Washington veut doper les éoliennes en mer

Seule une éolienne en mer est pleinement opérationnelle aux Etats-Unis à l'heure actuelle: la Block Island Wind Farm, achevée fin 2016 au large de l'Etat de Rhode Island et capable de produire 30 mégawatts (Photo, AFP).
Seule une éolienne en mer est pleinement opérationnelle aux Etats-Unis à l'heure actuelle: la Block Island Wind Farm, achevée fin 2016 au large de l'Etat de Rhode Island et capable de produire 30 mégawatts (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 30 mars 2021

Washington veut doper les éoliennes en mer

  • L'objectif est de parvenir à produire 30 gigawatts d'énergie éolienne dans le pays, explique la Maison Blanche
  • Atteindre ce but nécessitera plus de 12 milliards de dollars d'investissements par an sur les côtes atlantiques et pacifiques et créera des dizaines de milliers d'emplois

WASHINGTON: Le gouvernement américain veut donner un nouvel élan aux éoliennes en mer avec comme objectif d'alimenter en énergie plus de 10 millions de foyers aux Etats-Unis d'ici 2030, mesure supplémentaire dans l'arsenal proposé par Joe Biden pour lutter contre le changement climatique.

L'objectif, porté par les ministères du Commerce, de l'Intérieur, des Transports et de l'Energie, est de parvenir à produire 30 gigawatts (GW) d'énergie éolienne dans le pays à cette date, explique la Maison Blanche dans un communiqué lundi.

Atteindre ce but nécessitera plus de 12 milliards de dollars d'investissements par an sur les côtes atlantiques et pacifiques et créera des dizaines de milliers d'emplois, affirme l'administration. 

Cela devrait permettre d'éviter l'émission de 78 millions de tonnes de CO2, assure également la Maison Blanche. 

Pour y parvenir, le gouvernement prévoit notamment de désigner une zone de développement de l'éolien en mer aux larges des côtes des Etats de New York et du New Jersey. Des lots seront proposés pour l'exploitation d'ici fin 2021-début 2022.

Seule une éolienne en mer est pleinement opérationnelle aux Etats-Unis à l'heure actuelle: la Block Island Wind Farm, achevée fin 2016 au large de l'Etat de Rhode Island et capable de produire 30 mégawatts (MW).

Le projet pilote Coastal Virginia Offshore Wind (CVOW), d'une capacité de 12 MW, a vu sa première phase achevée en 2020. Le site final doit être terminé en 2026 et pourrait fournir de l'énergie à 600.000 foyers, selon son futur exploitant Dominion Energy.

D'autres projets, au large du Massachusetts, de Rhode Island, de New York, du New Jersey, du Delaware, du Maryland et de la Caroline du Nord sont en cours de développement.

L'administration Biden prévoit d'accorder 230 millions de dollars pour que les ports puissent se moderniser et soutenir plus facilement les projets d'éoliennes en mer. Elle va aussi accorder jusqu'à 3 milliards de dollars de prêts aux entreprises du secteur.

L'Agence atmosphérique et océanique américaine (NOAA) a de son côté prévu de partager des informations avec la société spécialisée Ørsted Wind Power North America, qui devraient permettre de «combler certaines lacunes dans la cartographie et l'observation des océans».

L'agence va aussi accorder un million de dollars pour des recherches sur la cohabitation entre les projets d'éoliennes en mer et les communautés côtières, en particulier les pêcheurs.

Ce soutien à l'éolien marque un net contraste par rapport aux positions de l'ancien président Donald Trump, qui n'a eu de cesse de ridiculiser cette énergie renouvelable durant son mandat, prétendant qu'elle était coûteuse et inefficace. 

Depuis sa prise de fonctions, Joe Biden a par ailleurs engagé plusieurs mesures de protection de l'environnement en rupture avec son prédecesseur. 

Peu après son investiture fin janvier, il avait ainsi annoncé un moratoire sur les forages d'hydrocarbures sur les terres et les eaux fédérales avant, quelques semaines plus tard, de revenir officiellement dans l'accord de Paris.

Ces annonces interviennent également à deux jours de la présentation par le président américain d'un vaste plan de dépenses dans les infrastructures, qui pourrait se monter à quelque 3.000 milliards de dollars.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".