Trente ans après la guerre du Golfe, le Koweït récupère des archives pillées par l'Irak

Vue d'un mémorial à l'extérieur du musée des martyrs d'al-Qurain, où s'est déroulée une bataille qui a duré 10 heures entre l'invasion des troupes irakiennes et un groupe de combattants koweïtiens pendant l'occupation irakienne du Koweït. (AFP)
Vue d'un mémorial à l'extérieur du musée des martyrs d'al-Qurain, où s'est déroulée une bataille qui a duré 10 heures entre l'invasion des troupes irakiennes et un groupe de combattants koweïtiens pendant l'occupation irakienne du Koweït. (AFP)
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Publié le Dimanche 28 mars 2021

Trente ans après la guerre du Golfe, le Koweït récupère des archives pillées par l'Irak

  • Il s'agit du troisième lot d'archives remis au Koweït depuis 2019, selon des responsables koweïtien et irakien
  • Les archives remises dimanche «appartiennent entre autres à l'Université de Koweït et au ministère koweïtien de l'Information»

KOWEIT : Le Koweït a récupéré dimanche huit tonnes d'archives qui avaient été pillées par l'armée irakienne de l'ancien président Saddam Hussein durant ses sept mois d'occupation de ce pays pétrolier du Golfe en 1990-91.

Il s'agit du troisième lot d'archives remis au Koweït depuis 2019, selon des responsables koweïtien et irakien.

Les archives remises dimanche "appartiennent entre autres à l'Université de Koweït et au ministère koweïtien de l'Information", a précisé à la presse un haut responsable du ministère koweïtien des Affaires étrangères, Nasser al-Hayne.

Un représentant du ministère irakien des Affaires étrangères, Gahtane al-Janabi, a indiqué que le Koweït avait récemment transmis à l'Irak une liste des archives pillées.

L'armée de Saddam Hussein avait envahi le Koweït le 2 août 1990 et en a été chassée fin février 1991 par une coalition militaire menée par les Etats-Unis.

Les deux pays ont mis 20 ans à normaliser leurs relations et les Nations unies n'ont levé les sanctions imposées à l'Irak qu'en 2020, soit sept ans après la mort de Saddam Hussein, qui a été chassé du pouvoir en 2003.

En 30 ans, l'Irak a payé des compensations de 51 milliards de dollars au Koweït et les deux pays n'ont pas délimité définitivement leurs frontières maritimes tandis que le dossier des disparus koweïtiens reste toujours ouvert.


Un terroriste déclenche sa veste explosive alors que les forces de sécurité saoudiennes tentent de l’arrêter

Abdallah ben Zayed Abdelrahman al-Bakri al-Shehri figure depuis sept ans sur la liste des personnes recherchées par les autorités du Royaume. Photo fournie.
Abdallah ben Zayed Abdelrahman al-Bakri al-Shehri figure depuis sept ans sur la liste des personnes recherchées par les autorités du Royaume. Photo fournie.
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  • Abdallah ben Zayed Abdelrahman al-Bakri al-Shehri figure depuis sept ans sur la liste des personnes recherchées par les autorités du Royaume.
  • Les forces de sécurité avaient localisé le terroriste et lancé une opération pour l'arrêter lorsqu'il a déclenché sa veste explosive.

DJEDDAH : Un homme, que les forces saoudiennes considéraient comme un terroriste, a activé son gilet explosif lorsque les forces de sécurité ont tenté de l'arrêter à Djeddah, a déclaré la présidence de la sécurité de l'État saoudien dans un communiqué vendredi.
Il est mort sur place dans le quartier Al-Samer de la ville, a précisé le communiqué, ajoutant qu'un résident pakistanais et trois agents de sécurité ont été blessés dans l'explosion.


