Hémon, une création mondiale de Zad Moultaka à l’Opéra du Rhin

Tableau de la scénographie de Hémon à l’Opéra national du Rhin (DR)
Tableau de la scénographie de Hémon à l’Opéra national du Rhin (DR)
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Hémon, une création mondiale de Zad Moultaka à l’Opéra du Rhin

  • Ouvrant le festival ARSMONDO, c’est un regard contemporain et décalé à plus d’un égard qu’offraient Zad Moultaka et Paul Audi, à travers leurs travaux complémentaires, sur le personnage d’Hémon dans la tragédie fondamentale de Sophocle, Antigone
  • L’usage inédit du quart de ton emprunté à la musique orientale ajoute au caractère énigmatique et à l’incertitude qui règnent sur l’ensemble de la pièce

BEYROUTH : L’édition 2021 du festival multidisciplinaire ARSMONDO, consacré cette année au Liban, s’est ouverte hier, samedi 20 mars, à l’Opéra national du Rhin, avec Hémon, mis en scène et en musique par l’artiste et compositeur Zad Moultaka sur un livret en neuf tableaux du philosophe Paul Audi. La représentation a eu lieu devant un nombre limité de spectateurs, notamment des journalistes. Sa diffusion en direct sur France Musique à 20h dans l'émission "Samedi à l'Opéra" de Judith Chaine répondait au choix de ne pas publier de vidéo du spectacle et d’en réserver la primeur à une prochaine représentation physique, quand la situation sanitaire et le calendrier le permettraient. Une retransmission vidéo aurait à l’évidence étouffé la dimension de l’œuvre.

Une décision « d’honorer le meilleur du Liban »

« La décision de consacrer l’édition 2021 du festival multidisciplinaire ARSMONDO au Liban remonte au printemps 2019 », a souligné Christian Longchamp, le directeur artistique d’ARSMONDO. Cette édition numérique du festival, qui s’est imposée comme une gageure en raison de la pandémie, ne comptera pas moins de 48 événements, dont 30 originaux, parmi lesquels la première que constitue la représentation de Hémon à l’Opéra national du Rhin. « La décision d’honorer le meilleur du Liban a été prise bien avant le soulèvement démocratique du 17 octobre 2019, bien avant l’effroyable double explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020, bien avant la nouvelle crise économique, sans pareille depuis 1990, qui traumatise ses habitants, bien avant la pandémie de la Covid-19, bien avant l’assassinat infâme de l’intellectuel Lokman Slim dans la nuit du 4 février 2021.

Compte tenu de ces événements dramatiques survenus depuis dix-huit mois, c’est donc avec une urgence plus grande encore que nous avons tout fait pour que cette édition 2021 d’Arsmondo ait bel et bien lieu » a précisé Longchamp.

Du « sursis » au « sursaut »

Ouvrant le festival, c’est un regard contemporain et décalé à plus d’un égard qu’offraient Zad Moultaka et Paul Audi, à travers leurs travaux complémentaires, sur le personnage d’Hémon dans la tragédie fondamentale de Sophocle, Antigone. Ce personnage somme toute secondaire, fils d’Eurydice et du roi de Thèbes, Créon, est le fiancé d’Antigone qui va s’opposer à Créon, au péril de sa vie, en donnant une sépulture à son frère malgré l’interdiction du roi. Dans la version initiale de la tragédie, Hémon est un jeune homme fragile qui va se suicider en apprenant la mort d’Antigone. Revisitant ce destin, Paul Audi explique avoir imaginé Hémon, « en sursis » tout au long des événements sur lesquels il n’a aucune prise, avoir un « sursaut » final qui va l’opposer à son père. Cet Hémon-là ne se suicidera pas. Il se retournera contre l’autorité à son tour et refusera la succession du trône. Par ce désistement, il se transforme en anti-héros, anti-fragile, qui fait le choix de la vie quand la mort est sa seule issue. Mais à quel prix ? Cette complexité du personnage, partagé entre le devoir de respecter l’autorité qu’il est appelé à faire respecter à son tour, et l’amour d’une femme que cette même autorité a anéantie, fait de lui une figure éminemment contemporaine qui va faire un cheminement initiatique jusqu’à briser ses chaînes. 

