Maroc: manifestation contre des expulsions de cultivateurs à la frontière algérienne

Les agriculteurs marocains manifestent dans la ville de Figuig le 18 mars 2021, après que les autorités algériennes ont expulsé les producteurs de dattes du territoire algérien. (Photo, AFP)
Les agriculteurs marocains manifestent dans la ville de Figuig le 18 mars 2021, après que les autorités algériennes ont expulsé les producteurs de dattes du territoire algérien. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 19 mars 2021

Maroc: manifestation contre des expulsions de cultivateurs à la frontière algérienne

  • Cette expulsion a suscité des tensions dans cette petite bourgade célèbre pour son oasis
  • Une trentaine de familles ont été concernées par ces expulsions

FIGUIG, MAROC : Plusieurs centaines de manifestants ont défilé jeudi à Figuig, au sud-est du Maroc, pour protester contre l'expulsion par l'Algérie d'agriculteurs marocains traditionnellement autorisés à cultiver des dattes dans cette zone frontalière.

Cette expulsion a suscité des tensions dans cette petite bourgade célèbre pour son oasis où une foule en colère constituée d'hommes, de femmes et d'enfants – 4 000, selon les manifestants –  ont marché pendant deux heures en scandant des slogans comme « nos terres sont marocaines, pas algériennes ». Tous les commerces ont fermé pour une opération « ville morte ».

Une trentaine de familles ont été concernées par ces expulsions.

Les autorités algériennes avaient accordé aux « « paysans marocains exploitant ces terres algériennes un délai convenu pour évacuer les lieux » et tous les accès frontaliers ont été fermés mercredi à minuit comme annoncé, selon une dépêche de l'agence officielle algérienne APS diffusée dans la nuit de mercredi à jeudi.

Côté marocain, les autorités régionales ont organisé cette semaine une réunion avec la population concernée pour « "examiner les solutions possibles pour atténuer les répercussions » de cette décision « temporaire et conjoncturelle », selon un communiqué officiel diffusé par le site marocain Media24.

Les manifestants comptaient se rendre jeudi jusqu'à la frontière près de la zone agricole disputée d'Arjal (dite Ouahat Laaroda en Algérie) mais ont été arrêtés sur la route par un imposant barrage policier.

« Gouvernement marocain zéro », ont scandé les manifestants massés autour d'un triporteur tirant une boite noire en forme de cercueil.

De nombreux jeunes défilaient aux côtés des agriculteurs pour dénoncer le manque de travail dans cette région enclavée située dans une zone de désert et de montagnes.

« Ça fait trente ans que l'Algérie et le Maroc nous laissaient cultiver sans problème et maintenant on ne sait pas à qui s'adresser », a déclaré Abdelmalik Boubekri, un cultivateur de 71 ans, très en colère d'avoir dû abandonner la parcelle de dattiers qui faisait vivre toute sa famille.

La frontière entre l'Algérie et le Maroc est fermée depuis 1994, les rapports entre les deux pays sont plombés depuis quarante ans par la question du Sahara occidental, avec un regain récent de tensions suscité par les efforts déployés par Rabat pour légitimer ses positions dans l'ancienne colonie espagnole.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.