La Syrie va fournir 75 tonnes d'oxygène au Liban pour les malades de la Covid-19

Le Liban attendait des cargaisons d'oxygène acheminées par bateau d'autres sources, mais le «mauvais temps» a entravé leur venue. (AFP)
Le Liban attendait des cargaisons d'oxygène acheminées par bateau d'autres sources, mais le «mauvais temps» a entravé leur venue. (AFP)
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Publié le Mercredi 24 mars 2021

La Syrie va fournir 75 tonnes d'oxygène au Liban pour les malades de la Covid-19

  • Les deux voisins confrontés à un effondrement économique inédit ont connu ces dernières semaines une explosion des cas de coronavirus, tandis que les unités de soins intensifs sont saturées
  • La première livraison se fera «immédiatement», et partira avec le ministre libanais Hamad Hassan

DAMAS: La Syrie a annoncé mercredi qu'elle allait fournir 75 tonnes d'oxygène aux malades du coronavirus au Liban, en marge d'une visite surprise à Damas du ministre libanais de la Santé, dont les réserves arrivent à épuisement.

Les deux voisins confrontés à un effondrement économique inédit ont connu ces dernières semaines une explosion des cas de coronavirus, tandis que les unités de soins intensifs sont saturées.

Selon les instructions du président Bachar al-Assad, "nous allons fournir au Liban 75 tonnes d'oxygène, avec 25 tonnes envoyées quotidiennement sur trois jours", a annoncé le ministre syrien de la Santé Hassan al-Ghabbach, à la presse à Damas avec son homologue libanais.

Cela ne devrait pas affecter le stock de la Syrie, a-t-il souligné, selon des médias d'Etat.

La première livraison se fera "immédiatement", et partira avec le ministre libanais Hamad Hassan.

"Il y a (au Liban) près de 1 000 malades en soins intensifs branchés à des respirateurs artificiels" a indiqué M. Hassan, précisant que "les quantités restantes" d'oxygène "suffisent à couvrir la journée seulement".

Le Liban attendait des cargaisons d'oxygène acheminées par bateau d'autres sources, mais le "mauvais temps" a entravé leur venue, a-t-il justifié.

M. Hassan, ministre du mouvement chiite Hezbollah au sein du gouvernement libanais démissionnaire, a assuré avoir contacté les autorités syriennes à ce sujet.

"Malgré la hausse des besoins en oxygène pour soigner les patients syriens, la réponse a été positive (...). Compter sur son frère et son ami en temps de crise, c'est un pari gagnant".

L'annonce pourrait provoquer des remous au Liban. Depuis le début du conflit syrien en 2011, la classe politique et l'opinion publique restent profondément divisées sur les rapports à entretenir avec le pouvoir de Damas ou l'implication militaire du Hezbollah à ses côtés.

Les deux pays ont conservé des relations diplomatiques, même si les visites et déplacements officiels ont diminué.

Le Hezbollah plaide pour un renforcement de la coopération avec Damas, ce que refusent d'autres barons de la scène libanaise.

En début d'année le Liban a enchaîné les records de contamination et de décès quotidiens dus à la Covid-19. Le pays a recensé plus de 444 865 cas, dont 5 850 décès.

En Syrie, les zones gouvernementales -- environ deux tiers du territoire -- ont officiellement enregistré 17 743 cas de coronavirus, dont un peu plus d'un millier de morts.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.