Le Comité de protection des journalistes condamne la censure «scandaleuse» des médias en Iran

Les autorités iraniennes ciblent les journalistes en les arrêtant, en les plaçant en détention et en les poursuivant en justice. Sur la photo ci-dessus, une femme passe devant des affiches de campagne à l'approche des élections parlementaires, Téhéran, 20 février 2020. (Reuters)
Les autorités iraniennes ciblent les journalistes en les arrêtant, en les plaçant en détention et en les poursuivant en justice. Sur la photo ci-dessus, une femme passe devant des affiches de campagne à l'approche des élections parlementaires, Téhéran, 20 février 2020. (Reuters)
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Publié le Mercredi 24 mars 2021

Le Comité de protection des journalistes condamne la censure «scandaleuse» des médias en Iran

  • Le CPJ: Téhéran détient des journalistes «pour des motifs vagues et en représailles à leurs reportages»
  • Téhéran a été critiqué par la communauté internationale pour son traitement à l'égard des journalistes et des médias

LONDRES: L'Iran est tenu de libérer le journaliste Amir Dehbashi et de mettre fin à sa pratique «scandaleuse» de censure des médias, a mis en garde mardi le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le reporter a été arrêté par les autorités iraniennes au début du mois. Téhéran a été critiqué par la communauté internationale pour son traitement des journalistes et des médias.

Le 14 mars, trois journalistes ont été condamnés à de longues peines de prison au motif fallacieux de «diffusion de fausses nouvelles». 

«L'Iran doit libérer Amir Dehbashi sans délai et sans condition», a déclaré Sherif Mansour, coordinateur du programme du CPJ pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

«Le fait que l'Iran continue d'emprisonner des journalistes sur la base d'accusations vagues en représailles à leurs reportages sur les réseaux sociaux constitue une forme scandaleuse de censure qui doit cesser».

Dans le sillage de l'arrestation de Dehbashi, le bureau d'un gouverneur de province a clamé que le reporter «n'est pas un journaliste, qu'il n'a travaillé pour aucune plate-forme d’informations locales et qu'il a utilisé les réseaux sociaux dans le seul but de diffamer et d'insulter les responsables gouvernementaux de la province».

M. Dehbashi, qui se sert des réseaux sociaux pour publier des reportages sur l'actualité du pays, a attiré l'attention des autorités après avoir dénoncé la corruption observée dans des projets de construction en lien avec le gouvernement local.

Le bureau du gouverneur cité dans son reportage a intenté un procès au motif que M. Dehbashi a «diffamé et insulté un fonctionnaire du gouvernement», a déclaré l'agence de presse Human Rights Activists News Agency, gérée en exil.

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), le compte du journaliste sur les réseaux sociaux a été désactivé par les autorités à la suite de son arrestation.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.