Abdallah ben Zayed Abdelrahman al-Bakri al-Shehri figurait sur la liste des personnes recherchées par les autorités du Royaume depuis sept ans, selon le communiqué.
Les forces de sécurité avaient localisé le terroriste et lancé une opération pour l'arrêter lorsqu'il a déclenché sa veste explosive.
La présidence de la Sécurité de l’État a déclaré que l'opération confirme la détermination du Royaume à sévir contre les terroristes et à assurer la sécurité de tous les citoyens et résidents.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran veut s'équiper de trois autres satellites Khayyam

Un Iranien se tient à côté de missiles exposés à la mosquée Mosallah à l'occasion du deuxième anniversaire d'une attaque de missiles iraniens contre une base militaire américaine en Irak à la suite de l'assassinat d'un ancien haut commandant iranien, à Téhéran, le 7 janvier 2022. (AFP).
Un Iranien se tient à côté de missiles exposés à la mosquée Mosallah à l'occasion du deuxième anniversaire d'une attaque de missiles iraniens contre une base militaire américaine en Irak à la suite de l'assassinat d'un ancien haut commandant iranien, à Téhéran, le 7 janvier 2022. (AFP).
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  • Le satellite Khayyam a été lancé mardi par une fusée Soyouz-2.1B depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, contrôlé par Moscou
  • «La construction de trois autres satellites Khayyam avec la participation de scientifiques iraniens est à l'ordre du jour du gouvernement», a déclaré Ali Bahadori-Jahromi

TEHERAN: L'Iran prévoit de se doter de trois autres versions du satellite Khayyam lancé cette semaine par la Russie, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement iranien.

"La construction de trois autres satellites Khayyam avec la participation de scientifiques iraniens est à l'ordre du jour du gouvernement", a déclaré Ali Bahadori-Jahromi, sur son compte Twitter.

Le satellite Khayyam a été lancé mardi par une fusée Soyouz-2.1B depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, contrôlé par Moscou.

Lors d'une conférence de presse mercredi, le directeur de l'agence spatiale iranienne Hassan Salarieh avait expliqué que le satellite avait été construit par les Russes sous la supervision de l'Iran.

Les Etats-Unis affirment que le satellite serait destiné à des activités "d'espionnage" et qualifient la coopération croissante de Moscou avec Téhéran comme une "menace" grave.

L'Iran a rejeté mercredi ces allégations, affirmant que l'appareil était construit "pour répondre aux besoins du pays" notamment dans la "gestion des crises urbaines", et "des ressources naturelles".

La semaine dernière, le Washington Post citait des responsables anonymes du renseignement occidental assurant que la Russie "prévoyait d'utiliser le satellite pendant plusieurs mois ou plus" dans sa guerre en Ukraine avant d'en céder le contrôle à l'Iran.

L'agence spatiale iranienne a elle affirmé que la République islamique contrôlerait le satellite "dès le premier jour" notamment pour "surveiller (ses) frontières".

Khayyam, nommé en l'honneur du polymathe persan du XIe siècle Omar Khayyam, n'est pas le premier satellite iranien mis en orbite par la Russie. En 2005, Sina-1 avait été déployé depuis le cosmodrome russe de Plesetsk.

L'Iran insiste sur le fait que son programme spatial est à des fins civiles et de défense uniquement, et ne viole pas l'accord nucléaire de 2015 ni aucun autre accord international.

Les gouvernements occidentaux craignent que les systèmes de lancement de satellites intègrent des technologies interchangeables avec celles utilisées dans les missiles balistiques capables de livrer une ogive nucléaire, ce que l'Iran a toujours nié vouloir construire.

L'Iran a réussi à mettre en orbite son premier satellite militaire en avril 2020, s'attirant les foudres des Etats-Unis.


Le Liban s’approche d'un changement positif, selon le PDG de l'ATFL

M. Gabriel a déclaré que les résultats des élections de mai 2022, qui ont affaibli l'emprise du Hezbollah sur le Parlement, constituent un début qui permettra de réaliser de plus grandes réformes et de reconstruire l'économie de la nation. (Capture d'écran, ArabNews.com/rayradioshow)
M. Gabriel a déclaré que les résultats des élections de mai 2022, qui ont affaibli l'emprise du Hezbollah sur le Parlement, constituent un début qui permettra de réaliser de plus grandes réformes et de reconstruire l'économie de la nation. (Capture d'écran, ArabNews.com/rayradioshow)
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  • «Le Hezbollah est un parti politique et il fait partie du tissu du pays, que cela plaise ou non à certaines personnes»
  • Dans l'émission The Ray Hanania Show, M. Gabriel a indiqué qu'il y avait d'autres facteurs en jeu que la force militaire du Hezbollah et son engagement dans le terrorisme

CHICAGO: Le Liban sera à deux doigts d’un changement si son peuple met fin à la corruption du gouvernement et si les Israéliens et les Palestiniens parviennent à un accord de paix, a déclaré mercredi dernier le chef du groupe de travail américain sur le Liban.