Réminiscences de la « dabké » et des soulèvements de Beyrouth

Réalisant d’un même élan la mise en scène et la musique, fait assez rare dans les créations d’opéras, Zad Moultaka affirme, dans le débat qui a suivi le spectacle, avoir modifié la scénographie au fil de l’écriture musicale. Au cours de cette période de création et de gestation, il confie avoir été impressionné par le soulèvement de l’automne 2019 à Beyrouth. Traversant le centre de la ville, il a vu la foule taper sur les murs et les barrières : « j’ai été impressionné par cette violence qui n’était plus tournée contre l’autre, comme ce fut le cas pendant la guerre, mais contre soi-même, ce qui lui donnait une puissance cathartique » souligne-t-il, ajoutant avoir été frappé par le fait que l’un des principaux slogans de ces manifestations était « change-toi toi-même ». Les sons enregistrés dans ces mouvements vont s’intégrer à l’opéra où l’on entend le chœur, dans le 6ème tableau, taper sur le pied des pupitres pour exprimer sa colère à la mort d’Antigone dans un effroyable grondement. Le compositeur évoque également des réminiscences de la dabké, danse folklorique tellurique de la campagne libanaise où il lui semble que les danseurs tapent la terre du pied comme pour y prendre racine. La scénographie est sombre, mystérieuse, soutenant l’incertitude dans un huis-clos tragique jusqu’au dénouement.

Nuances de la fragilité

Cette tension est palpable dans la musique elle-même, et le chef d’orchestre libano-polonais Bassam Akiki fait part de la difficulté pour l’orchestre et le chœur de soutenir une même ligne musicale tout au long des deux premiers tableaux. Akiki s’attarde par ailleurs sur l’usage inédit du quart de ton emprunté à la musique orientale et l’apport de cette nuance sonore au caractère énigmatique et à l’incertitude qui règne sur l’ensemble de la pièce. Le contre-ténor Raffaele Pe, qui porte le rôle de Hémon, relève pour sa part le défi de chanter dans les basses au début de l’opéra avant de regagner sa zone de confort dans les gammes élevées au moment du dénouement. On aurait pu penser qu’au regard du caractère fragile du personnage, il aurait été plus logique que les premiers tableaux soient chantés en contre-ut jusqu’à la transfiguration finale où la colère et la vigueur nouvelle d’Hémon s’exprimeraient sur un mode supposé plus viril. Mais Moultaka a fait le choix inverse. Jouant volontairement sur l’ambiguïté, faisant triompher une force au sein même de la fragilité, loin des dualités convenues, il invite « au dialogue en un éloge de la nuance ».


Le festival d'Avignon «n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien», selon le maire de la ville

Tiago Rodrigues (à gauche), directeur artistique du Festival d'Avignon, et Françoise Nyssen (à droite), présidente de l'Association pour la gestion du Festival d'Avignon, s'adressent à la presse en marge de la visite de la ministre française de la Culture au centre social et culturel La Croix des Oiseaux à Avignon, dans le sud de la France, le 24 juillet 2025. (AFP)
Tiago Rodrigues (à gauche), directeur artistique du Festival d'Avignon, et Françoise Nyssen (à droite), présidente de l'Association pour la gestion du Festival d'Avignon, s'adressent à la presse en marge de la visite de la ministre française de la Culture au centre social et culturel La Croix des Oiseaux à Avignon, dans le sud de la France, le 24 juillet 2025. (AFP)
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  • "J'ai été un peu choqué l'été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne", a-t-il déclaré
  • "Il y a parfois à l'occasion du festival des voix qui s'expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser", a-t-il ajouté

PARIS: Le nouveau maire divers droite d'Avignon, Olivier Galzi, a estimé mardi que le drapeau palestinien n'avait pas sa place lors du festival de théâtre qui se tient chaque été dans sa ville, estimant que la culture devait "rassembler" et non "diviser".

"Le festival n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien", a jugé sur France Inter l'ex-journaliste, regrettant que lors de l'édition de 2025 du festival, une des plus célèbres manifestations de théâtre au monde, les références à la défense de la cause palestinienne aient été trop présentes.

"J'ai été un peu choqué l'été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne", a-t-il déclaré.

"Il y a parfois à l'occasion du festival des voix qui s'expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser", a-t-il ajouté, précisant que "quand vous mettez cette question (de la cause palestinienne, NDLR) sur le devant de la scène, ça crée de la division".

En 2025, année où la langue arabe était à l'honneur, le festival avait été marqué par plusieurs actions de militants de la défense de la cause palestinienne.

Une tribune intitulée "Nouvelle déclaration d'Avignon" avait été signée par plus d’une centaine d’artistes du monde théâtral et publiée dans Télérama en juillet pour dénoncer "le massacre de masse en cours ayant déjà tué un nombre effroyable d’enfants".

