Le Caire prépare un grand «défilé» de momies royales

Des archéologues inspectent une momie, enveloppée dans un linceul funéraire orné de pictogrammes hiéroglyphiques aux couleurs vives, lors de l'inauguration d'un ancien trésor de plus de 100 sarcophages intacts, dans la nécropole de Saqqara, à 30 km au sud du Caire, la capitale égyptienne, le 14 novembre 2020. (Ahmed HASAN / AFP)
Des archéologues inspectent une momie, enveloppée dans un linceul funéraire orné de pictogrammes hiéroglyphiques aux couleurs vives, lors de l'inauguration d'un ancien trésor de plus de 100 sarcophages intacts, dans la nécropole de Saqqara, à 30 km au sud du Caire, la capitale égyptienne, le 14 novembre 2020. (Ahmed HASAN / AFP)
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Publié le Jeudi 01 avril 2021

Le Caire prépare un grand «défilé» de momies royales

  • Les momies seront exposées au NMEC, un énorme édifice moderne construit ces dernières années dans le sud du Caire, qui doit ouvrir ses portes à la mi-avril
  • Le trajet, qui durera environ 40 minutes, sera placé sous haute surveillance policière

LE CAIRE : Des chars transportant 22 momies de rois et reines de l'Egypte antique formeront un cortège inédit samedi, lors d'un "défilé des pharaons", entre le musée du Caire, où ils reposent depuis plus d'un siècle, et le Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC).

Les momies seront exposées au NMEC, un énorme édifice moderne construit ces dernières années dans le sud du Caire, qui doit ouvrir ses portes à la mi-avril.

A partir de 18H00 (16h00 GMT) samedi, 22 momies royales, dont 18 rois et quatre reines, y seront acheminées par ordre chronologique, chacune à bord d'un char décoré au style pharaonique et portant le nom du souverain.

Le trajet, qui durera environ 40 minutes, sera placé sous haute surveillance policière.

Le pharaon Seqenenre Taa (XVIe siècle avant J-C.) de la 17e dynastie ouvrira la marche, qui sera fermée par Ramses IX (XIIe siècle avant J-C.) de la 20e dynastie. Plus connus du grand public, Ramses II et Hatshepsout feront aussi partie du "défilé doré des pharaons".

Mises en valeur

L'évènement sera accompagné de performances musicales retransmises en direct à la télévision égyptienne.

Découvertes près de Louxor (sud) à partir de 1881, la plupart des 22 momies n'ont pas quitté le musée égyptien, situé place Tahrir au centre du Caire, depuis le début du XXe siècle.

Depuis les années 1950, elles y étaient exposées l'une à côté de l'autre dans une petite salle, sans explications muséographiques claires.

Pour le transport samedi, elles seront placées dans une enveloppe contenant de l'azote, dans des conditions similaires à celles de leurs caissons d'exposition. Et les chars les transportant seront munis de mécanismes d'absorption des chocs.

Au NMEC, elles apparaitront dans des caissons plus modernes "pour un contrôle de la température et l'humidité meilleur qu'au vieux musée", explique à l'AFP Salima Ikram, professeure d'Egyptologie à l'Université américaine du Caire, spécialiste de la momification.

Elles seront présentées individuellement aux côtés de leurs sarcophages, dans un décor rappelant les tombes souterraines des rois, et seront accompagnées d'une biographie. Les scanners effectués sur certaines d'entre elles seront exposés.

"Les momies seront présentées pour la première fois d'une belle façon, à des fins éducatives. Pas pour le sensationnalisme", explique à l'AFP Zahi Hawass égyptologue égyptien.

Selon lui, le caractère macabre des momies a par le passé rebuté plus d'un visiteur. "Je n'oublierai jamais lorsque j'ai emmené (la princesse) Margaret, soeur de la reine Elisabeth II, au musée: elle a fermé les yeux et est partie en courant", raconte-t-il.

Après des années d'instabilité à la suite de la révolte populaire de 2011, qui a porté un coup dur au tourisme, l'Egypte cherche à faire revenir les visiteurs en faisant la promotion du NMEC ou encore du Grand musée égyptien (GEM) près des pyramides de Guizeh, qui doit être inauguré dans les prochains mois.

"La malédiction des pharaons"

Le GEM, énorme projet, abritera des collections pharaoniques du musée du Caire, dont le célèbre trésor du roi Toutankhamon.

Découverte en 1922, la tombe de Toutankhamon (XIVe siècle avant J-C.), recelait la momie du jeune roi et de nombreux objets d'or, d'albâtre ou d'ivoire.

Pourquoi ne pas exposer plutôt les momies au GEM? "Le GEM a le roi Toutankhamon, la star. Si vous ne mettez pas de momies au NMEC, personne ne va y aller", répond M. Hawass.

En attendant samedi soir, le grand défilé dont les autorités ont fait une grande publicité avec des vidéos en ligne, a fait sensation sur les réseaux sociaux.

Sous le hashtag en arabe #malédiction_des_pharaons, de nombreux internautes ont associé les récentes catastrophes survenues en Egypte à une "malédiction" qui aurait été provoquée par le déplacement des pharaons.

En une semaine, l'Egypte a connu le blocage du canal de Suez par un porte-conteneur, un accident de train qui a fait 32 morts à Sohag (sud) et la mort d'au moins 25 personnes dans l'effondrement d'un immeuble au Caire.

La "malédiction du pharaon" avait été évoquée par la presse dans les années 1920 après la découverte de la tombe de Toutankhamon, car des membres de l'équipe des archéologues auraient trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.