Covid-19: confinement total au Liban pour la Pâques catholique

Les communautés chrétiennes orthodoxes célèbrent Pâques début mai tandis que l'Aïd, grande fête musulmane, sera célébrée mi-mai. (Photo, AFP)
Les communautés chrétiennes orthodoxes célèbrent Pâques début mai tandis que l'Aïd, grande fête musulmane, sera célébrée mi-mai. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 27 mars 2021

Covid-19: confinement total au Liban pour la Pâques catholique

  • Le pays et ses six millions d'habitants enregistrent depuis le début de l'année des nombres records de nouvelles contaminations au coronavirus
  • Les responsables craignent que le scénario des fêtes de fin d'année, qui a entraîné une flambée des contaminations, se répète

BEYROUTH : Le gouvernement libanais a annoncé vendredi un confinement total de trois jours durant la Pâques catholique qui a lieu début avril, afin d'éviter une nouvelle recrudescence des cas de Covid-19 dans le pays.

Le Liban et ses six millions d'habitants enregistrent depuis le début de l'année des nombres records de nouvelles contaminations au coronavirus. Au total, 455 381 cas, dont 6 013 décès, ont été officiellement recensés depuis le début de l'épidémie il y a plus d'un an.

Le pays sera ainsi complètement confiné du 3 au 6 avril au matin, pour la Pâques catholique, ont annoncé les autorités libanaises.

Dans un communiqué, le comité ministériel chargé de la lutte anti-Covid a mis en garde contre les « réunions à domicile et dans les lieux fermés (...) durant les prochaines fêtes ».

Les communautés chrétiennes orthodoxes célèbrent Pâques début mai tandis que l'Aïd, grande fête musulmane, sera célébrée mi-mai.

Les responsables libanais craignent que le scénario des fêtes de fin d'année se répète. Les réunions familiales et la réouverture des restaurants et des cafés avaient entraîné une flambée des contaminations, suivie d'un confinement strict de plusieurs semaines. 

Plus tôt vendredi, le Conseil supérieur de la Défense a prolongé l'état de mobilisation générale contre la pandémie dans le pays jusqu'à fin septembre, soit six mois supplémentaires. 

« Face à la troisième vague attendue de l'épidémie (...) il est impératif de renforcer la capacité d'accueil des hôpitaux, notamment dans les unités de soins intensifs », a déclaré vendredi le président Michel Aoun lors d'une réunion tenue au palais présidentiel.

Selon le Premier ministre démissionnaire, Hassan Diab, la nouvelle vague de contaminations « pourrait être plus dangereuse que celles qui l'ont précédée ». 

« Nos préoccupations sont liées à (notre capacité à) pouvoir sécuriser de l'oxygène, de l'électricité, des médicaments et des équipements médicaux à l'ombre de la grave crise financière que traverse le pays », a-t-il souligné.  

Mercredi, la Syrie voisine a annoncé qu'elle allait fournir 75 tonnes d'oxygène aux malades du coronavirus au Liban, en marge d'une visite surprise à Damas du ministre libanais de la Santé Hamad Hassan, au moment où les réserves arrivent à épuisement dans les hôpitaux libanais.

La détérioration de la situation sanitaire intervient alors que le Liban est en plein effondrement économique. Plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon l'ONU.

 


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.