"Nous dénonçons la politique destructrice de l’État d'Israël. Nous appelons à la reconnaissance de l’État palestinien, à l'application des sanctions prévues par le droit international, à la suspension de l'accord d'association UE-Israël, et à l'arrêt de la criminalisation des prises de parole et des associations soutenant la cause palestinienne", avaient plaidé ces acteurs de la culture dont le chorégraphe et danseur Radouan Mriziga, Olivier Py, ex-directeur du Festival d’Avignon (2013-2022) et actuel directeur du Théâtre du Châtelet à Paris, l'écrivain Édouard Louis ou encore l'actuel directeur du festival d'Avignon Tiago Rodrigues.

Ce dernier avait également été présent à la lecture de cet appel, sans toutefois prendre la parole, sur la place du Palais des Papes où plusieurs drapeaux palestiniens avaient été déployés.

Le budget du festival est d'environ 16 millions d'euros, parmi lesquels figurent quelque deux millions de subventions partagés environ à parts égales entre la ville et la métropole d'Avignon, dont Olivier Galzi est également à la tête.

Quarante-sept spectacles (près de 300 représentations), dont 30 créations, sont au menu de la 80e édition de ce grand rendez-vous du théâtre international qui se tiendra du 4 au 25 juillet et mettra à l'honneur la Corée du Sud.


"Patrimoine majeur" ou passoire énergétique : la rénovation de l'immeuble Mouchotte à Paris divise

Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
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  • Le projet de rénovation de l’immeuble Immeuble Mouchotte, classé passoire énergétique, divise les habitants entre rénovation lourde de la façade et solutions plus légères pour préserver ce patrimoine des années 1960
  • Une association demande son inscription aux monuments historiques pour éviter une transformation jugée coûteuse, écologique­ment discutable et menaçant sa valeur architecturale

PARIS: Le projet de rénovation de l'immeuble Mouchotte, emblématique de l'architecture parisienne des Trente Glorieuses, mais classé comme passoire énergétique, inquiète une partie de ses résidents qui demande son inscription aux monuments historiques.

"Une véritable catastrophe architecturale, financière, écologique et culturelle !" : l'association d'habitants Sauvons Mouchotte a lancé une pétition en ligne pour demander au ministère de la Culture l'inscription "en urgence" de l'immeuble au titre des monuments historiques. Le texte a recueilli plus de 12.000 signatures depuis octobre 2025.

Cette longue barre en verre et en métal du 14e arrondissement, qui fête ses 60 ans, compte 17 étages, 13 escaliers, 753 logements et quelque 2.500 habitants.

Comme la tour Montparnasse voisine, fermée pour travaux le 31 mars, l'immeuble Mouchotte, conçu par Jean Dubuisson, architecte du Musée national des arts et traditions populaires à Paris, est typique du style années 1960.

Le bâtiment, équipé de simple vitrage et d'huisseries en aluminium, n'a jamais été restauré et fait l'objet d'un projet de rénovation pour une moitié de sa façade.

Cet ensemble de logements sociaux à l'origine se divise, depuis 2017, en deux parties gérées différemment : le 8-20 rue du Commandant René-Mouchotte (436 logements appartenant à des propriétaires individuels), pas concerné par le projet, et le numéro 26 de cette rue (317 appartements, dont 172 appartiennent au bailleur intermédiaire In'li et les autres à des propriétaires individuels).

Ce sont les 10.000 m2 de façade du "26" qui doivent être rénovés, car, avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) F, il est considéré comme une passoire énergétique. Sans travaux, les appartements seront interdits à la location en 2028.

Deux projets ont été présentés aux copropriétaires lors de la dernière assemblée générale en 2025 : une rénovation "légère" et une "lourde", qui impliquerait le remplacement total de la façade à l'identique par des matériaux neufs.

- "Patrimoine majeur" -

Sauvons Mouchotte craint qu'In'li, avec ses 47% de droits de vote, privilégie cette solution.

Ce serait "une décision aberrante", s'alarme auprès de l'AFP la fondatrice de l'association, Nathalie Amar, également avocate.

"L'idée de détruire la façade en aluminium d'origine pour la refaire à l'identique, toujours en aluminium, est un immense gâchis écologique", s'indigne-t-elle un matin ensoleillé de fin mars, sur la dalle au pied du bâtiment.

En outre, "le coût global du projet, présenté à 11 millions d'euros, est largement sous-évalué selon de nombreux professionnels" consultés par l'association, qui prédit plutôt 25 à 30 millions.

L'association met aussi en doute le DPE F de l'immeuble, puisque le "8-20", conçu à l'identique et jamais refait non plus, est diagnostiqué E.

L'inscription aux monuments historiques permettrait de "sauvegarder ce patrimoine architectural majeur", souligne Sauvons Mouchotte.

Michel Sebald, architecte et habitant de l'immeuble, a déposé une demande d'inscription aux monuments historiques à la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France.