L'ambassadeur Edward M. Gabriel, président et directeur général de l'ATFL (American Task Force for Lebanon, NDLR), qui a récemment été nommé au conseil d'administration de l'Institut américain de la paix, a déclaré à Arab News qu'il existait de nombreux problèmes à résoudre pour changer la dynamique régionale et réduire considérablement les tensions. Mais ce changement positif est possible.

M. Gabriel, qui vient de rentrer d'une mission ATFL au Liban, a estimé que, si les Israéliens et les Palestiniens trouvaient la paix, le Hezbollah déposerait les armes et deviendrait davantage un parti politique plutôt que de rester l'une des milices les plus résistantes à la présence militaire régionale d'Israël.

«Le Hezbollah est un parti politique et il fait partie du tissu du pays, que cela plaise ou non à certaines personnes. La question est de savoir s'ils doivent déposer les armes et s'assurer qu'ils opèrent en tant qu'entité politique au Liban et non poursuivre leur terrorisme dans toute la région», a expliqué M. Gabriel. Il a affirmé que, si cela se produisait, le groupe pourrait devenir une force positive dans le pays.

«Le Hezbollah a dit que, en cas de paix entre Israël et les Palestiniens, leurs armes ne seront pas nécessaires. J'ai récemment rencontré le mufti chiite, il a réitéré cette conviction. Et je lui ai demandé à quel moment il les voyait déposer les armes. Il a répondu exactement avec les mots que vous utilisez.»

Dans l'émission The Ray Hanania Show, M. Gabriel a indiqué qu'il y avait d'autres facteurs en jeu que la force militaire du Hezbollah et son engagement dans le terrorisme. Il s'agit notamment du règlement par le Liban de ses différends maritimes avec Israël et de la fin de la corruption du gouvernement libanais afin de pouvoir bénéficier du soutien financier du Fonds monétaire international (FMI).

«Il y a un facteur notable: la négociation entre le Liban et Israël, deux ennemis qui tentent de régler leur différend frontalier maritime. Nous avons été encouragés par le fait qu'ils allaient dans la bonne direction à cet égard. S'ils y parviennent, cela enverra un nouveau signal fort qui indique que le Liban peut travailler avec certaines des personnalités difficiles de la région et trouver des solutions simples», a souligné M. Gabriel.

La résolution des problèmes maritimes entre Israël et le Liban peut ouvrir l'accès à d'énormes poches de pétrole et de gaz qui se trouvent sous la mer Méditerranée, a-t-il ajouté.

«Le Liban est confronté à deux problèmes: l'un est la corruption et l'autre est le fait que le Hezbollah dispose d'armes. Un pays ne peut avoir une milice capable de s'imposer dans la région sans tenir compte des Forces armées libanaises [FAL]. Dieu merci, les FAL deviennent beaucoup plus fortes. Il existe une grande différence entre ce qu'elles étaient il y a dix ans et ce qu'elles sont aujourd'hui. Non, je ne pense plus qu'il s'agisse principalement d'un problème régional. Les FAL protègent assez bien les frontières et la souveraineté du pays. Elles ont encore du pain sur la planche», a précisé M. Gabriel.

«Ce qui compte, c'est que le Parlement dise aux dirigeants corrompus: “Cela suffit, vous êtes virés. Nous allons voter pour des réformes et des changements et nous allons les mettre en œuvre par le biais d'une structure de bonne gouvernance pour apporter des changements.” Ce sont là les deux problèmes qui se posent aujourd'hui. Le programme du FMI représente une solution possible s'ils y réagissent et adoptent la législation nécessaire au cours des deux prochains mois, juste avant l’élection présidentielle. Le Parlement aura son mot à dire à ce sujet. Vont-ils élire un président réformateur ou les mêmes vieux vont-ils élire les mêmes vieux?»

