sous contrôle depuis 2007 des islamistes du Hamas.

«Nous ne sommes pas des alliés du Hamas, mais au moins nous ne sommes pas en conflit avec eux», a ajouté M. Dahlane, dont l'un des membres de son «courant réformiste», Rachid Abou Chbak, est retourné cette semaine dans la bande de Gaza après des années en exil. 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.