Israël polarisé à la veille de nouvelles élections, en mode «vaccination»

Panneau de campagne pour le parti travailliste Meretz à tel-Aviv. (AFP)
Panneau de campagne pour le parti travailliste Meretz à tel-Aviv. (AFP)
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Publié le Lundi 22 mars 2021

Israël polarisé à la veille de nouvelles élections, en mode «vaccination»

  • Divisé, Israël votera mardi pour ses quatrièmes élections législatives en moins de deux ans sur fond d'intense campagne de vaccination contre la Covid-19
  • Lors du dernier scrutin en mars 2020, la pandémie n'en était qu'à ses balbutiements en Israël qui avait déployé des bureaux de vote spéciaux pour les quelques personnes en quarantaine, de retour de l'étranger

TEL-AVIV: Gouvernement de droite mené par Benjamin Netanyahu ou coalition contre lui? Ou encore une nouvelle impasse? Divisé, Israël votera mardi pour ses quatrièmes élections législatives en moins de deux ans sur fond d'intense campagne de vaccination contre la Covid-19.

Lors du dernier scrutin en mars 2020, la pandémie n'en était qu'à ses balbutiements en Israël qui avait déployé des bureaux de vote spéciaux pour les quelques personnes en quarantaine, de retour de l'étranger.

Un an plus tard, l'Etat hébreu sort la tête de l'eau à la faveur d'une vaste campagne de vaccination ayant permis d'administrer les deux doses de vaccin nécessaires à 49% de la population. Une "victoire", clame haut et fort le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, vacciné lui-même mais toutefois pas immunisé contre une défaite électorale.

L'année écoulée a aussi été marquée par l'ouverture du procès contre le Premier ministre pour "corruption" et "abus de pouvoir", qui a servi de cri de ralliement à un mouvement de contestation sociale à travers le pays, incarné par des manifestations le samedi soir devant sa résidence de Jérusalem.

A moins de 24 heures de ces nouvelles élections, deux grands camps s'affrontent: les pro et les anti-Netanyahu. Mais comme le système électoral à la proportionnelle favorise l'accès au Parlement des petits partis, chaque camp se subdivise.

"Les discussions sur la corruption ont remplacé tous les anciens débats. Mais cela n'a pas semblé nuire à Netanyahu", note lundi le journal le plus vendu de la presse israélienne, le Yediot Aharonot.

Les derniers sondages créditent le Likoud (droite) de M. Netanyahu de la première place avec environ une trentaine de sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement, suivi de la formation Yesh Atid ("Il y a un avenir") du centriste Yaïr Lapid, des partis de droite dirigés par Gideon Saar et Naftali Bennett avec chacun près de dix sièges, et près d'une dizaine d'autres formations...

Dans sa quête du Graal pour obtenir la majorité de 61 députés afin de former un gouvernement et d'éviter la tenue d'un nouveau scrutin, Benjamin Netanyahu compte faire alliance avec la droite religieuse et l'extrême droite, et Yaïr Lapid avec des partis de la gauche, du centre et de la droite déçue par le Premier ministre.

"La question est de savoir s'il y aura un résultat permettant de donner à l'un des deux camps --les partis pro-Netanyahu et ceux tentant de former une coalition sans Netanyahu-- un avantage clair. A l'heure actuelle, il semble qu'aucun des deux camps ne puisse y parvenir", note Dahlia Scheindlin, spécialiste des sondages politiques en Israël.

Malgré tout, estime-t-elle, Benjamin Netanyahu a pour l'heure le "plus de chance" de rester Premier ministre au terme de ces élections.

La carte Bennett 

Pour former son gouvernement de droite tant souhaité, Benjamin Netanyahu compte sur les appuis de deux partis ultra-orthodoxes et sur la nouvelle formation "Sioniste religieux" menée notamment par Itamar Ben Gvir, une personnalité phare de l'extrême droite israélienne, qui pourrait faire son entrée au Parlement.

Entouré de ses gardes du corps et le visage barré d'un masque sanitaire, le Premier ministre a fait une visite surprise lundi après-midi dans le marché central de Mahané Yehuda à Jérusalem, sous les vivats de ses supporters. 

"Il ne nous manque que deux sièges" pour former le gouvernement, a-t-il relevé, lançant à la foule: "Allez voter" pour le Likoud.

Pour un gouvernement, Netanyahu devrait avoir besoin de l'appui de Naftali Bennett, chef de la droite radicale, mais sans que ce dernier n'obtienne un trop bon score électoral, qui risquerait de le placer en position de force pour s'imposer comme possible Premier ministre à la place de M. Netanyahu.

Depuis le début de la campagne, M. Bennett entretient le flou sur ces intentions, se montrant à la fois critique de la gestion de M. Netanyahu mais proche de son idéologie.

Dimanche soir, M. Bennett s'est présenté sur le plateau d'une grande chaîne de télévision pour "signer" un document stipulant qu'il ne rejoindrait pas un gouvernement dirigé par Yaïr Lapid, sans s'engager toutefois concernant M. Netanyahu.

Si les anti-Netanyahu n'arrivent pas, de leur côté, à atteindre le nombre crucial de 61 députés, ils devront voir comment --si possible-- se rapprocher de M. Bennett ou de partis arabes pour déloger "le roi Bibi", surnom que donnent ses partisans au Premier ministre.

Et si aucun camp n'arrive à former un gouvernement, Benjamin Netanyahu reste de facto Premier ministre. Pour Gideon Rahat, professeur de sciences politiques à l'université hébraïque de Jérusalem, point de doute: "Netanyahu est prêt à une cinquième, sixième ou septième élection".


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.