Macron se dit déterminé à « œuvrer pour la paix au Proche-Orient » après un entretien avec Mahmoud Abbas

Emmanuel Macron en discussion avec le président de l’autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, à Ramallah en janvier. (Ludovic MARIN/AFP)
Emmanuel Macron en discussion avec le président de l’autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, à Ramallah en janvier. (Ludovic MARIN/AFP)
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Publié le Lundi 17 août 2020

Macron se dit déterminé à « œuvrer pour la paix au Proche-Orient » après un entretien avec Mahmoud Abbas

  • Emmanuel Macron s'est entretenu dimanche avec le président palestinien Mahmoud Abbas, à qui il a affirmé que la reprise des négociations de paix au Proche-Orient restait « une priorité »
  • Emmanuel Macron avait déjà salué vendredi « la décision courageuse des Émirats arabes unis », au lendemain de l'accord de normalisation, en souhaitant « qu'elle contribue à l'établissement d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens »

PARIS : Emmanuel Macron s'est entretenu dimanche avec le président palestinien Mahmoud Abbas, à qui il a affirmé que la reprise des négociations de paix au Proche-Orient restait « une priorité », trois jours après l'annonce d'un accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis saluée par Paris mais fustigée à Ramallah.

« Je me suis entretenu avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Je lui ai dit ma détermination à œuvrer pour la paix au Proche-Orient », a annoncé le président français dans un message posté sur twitter.

« La reprise des négociations pour parvenir à une solution juste et respectueuse du droit international reste une priorité », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron avait déjà salué vendredi « la décision courageuse des Émirats arabes unis », au lendemain de l'accord de normalisation, en souhaitant « qu'elle contribue à l'établissement d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens ».

Selon l'agence palestinienne officielle Wafa, le président Abbas a dit à M. Macron que « les Emirats arabes unis, comme tout autre pays d'ailleurs, ne pouvaient parler au nom du peuple palestinien » et que son autorité « n'allait pas accepter que la cause palestinienne soit utilisée comme une excuse pour justifier la normalisation ».

Les Emirats avaient suggéré à ce propos qu'un accord de normalisation avec Israël permettait d'empêcher le projet d'annexion israélien en Cisjordanie.

D'après Wafa, Emmanuel Macron a invité à Paris Mahmoud Abbas pour des « consultations » sur la « question palestinienne ». Le président palestinien a donné « son accord » à cette proposition « à condition que la date soit établie rapidement », selon l'agence palestinienne.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s'était de son côté félicité de la « décision prise dans ce cadre » par l'Etat hébreu de « suspendre l'annexion de territoires palestiniens », qui doit selon lui « permettre la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens en vue de l'établissement de deux Etats dans le cadre du droit international et des paramètres agréés ».

Les Emirats arabes unis et Israël ont convenu jeudi de normaliser leurs relations, dans le cadre d'un accord historique négocié par les Etats-Unis et qui, une fois signé, ferait d'Abou Dhabi le troisième pays arabe seulement à suivre cette voie depuis la création de l'Etat hébreu, après l'Égypte (1979) et la Jordanie (1994).


Egypte: l'incendie dans le port de Damiette dû à une attaque de drone 

Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (REUTERS)
Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (REUTERS)
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  • Un navire américain de stockage et de regazéification et un méthanier, propriété d'intérêts grecs et battant pavillon des Bermudes, ont été touchés par au moins un drone non identifié
  • La présidence égyptienne du Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué qu'à l'issue des premières investigations sur l'incident, "il est apparu qu'il résultait d'une attaque de drone, sans qu'aucune partie n'en ait revendiqué la responsabilité"

LE CAIRE: Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Un navire américain de stockage et de regazéification et un méthanier, propriété d'intérêts grecs et battant pavillon des Bermudes, ont été touchés par au moins un drone non identifié, avait auparavant rapporté la société privée de sécurité Ambrey, basée au Royaume-Uni.

La présidence égyptienne du Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué qu'à l'issue des premières investigations sur l'incident, "il est apparu qu'il résultait d'une attaque de drone, sans qu'aucune partie n'en ait revendiqué la responsabilité".

Elle a ajouté que "les autorités compétentes poursuivent leur enquête afin d'établir les circonstances de l'incident et de prendre les mesures nécessaires pour préserver les intérêts de l'Egypte et sa sécurité nationale".

Les attaques de missiles ou de drones, attribuées à l'Iran ou à des groupes affiliés et visant notamment des infrastructures énergétiques, se sont multipliées au Moyen-Orient depuis le début de la guerre lancée le 28 février par des bombardements américano-israéliens contre la République islamique. Des pays du Golfe et la Jordanie ont notamment été visés, mais l'Egypte avait jusqu'ici été épargnée.

La société de suivi du commerce maritime Kpler a indiqué que l'incendie avait perturbé les opérations dans un important terminal d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) et endommagé le navire de stockage et de regazéification Energos Winter ainsi que le méthanier GasLog Salem.

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Salah, a déclaré mercredi à l'AFP que le navire de regazéification était amarré à côté du méthanier dans le port. "Le processus de regazéification s'effectue sous une très forte pression", a-t-il expliqué, soulignant que toute fuite pouvait provoquer un incendie.

 


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.