Dans son salon au 13e étage, avec une vue spectaculaire sur Paris, il évoque les "éléments exceptionnels" de la façade actuelle, où "il n'y a pas un point de rouille !"

- "L'été, ça tape" -

"Pourquoi tout casser ?", se désole l'architecte, alors qu'"il existe des solutions intelligentes, minimes et pas chères".

Les opposants à une rénovation lourde, qui reconnaissent que "l'été, ça tape" et "l'hiver, il fait froid quand il y a du vent", préfèreraient des travaux moins invasifs.

"On peut avoir une restauration énergétique correcte en mettant les bons éléments, le bon vitrage, les bons stores, la VMC (système d'aération, NDLR)...", estime Nadia Coutsinas, archéologue de 51 ans qui réside là depuis ses 6 ans.

In'li se dit "plutôt favorable" à une rénovation complète de la façade, indique El Houssine Tabou, directeur de la proximité du bailleur. Il relève "un inconfort important toute l'année" qui entraîne "des consommations d'énergie et des charges élevées".

Si l'immeuble était inscrit aux monuments historiques, "ça redessinerait un peu les lignes, peut-être les techniques d'intervention", note-t-il. "Mais la protection architecturale n'empêche pas une amélioration énergétique", ajoute-t-il.

L'association attend désormais le 8 avril et la prochaine assemblée générale des copropriétaires du "8-20", auxquels sera aussi présenté un projet de remplacement de leur façade.

S'ils s'y opposent, Sauvons Mouchotte aura un argument supplémentaire. "Vous imaginez, visuellement, si on change la façade et pas eux ?", s'interroge Nathalie Amar.


Paris accueille la 11e édition de la Modest Fashion Week : une vitrine mondiale de créativité et d’inclusion

La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
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  • Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie
  • À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style

PARIS: La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste.

Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie. À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style.

Une scène internationale en pleine effervescence

Cette édition réunira des créateurs venus des quatre coins du monde, notamment des États-Unis, de Turquie, du Nigeria, d’Indonésie, du Royaume-Uni, de France et d’Australie. Tous présenteront des collections qui marient héritage culturel et design contemporain.

Des marques établies aux talents émergents, les participants illustrent l’évolution rapide d’un secteur autrefois considéré comme de niche. Aujourd’hui, la mode modeste s’affirme comme un segment dynamique, porté par une clientèle mondiale en quête d’élégance, d’authenticité et de diversité.

Selon Ozlem Sahin, directrice générale de Modest Fashion Weeks by Think Fashion, « cet événement dépasse le cadre d’un simple défilé. Il s’agit d’un mouvement mondial qui relie créativité, héritage et opportunités économiques, tout en s’inscrivant dans une démarche éthique et durable ».

Une visibilité mondiale et des opportunités économiques

La Paris Modest Fashion Week attire chaque année un public influent composé d’acheteurs internationaux, de médias et d’influenceurs. Avec une portée médiatique estimée à plus de deux milliards de personnes et un réseau de plus de 1 000 partenaires, l’événement offre une vitrine exceptionnelle aux marques participantes.

Il constitue également un point de rencontre stratégique pour les acteurs de l’industrie souhaitant développer leur présence sur les marchés européens, moyen-orientaux, asiatiques et américains.

Une expérience immersive portée par des partenaires clés

L’édition 2026 promet une expérience multisensorielle grâce à des collaborations avec plusieurs partenaires. Des marques spécialisées dans la beauté, la parfumerie et le bien-être contribueront à enrichir les défilés, en y apportant une dimension sensorielle et artistique supplémentaire.

Cette synergie entre mode, beauté et innovation reflète l’esprit collaboratif qui caractérise aujourd’hui l’écosystème de la mode modeste à l’échelle mondiale.

Pendant trois jours, les visiteurs assisteront à 30 défilés et participeront à 8 conférences consacrées aux enjeux majeurs du secteur, tels que la durabilité, l’innovation et le commerce international.

Un espace B2B dédié permettra également aux créateurs, distributeurs et investisseurs de nouer des partenariats et de favoriser des collaborations transfrontalières.

Depuis sa création en 2016 à Istanbul, la Modest Fashion Week s’est imposée comme un acteur clé du développement de cette industrie. Présente dans plusieurs capitales mondiales, elle accompagne la montée en puissance d’une mode qui conjugue identité, culture et modernité.

À Paris, cette 11e édition s’annonce comme une nouvelle étape dans l’affirmation d’une mode sans frontières, où l’inclusivité et la créativité occupent une place centrale.

Alors que l’industrie de la mode évolue vers des modèles plus responsables et diversifiés, la mode modeste s’impose comme l’un des moteurs de cette transformation, attirant une audience toujours plus large et internationale.