Un Suédois proche de la mort après des mois d'isolement en Iran, selon des experts de l'ONU

Ahmadreza Djalali est dans un état critique et près de mourir, après des mois d'isolement prolongé dans une cellule en prison, ont déclaré des experts des droits humains de l'ONU. (Fichier/AFP)
Ahmadreza Djalali est dans un état critique et près de mourir, après des mois d'isolement prolongé dans une cellule en prison, ont déclaré des experts des droits humains de l'ONU. (Fichier/AFP)
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Publié le Vendredi 19 mars 2021

Un Suédois proche de la mort après des mois d'isolement en Iran, selon des experts de l'ONU

  • «Des problèmes de santé l'ont empêché de s'alimenter correctement, entraînant une perte de poids dramatique», ont affirmé les experts de l’ONU
  • Ahmadreza Djalali, médecin et conférencier au Karolinska Institute de Stockholm, a été arrêté en Iran en 2016 et condamné à la peine de mort pour espionnage

GENÈVE: Le scientifique suédo-iranien Ahmadreza Djalali, condamné à mort en Iran pour espionnage, se trouve dans un état critique et est proche de la mort, après des mois d'isolement dans une cellule, ont déclaré jeudi des experts des droits humains de l'ONU.

«La situation de Djalali est vraiment horrible», ont affirmé ces experts. Appelant à sa libération par l’Iran, ils ont précisé qu’il avait été détenu à l’isolement total pendant plus de cent jours, les responsables de la prison l’exposant à des lumières très intenses 24h/24 pour le priver de sommeil.

 «Des problèmes de santé l'ont empêché de s'alimenter correctement, entraînant une perte de poids dramatique», ont souligné les experts, au nombre desquels figurent les rapporteurs spéciaux de l'ONU chargés de suivre la question des exécutions arbitraires, des détentions arbitraires et de la torture en Iran.

«Sa situation est si difficile qu'il aurait du mal à s’exprimer. Nous sommes révoltés et affligés par la maltraitance inhumaine que subit M. Djalali.»

Une requête faite à la mission diplomatique iranienne à Genève, demandant des précisions sur son état de santé, n'a pas reçu de réponse immédiate.

Ahmadreza Djalali, médecin et conférencier au Karolinska Institute de Stockholm, la capitale suédoise, a été arrêté en Iran en 2016, puis déclaré coupable d'espionnage. Il est accusé d'avoir fourni des informations à Israël afin que leurs services secrets assassinent des scientifiques travaillant dans le domaine du nucléaire. La Cour suprême iranienne a confirmé en 2017 sa condamnation à mort.

Les experts de l'ONU déclarent que la condamnation et la sentence prononcée contre le scientifique sont fondées sur des aveux extorqués sous la torture et après un procès inéquitable. «Son traitement est emblématique de l’utilisation systématique par l’Iran de l’isolement cellulaire ʺpour punir et faire pression sur les détenusʺ, afin de recueillir des aveux forcés», ont-ils précisé.

Des militants des droits de l'homme ont accusé l'Iran d'avoir emprisonné un certain nombre de binationaux pour tenter d’obtenir des concessions d'autres pays. Téhéran a régulièrement rejeté ces accusations et affirme que son système judiciaire est équitable.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com

 


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.