Tunisie: des ONG réclament le retour des déchets italiens illégaux

Plusieurs autres ONG dont Greenpeace ont réclamé ce mois-ci un retour des déchets. Un rassemblement est prévu dimanche devant le port de Sousse. (AFP)
Plusieurs autres ONG dont Greenpeace ont réclamé ce mois-ci un retour des déchets. Un rassemblement est prévu dimanche devant le port de Sousse. (AFP)
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Publié le Vendredi 26 mars 2021

Tunisie: des ONG réclament le retour des déchets italiens illégaux

  • Ces déchets ménagers, dont l'exportation est interdite par la législation tunisienne et par les conventions internationales, sont toujours au port de Sousse (est) depuis l'été de 2020
  • Pourtant, les autorités de la province italienne de Campanie ont sommé la société italienne exportatrice de récupérer ses conteneurs dans un délai de 90 jours à compter du 9 décembre 2020

TUNIS: Des ONG ont dénoncé jeudi un "laxisme" de Tunis et de Rome, qui n'ont toujours pas assuré le retour en Italie des centaines de conteneurs de déchets importés illégalement de ce pays par une entreprise tunisienne, en dépit de l'expiration de délais légaux.

Ces déchets ménagers, dont l'exportation est interdite par la législation tunisienne et par les conventions internationales, sont toujours au port de Sousse (est) depuis l'été de 2020, ont indiqué des sources concordantes à l'AFP.

Pourtant, les autorités de la province italienne de Campanie ont sommé la société italienne exportatrice de récupérer ses conteneurs dans un délai de 90 jours à compter du 9 décembre 2020, a indiqué Jabeur Ghnimi, porte-parole du tribunal de première instance de Sousse, chargé de l'affaire.

Selon cette source, vingt-six personnes sont désormais poursuivies dans cette affaire de corruption, y compris des cadres de la douane ou l'ancien ministre de l'Environnement Mustapha Aroui. Huit sont en prison, et un en fuite: le gérant de la société importatrice.

"Il n'y a pas de détermination des autorités tunisiennes ni italiennes pour le retour de ces déchets, a déclaré à l'AFP, Hamdi Chebâane, expert en valorisation des déchets et membre d'une coalition d'associations, "Tunisie Verte", déplorant un "laxisme  inadmissible".

Plusieurs autres ONG dont Greenpeace ont réclamé ce mois-ci un retour des déchets, et selon M. Chebâane un rassemblement est prévu dimanche devant le port de Sousse.

De son côté, Tunis a assuré faire de son mieux pour régler l'affaire à l'"amiable".

"Les autorités tunisiennes déploient beaucoup d'efforts diplomatiques pour trouver une solution à l'aimable avec les autorités italiennes pour la récupération de ces déchets dans les plus brefs délais", a indiqué à l'AFP Ali Abbes, chargé de contentieux de l'Etat tunisien.

Selon lui, "c'est la société exportatrice italienne qui traine par des recours" en justice, mais "les autorités italiennes doivent assumer" leurs responsabilités, a-t-il ajouté.

Cette affaire qui a fait scandale en Tunisie, illustre les ramifications du commerce illégal des déchets, qui augmente face au durcissement des normes européennes.

Un phénomène d'autant plus préoccupant que les infrastructures tunisiennes ne permettent pas au pays de traiter ses propres déchets.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.