Algérie: 7 gardiens de prison et un détenu asphyxiés dans une fosse septique

Des détenus derrière les barreaux le 2 juin 2011 à la prison de Oued Ghir, à Béjaïa, grande ville de Kabylie (Photo, AFP)
Des détenus derrière les barreaux le 2 juin 2011 à la prison de Oued Ghir, à Béjaïa, grande ville de Kabylie (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 31 mars 2021

Algérie: 7 gardiens de prison et un détenu asphyxiés dans une fosse septique

  • Les victimes étaient descendues à l’intérieur de la fosse du centre pénitentiaire pour la nettoyer
  • Selon des médias locaux, l'opération de secours se poursuit et le bilan pourrait s'alourdir

ALGER: Huit hommes, sept agents pénitentiaires et un détenu, ont péri asphyxiés mercredi dans une fosse septique de la prison de Oued Ghir, près de Béjaïa, grande ville de Kabylie (nord-est de l'Algérie), selon le ministre algérien de la Justice, Belkacem Zeghmati. 

Descendu pour curer la fosse, située dans l'enceinte du centre pénitentiaire, le prisonnier s'est évanoui puis noyé dans les eaux usées du bassin après avoir inhalé du sulfure d'hydrogène, un gaz toxique. 

Descendus à leur tour pour le secourir, les sept gardiens sont morts asphyxiés, selon l'agence officielle APS.  

Les dépouilles des victimes ont été transférées à la morgue de l’hôpital régional de Bejaïa pour être autopsiées.  

« Un prisonnier et sept gardiens sont morts par asphyxie dans une fosse septique se trouvant à l’intérieur de la prison de Oued Ghir, à l'extrémité de la structure (pénitentiaire) », a déclaré le ministre de la Justice cité par l'APS. 

« Les circonstances de cet accident seront déterminées à la suite d'une enquête préliminaire », a ajouté M. Zehmati, qui s'est rendu sur place mercredi après-midi avec son collègue de l'Intérieur, Kamel Beldjoud. 

Selon le directeur de la Protection civile de Béjaïa, Nourredine Fedi, les huit hommes ont été mortellement asphyxiées par les émanations de sulfure d’hydrogène. 

M. Fedi a expliqué que des agents de la Protection civile avaient nettoyé la fosse avant de retirer les cadavres. 

Lors de cette opération, trois d'entre eux ont été commotionnés, a précisé l'APS. L'un a dû être hospitalisé. 

« Al Hamdoulillah (Dieu merci), je m’en sors à bon compte », a confié à l'APS un des trois sauveteurs, encore sous le choc, après avoir chuté des escaliers métalliques conduisant à la fosse. 

Bâtie sur une superficie de 10 hectares, la prison de Oued Ghir, inaugurée en octobre 2010, est située à 10 km du chef-lieu de la wilaya (préfecture) de Bejaïa. Elle a une capacité de 1 000 places. 

Lors de son ouverture, les autorités avaient mis en avant le fait que cet établissement pénitentiaire  « répond aux normes modernes de détention » et dispose de toutes les commodités.   


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.