A Barcelone, le rock de retour sur scène pour une expérience clinique

Organisée par un groupe de festivals, des promoteurs musicaux et un hôpital local, cette expérience est l'une des rares à avoir eu lieu en Europe dans les musiques actuelles. (Photo, AFP).
Organisée par un groupe de festivals, des promoteurs musicaux et un hôpital local, cette expérience est l'une des rares à avoir eu lieu en Europe dans les musiques actuelles. (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 28 mars 2021

A Barcelone, le rock de retour sur scène pour une expérience clinique

  • Une euphorie partagée par des spectateurs sautant, dansant, chantant à tue-tête comme si la pandémie avait disparu le temps d'une soirée
  • Cette semaine, ce festival réputé de musique électronique a annoncé son annulation pour la deuxième année consécutive, comme beaucoup d'autres en Europe

BARCELONE: Un groupe de rock, 5 000 spectateurs dansant sans distance de sécurité. Une salle de Barcelone a fait un voyage dans un monde pré-pandémie samedi pour une expérience clinique visant à montrer que des concerts sont possibles malgré la Covid.

«Je suis très, très ému. Cela fait un an et demi que nous ne sommes pas montés sur scène», a clamé Santi Balmes, le chanteur de Love of Lesbian, groupe phare de la scène indépendante espagnole, après un premier titre très justement intitulé «Personne dans les rues».

Une euphorie partagée par des spectateurs sautant, dansant, chantant à tue-tête et prenant même une bière au comptoir, comme si la pandémie avait disparu le temps d'une soirée.

«C'est incroyable, beaucoup d'émotion. Nous avions oublié cette sensation de foule, c'est comme si c'était mon premier concert», a déclaré Jordi Sanz dans la fosse du Palau Sant Jordi.

«On avait tellement envie de faire quelque chose de différent, de faire un pas vers la normalité», a abondé Marina Crespo, 25 ans, qui préférait toutefois «maintenir la distance» avec les autres spectateurs.

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L'objectif de cette expérience clinique est «de découvrir comment nous pouvons vivre avec la Covid et organiser des concerts de façon totalement sûre». (Photo, AFP).

Tests et masques

Organisée par un groupe de festivals, des promoteurs musicaux et un hôpital local, cette expérience est l'une des rares à avoir eu lieu en Europe dans les musiques actuelles. Un autre concert test a eu lieu début mars aux Pays-Bas avec 1 300 personnes

Et rien n'a été laissé au hasard: tests, masques FFP2 à tout moment et ventilation renforcée.

Samedi matin, les pistes de danse de trois discothèques barcelonaises, fermées en raison de la pandémie, ont été transformées en hôpitaux de campagne où des blouses blanches faisaient un test antigénique à tous les participants.

Comme un sésame, le résultat négatif validait automatiquement le billet stocké dans le téléphone mobile.

«Nous espérons que cela sera complètement sûr. Pendant 14 jours, nous regarderons qui des spectateurs aura attrapé la Covid et nous notifierons» les cas, a expliqué Josep Maria Llibre, médecin de l'hôpital Germans Trias i Pujol de Badalone, près de Barcelone.

En décembre déjà, son équipe avait organisé un projet pilote dans une salle de Barcelone avec 500 spectateurs préalablement testés. Quelques jours plus tard, aucun n'avait contracté le virus.

Lumière au bout du tunnel

L'objectif de cette expérience clinique est «de découvrir comment nous pouvons vivre avec la Covid et organiser des concerts de façon totalement sûre», a dit Ventura Barba, directeur exécutif du festival Sónar de Barcelone, l'un des organisateurs. 

«Nous espérons que cela sera un point d'inflexion», a-t-il ajouté.

Cette semaine, ce festival réputé de musique électronique a annoncé son annulation pour la deuxième année consécutive, comme beaucoup d'autres en Europe.

«La pandémie a été horrible pour tout le monde, mais pour la musique en particulier», selon Ventura Barba. 

D'après un rapport publié par la Federation Música de España, qui représente le secteur en Espagne, l'industrie musicale européenne a perdu 76% de son chiffre d'affaires en 2020.

«C'est une façon de faire un trou dans ce tunnel et que le monde de la culture voie un peu la lumière, ou au moins, une façon possible de faire les choses», a estimé Santi Balmes, le chanteur de Love of Lesbian.

La pandémie a obligé son groupe à retarder de huit mois le lancement de son nouveau disque mais il se sent chanceux par rapport à d'autres «qui sont vraiment mal et reçoivent de l'aide alimentaire car ils ne gagnent plus rien».

Ce concert «a été un choc énergétique», s'est-il félicité, «mais c'est logique car nous sommes dans une époque de retenue, avec le frein à main tiré. On a besoin de se défouler, de reprendre nos vies d'avant».


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com