Elections iraniennes: Rouhani accuse les conservateurs de saboter la levée des sanctions

Rohani a accusé ses opposants de la ligne dure de bloquer les négociations. (Photo, AFP)
Rohani a accusé ses opposants de la ligne dure de bloquer les négociations. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 18 mars 2021

Elections iraniennes: Rouhani accuse les conservateurs de saboter la levée des sanctions

  • Une série de manifestations à travers le pays contre les difficultés économiques et l'effondrement de la valeur du rial
  • Les conditions sont «optimales» pour faire annuler les sanctions américaines, affirme Rohani

DJEDDAH: Les partisans de la ligne dure en Iran ont été accusés mercredi de saboter l’avenir du pays, pendant que les leaders du régime se sont retournés les uns contre les autres avant les élections présidentielles serrées prévues pour juin.

Les citoyens iraniens ont organisé une série de manifestations à travers le pays contre les difficultés économiques graves et l'effondrement de la valeur du rial iranien.

Le président Hassan Rohani, qui n’est pas éligible à une réélection après deux mandats, a déclaré mercredi que les conditions sont «optimales» pour faire annuler les sanctions américaines qui paralysent l’économie iranienne.

Donald Trump a réimposé les sanctions en 2018, après avoir retiré les États-Unis du Plan d'action global conjoint (PAGC). L'accord de 2015 qui visait à freiner le programme nucléaire iranien, mais le président américain Joe Biden a révélé qu'il souhaite relancer l'accord.

Néanmoins, Rohani a accusé ses opposants de la ligne dure de bloquer les négociations. «C'est une grande trahison envers la nation iranienne qu’une faction ou une personne retarde la fin des sanctions, ne serait-ce que d'une heure», a signalé Rohani. «La petite minorité qui fait obstacle à cette initiative doit arrêter ses actes destructeurs».

L'allié de Rohani, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, avertit que si des progrès ne sont pas réalisés rapidement dans le dossier du rétablissement de l'accord nucléaire, la diplomatie serait interrompue pendant des mois, jusqu’aux élections présidentielles du 18 juin.

Mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a accusé la campagne pré-électorale iranienne d’entraver la relance de l’accord nucléaire.

Pendant ce temps-là, les manifestations se multiplient dans tout le pays contre l’effondrement économique. Au cours des deux derniers jours, des rassemblements ont eu lieu à Téhéran, Karaj, Ispahan, Tabriz, Ahvaz, Rasht, Khorramabad, Arak et Kermanshah.

L'inflation augmente à mesure que le régime imprime des billets de banque dans le but de combler son déficit budgétaire. La monnaie nationale, le rial, a perdu plus de 80% de sa valeur, et de nombreux Iraniens, en particulier les retraités qui bénéficient de pensions, vivent en dessous du seuil de la pauvreté.

Les manifestants scandent des slogans tels que «Les prix élevés et l'inflation tuent les gens» et «Notre pays possède des trésors mais nos retraités vivent dans la misère».

Les retraités ont été rejoints dans leurs manifestations par le personnel de la municipalité de Behbahan dans le sud-ouest de l'Iran, les employés de la société Pars Metal, des producteurs laitiers ainsi que des employés de la société de distribution d'électricité de Téhéran. Ils ont organisé un sit-in devant le parlement.

Même les médias sous le contrôle de l'État ont averti le régime que le mécontentement prend de l’ampleur, et qu'il est susceptible d'éclater une fois les mesures relatives au Covid-19 levées.

Le quotidien Jahan-e Sanat a déclaré: «Lorsque la société sera libérée des griffes de cette maladie, les échecs politiques, sociaux et économiques auront des répercussions destructrices pour leurs auteurs».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.