Une journaliste française accuse des partisans d'Erdogan de menaces de mort

Claire Koc dénonce les menaces en ligne auxquelles sont soumis sa famille et d'autres immigrés turcs de la part des ultra-nationalistes turcs, alors qu'ils tentent de s'intégrer dans la société française. (Shutterstock)
Claire Koc dénonce les menaces en ligne auxquelles sont soumis sa famille et d'autres immigrés turcs de la part des ultra-nationalistes turcs, alors qu'ils tentent de s'intégrer dans la société française. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 24 mars 2021

Une journaliste française accuse des partisans d'Erdogan de menaces de mort

  • Claire Koc, une immigrée turque de deuxième génération qui fait l’éloge de l’assimilation française, fait l’objet d’une campagne de menaces d’«ultranationalistes fous» sur Twitter
  • La journaliste a déposé une plainte pénale après avoir été accusée d'avoir «trahi la Turquie» avec la publication de son nouveau livre Claire, le prénom de la honte

LONDRES: Une journaliste et immigrée turque de la deuxième génération, qui a écrit un livre racontant son expérience d’intégration en France, a accusé les partisans du président Recep Tayyip Erdogan de l’avoir menacée de mort.

Claire Koc, 37 ans, a déposé une plainte pénale après avoir été accusée d'avoir «trahi la Turquie», à la suite de la publication de son nouveau livre Claire, le prénom de la honte.

Son avocat a déclaré que de nombreuses menaces avaient été proférées par des militants d'Erdogan basés en France, et que certains recherchaient l'adresse de son domicile.

Claire Koc, qui travaille comme journaliste pour une chaîne publique française, a décrit dans son livre la colère dont sont l’objet sa famille et d’autres immigrants turcs, en raison de leur volonté de s’assimiler au mode de vie français.

Elle a affirmé au quotidien français Le Figaro que, lorsque les médias ont parlé de son livre, elle «a commencé à recevoir un tas d'insultes, notamment sur Twitter. Puis des menaces…». Certains de ces propos étaient particulièrement horribles. Elle a reçu un torrent de messages ignobles évoquant la volonté d’utiliser contre elle de «vraies balles», et l’accusant de «trahison envers son pays».

Un message qui l'accusait d'être une traîtresse était accompagné d'un drapeau turc et d'une tête de loup gris, une référence claire à l'emblème du mouvement nationaliste turc d'extrême droite Les Loups gris, interdit en France en 2020. 

Koc a déclaré que d’autres messages cherchaient à la dépeindre comme un membre secret du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme un groupe terroriste par le gouvernement turc, et avec lequel elle affirme n’avoir absolument aucun lien.    

«En me décrivant comme une terroriste kurde, ces ultranationalistes fous m'ont collé une cible dans le dos», a-t-elle déclaré. «C’est effrayant parce qu’il n’y a pas de fin à cela.»

Son avocat a déclaré: «Ces personnes ne plaisantent pas. Quand ils vous décrivent soit comme un traître, soit comme un terroriste, et qu’ils essaient de manière récurrente de trouver votre adresse, c'est très inquiétant.»

Des politiciens français lui ont apporté leur plein soutien. La sénatrice Valérie Boyer a déclaré qu'il était «intolérable qu'elle ait été harcelée parce qu'elle aimait trop la France. Combien de temps ces menaces vont-elles durer?», s’est-elle insurgée.

Ce texte est la traduction d’un article apparu sur arabnews.com

 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.