M. Gabriel a déclaré que les résultats des élections de mai 2022, qui ont affaibli l'emprise du Hezbollah sur le Parlement, constituent un début qui permettra de réaliser de plus grandes réformes et de reconstruire l'économie de la nation.

«Des statistiques récentes placent le Liban dans les quatre derniers rangs des pays les moins performants [sur le plan économique] du monde. Il y a seulement deux décennies – une décennie –, il se situait dans le tiers supérieur des pays sur l'échelle des revenus. Selon la Banque mondiale, il s'agit de l'un des pires désastres économiques depuis 1850, peut-être même l'un des trois pires désastres. Nous avons beaucoup de raisons de nous inquiéter», a alerté M. Gabriel.

«Nous avons rencontré les plus hauts dirigeants du pays et leur avons transmis un message très dur: vous êtes à la tête d'un pays qui est en train de sombrer. Il va devenir un État mendiant d'ici à l'année prochaine et vous en serez responsables, à moins que vous ne fassiez quelque chose dans les mois à venir pour éviter un désastre imminent.»

Mais il a ajouté que les réformateurs devaient trouver un moyen de se rassembler en force pour apporter le changement lors de l’élection présidentielle de novembre.

«Les candidats réformateurs, les candidats de l'opposition, les candidats du changement ont enlevé la majorité au Hezbollah et à ses alliés. Il semble donc qu'il y ait là un mouvement de la part d'un groupe de parlementaires progressistes qui veulent apporter un changement. Le chemin à parcourir est encore long, mais ces personnes phénoménales qui se soucient de leur pays font de leur mieux dans ces circonstances. Il y a une pression régionale sur le Liban», a fait savoir M. Gabriel. Ce dernier a en outre observé l'augmentation récente des tensions et de la rhétorique entre Israël et le Hezbollah.

«Mais c'est une excuse. Très franchement, la raison pour laquelle le Liban est ce qu'il est, c'est la corruption. Il y a une quantité massive de corruption dans le pays et il faut vraiment y mettre un terme si l'on veut qu'il y ait un progrès. Le Fonds monétaire international est intervenu avec une proposition que le gouvernement a acceptée jusqu’à présent. Toutefois, ce dernier doit mettre en œuvre un certain nombre de réformes qui réduiront la corruption et répondront aux besoins de la population. Alors, nous verrons comment cela se passe.»

Cependant, Israël doit prendre conscience du fait qu'il a des décisions majeures à prendre au sujet de la paix régionale et trouver une alternative à la violence contre les Palestiniens, a ajouté M. Gabriel.

«Israël doit se rendre compte que, sur Gaza et la question palestinienne, ils peuvent avoir une solution à un seul État ou à deux États. Mais pour avoir une solution à deux États, ils doivent entamer des négociations de bonne foi avec la Palestine afin de trouver une issue valable pour tous. Sinon, ils obtiendront une solution à un seul État, vers laquelle de plus en plus de personnes penchent», a prévenu M. Gabriel.

«Et, à l'heure actuelle, la solution à un seul État impliquerait que le peuple palestinien représente plus de 50% de la population. Il est donc dans l'intérêt d'Israël de réfléchir à la manière dont il opère par rapport à la question palestinienne. Cela dit, le terrorisme du Hamas n'arrange pas la situation. Pour l'instant, ils ont besoin de calme dans la région et maintenant qu'Israël a un partenaire à qui parler, les deux parties doivent s'attaquer à ce problème pour trouver une solution qui arrange tout le monde.»

M. Gabriel a estimé en outre que, malgré certains défis, le président Joe Biden offrait la meilleure solution pour la construction du Moyen-Orient; il a souligné que le leader américain avait consacré beaucoup de temps à la région.

Le Ray Hanania Show est diffusé en direct tous les mercredis à 17 heures, heure de l'Est, sur la radio WNZK AM 690 dans le Grand Détroit, dans certaines régions de l'Ohio, et sur la radio WDMV AM 700 à Washington, D.C., y compris dans certaines régions de Virginie et du Maryland. L'émission est rediffusée le jeudi à 7 heures à Detroit sur WNZK AM 690 et à Chicago à 12 heures sur WNWI AM 1080.

Vous pouvez écouter le podcast de l'émission de radio sur le lien suivant: ArabNews.com/rayradioshow