L'Irak reçoit 336 000 doses de vaccins Covax

Le ministère irakien de la Santé a déjà annoncé que les vaccins reçus jeudi commençaient à être administrés aux soignants, tout en appelant l'ensemble des Irakiens à s'enregistrer en ligne pour obtenir des rendez-vous.(AFP)
Le ministère irakien de la Santé a déjà annoncé que les vaccins reçus jeudi commençaient à être administrés aux soignants, tout en appelant l'ensemble des Irakiens à s'enregistrer en ligne pour obtenir des rendez-vous.(AFP)
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Publié le Jeudi 25 mars 2021

L'Irak reçoit 336 000 doses de vaccins Covax

  • Pays de 40 millions d'habitants ravagé par les guerres depuis quatre décennies, l'Irak n'avait jusqu'ici reçu que 50 000 doses du vaccin Sinopharm
  • Faute de budget adopté dans l'immédiat pour 2021, l'Irak doit pour le moment se contenter d'envois gratuits de vaccins

BAGDAD: L'Irak, pays arabe le plus touché par la Covid-19, a reçu jeudi 336 000 doses de vaccins AstraZeneca fabriquées en Corée du Sud et financées par le dispositif Covax destiné aux pays défavorisés, ont indiqué les autorités.

Pays de 40 millions d'habitants ravagé par les guerres depuis quatre décennies, l'Irak n'avait jusqu'ici reçu que 50 000 doses du vaccin Sinopharm, offertes par Pékin en échange d'une promesse d'achat de deux millions de doses supplémentaires.

Faute de budget adopté dans l'immédiat pour 2021, l'Irak doit pour le moment se contenter d'envois gratuits de vaccins.

Ainsi, assure la mission de l'ONU en Irak, «1,1 million de vaccins Covax arriveront en Irak sur plusieurs semaines et 20% de la population sera vaccinée d'ici la fin 2021».

Le ministère irakien de la Santé a déjà annoncé que les vaccins reçus jeudi commençaient à être administrés aux soignants, tout en appelant l'ensemble des Irakiens à s'enregistrer en ligne pour obtenir des rendez-vous.

Le nombre de contamination a atteint jeudi un nouveau record: 6 513 cas en 24 heures, dont 33 décès.

Officiellement, le nombre d'Irakiens contaminés depuis l'apparition du coronavirus dans le pays en février 2020 est désormais de 815 605, dont 14 128 morts.

Ces statistiques sont annoncées quotidiennement par le ministère de la Santé qui indique procéder chaque jour à environ 40 000 tests, un taux très peu élevé dans un pays qui compte plusieurs villes de plus de deux millions d'habitants où la densité est élevée et la promiscuité permanente.

En raison du manque d'équipement médical pour recevoir des malades dans des hôpitaux délabrés en pénurie de médicaments et de lits depuis des décennies, de nombreux Irakiens contaminés préfèrent généralement installer une bouteille d'oxygène chez eux.

Bagdad se targue d'un plan d'achat de 16 millions de doses à terme, mais le Parlement n'a toujours pas voté le budget 2021 -- et donc aucune ligne de crédit n'a jusqu'ici été accordée au ministère de la Santé, généralement le parent pauvre du budget.

 

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.