Syrie: les unités de soins intensifs dédiées à la Covid-19 à Damas saturées

Les zones sous le contrôle du pouvoir de Damas --environ deux tiers du territoire-- ont officiellement enregistré 16 776 cas de coronavirus, dont un peu plus d'un millier de morts.(AFP)
Les zones sous le contrôle du pouvoir de Damas --environ deux tiers du territoire-- ont officiellement enregistré 16 776 cas de coronavirus, dont un peu plus d'un millier de morts.(AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 19 mars 2021

Syrie: les unités de soins intensifs dédiées à la Covid-19 à Damas saturées

  • Depuis le début de la pandémie c'est la première fois que les autorités syriennes font une telle annonce, même si récemment elles ont fait état d'une hausse des contaminations et appelé le public à respecter les mesures de précaution
  • «Le taux d'occupation des lits en soins intensifs pour les malades atteints du coronavirus dans les hôpitaux publics a atteint les 100% à Damas», a indiqué le directeur du département des urgences au ministère de la Santé, Tawfiq Hassaba

DAMAS: Les unités de soins intensifs dédiées au coronavirus dans la capitale syrienne sont arrivées à saturation et le taux d'occupation a atteint les 100%, a annoncé jeudi un responsable du ministère de la Santé.

Depuis le début de la pandémie c'est la première fois que les autorités syriennes font une telle annonce, même si récemment elles ont fait état d'une hausse des contaminations et appelé le public à respecter les mesures de précaution.

"Le taux d'occupation des lits en soins intensifs pour les malades atteints du coronavirus dans les hôpitaux publics a atteint les 100% à Damas", a indiqué le directeur du département des urgences au ministère de la Santé, Tawfiq Hassaba, interrogé par l'agence officielle Sana.

"Un certain nombre de patients contaminés par le virus et qui ont besoin de soins intensifs ont été transférés vers d'autres provinces", précise le responsable, pointant du doigt "une forte hausse de la propagation locale" du virus.

Les zones sous le contrôle du pouvoir de Damas --environ deux tiers du territoire-- ont officiellement enregistré 16 776 cas de coronavirus, dont un peu plus d'un millier de morts.

Des médecins et des organisations onusiennes estiment toutefois que le nombre de cas pourrait être plus élevé, notamment en raison du nombre limité de tests.

Damas a rejoint l'initiative Covax de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui vise à aider les pays les plus pauvres à obtenir le vaccin.

Dans un premier temps, l'OMS, l'Unicef et l'Alliance du Vaccin (Gavi) ont pour objectif de fournir plus d'un million de doses du vaccins AstraZeneca pour couvrir 3% de la population dans les zones gouvernementales et celles du nord-est (sous contrôle kurde).

"La première administration de vaccins est prévue d'ici la fin du premier trimestre 2021, ou le prochain trimestre au plus tard", a indiqué jeudi le bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) dans un rapport avec l'OMS.

Le rapport souligne "la fragilité du système de santé syrien et son manque de personnel", dans un pays où la guerre n'a pas épargné les infrastructures médicales.

Le président Bachar al-Assad et son épouse ont annoncé le 8 mars avoir été testés positifs à la Covid-19. Mais ils sont "en voie de guérison" a annoncé la présidence mercredi.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.