Les libertés citoyennes, c'est le moment !

Des Algériens manifestent dans la ville de Kherrata, wilaya de Béjaia, le 16 février 2021. (Photo, AFP)
Des Algériens manifestent dans la ville de Kherrata, wilaya de Béjaia, le 16 février 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 03 avril 2021

Les libertés citoyennes, c'est le moment !

  • Trente ans après les législatives avortées du 26 décembre 1991, le citoyen est, de nouveau, sommé de choisir son camp, avec ses camisoles, ses barbelés et ses miradors
  • Au nom de l'unité du mouvement, les islamistes en embuscade et leurs alliés objectifs parmi les « figures de proue du Hirak » ont empêché tout débat de clarification

C'est l'heure de vérité ! Trente ans après les législatives avortées du 26 décembre 1991, le citoyen est, de nouveau, sommé de choisir son camp, avec ses camisoles, ses barbelés et ses miradors. Avec les islamistes, qui auraient, dit-on, “évolué”. Ou derrière le pouvoir, qui déroule sa feuille de route contre la volonté populaire.

Par la mise à jour d'un logiciel du siècle dernier, avec les mêmes injonctions, les mêmes techniques, et parfois les mêmes acteurs, les manipulateurs de l'ombre tentent de piéger, une fois encore, la révolution en cours par un choix cornélien : se soumettre au statu quo d'une alternance clanique, ou subir les foudres d'un chaos programmé. Au nom de l'unité du mouvement, les islamistes en embuscade et leurs alliés objectifs parmi les “figures de proue du Hirak” ont empêché tout débat de clarification, pour imposer une hégémonie idéologique de fait accompli. Depuis deux ans, leur discours récurrent revient comme une litanie : “Ce n'est pas le moment ! Il faut d'abord démanteler le système, après, les urnes trancheront les questions idéologiques !”

Une lecture lucide de la débâcle de décembre 1991 et de la “décennie noire” avec ses 200 000 morts, ses milliers de disparus et la torture à grande échelle s'impose.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Entre répression et usage de la force

Des manifestants tunisiens se cachent lors d'affrontements avec la police alors qu'ils protestent contre le président Kais Saied, à l'occasion du 11e anniversaire de la révolution tunisienne dans la capitale Tunis le 14 janvier 2022. (AFP)
Des manifestants tunisiens se cachent lors d'affrontements avec la police alors qu'ils protestent contre le président Kais Saied, à l'occasion du 11e anniversaire de la révolution tunisienne dans la capitale Tunis le 14 janvier 2022. (AFP)
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  • Les exemples sur l’usage disproportionné de la force quand il s’agit d’interpellation ou pour mater une manifestation ne manquent pas
  • Ce qui s’est passé le 14 janvier 2022, lors de la manifestation organisée à Tunis, témoigne d’un manque de promptitude de ces agents en civil

Entre la répression et l’usage légal de la force, il n’y a qu’un cheveu. En octobre 2020, à Sbeïtla, un homme trouve la mort dans la démolition d’un kiosque anarchique en présence de la police. En juin 2021, à Sidi Hassine, la police agresse un jeune après l’avoir dénudé.   

Les exemples sur l’usage disproportionné de la force quand il s’agit d’interpellation ou pour mater une manifestation ne manquent pas. Ce qui est frappant dans les images qui restituent des scènes d’agression violentes parmi les forces de l’ordre, c’est que les agents qui commettent ces actes sont généralement des policiers en civil. Soit des agents auxquels on fait appel en renfort pour gonfler les rangs des forces formées pour intervenir et rétablir l’ordre public en cas d’émeutes ou de manifestation. Or ces agents non formés et non initiés à la gestion des troubles se trouvent démunis des principes élémentaires de l’intervention organisée dans le cas d’une présence massive de citoyens. Sans commandement, sans stratégie, ils peuvent s’adonner à des actions musclées qui les exposent à des poursuites pour coups et blessures envers les citoyens. Mais des drames peuvent aussi survenir entraînant mort d’hommes. 

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Deux questions sur la charade de Vienne

Josep Borrel, Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. (AFP)
Josep Borrel, Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. (AFP)
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  • Les Européens espèrent conserver un semblant de pertinence dans la politique internationale
  • Selon l'administration Biden, il s'agissait de «réparer les dégâts que Trump» avait causés. Puis, Blinken déclare que les États-Unis avaient «d'autres préoccupations» auxquelles il fallait répondre

Un "optimisme prudent!" C'est ainsi que le porte-parole de la politique étrangère de l'Union européenne, Josep Borrel, voit les pourparlers en cours à Vienne en ce qui concerne "l'accord nucléaire" concocté par le président américain de l'époque, Barack Obama, il y a six ans.


Que Borrel, n'ayant aucun rôle significatif dans les pourparlers, soit pertinent ou non, n'est pas la question. Le fait est que tous les participants à cette mascarade tiennent à faire sortir un lapin du chapeau viennois. L'administration Biden cherche désespérément un "succès" diplomatique en inversant l'un des "faux pas" de Donald Trump. Les mollahs de Téhéran tiennent également à atténuer leur problème de trésorerie et revendiquent une nouvelle « victoire historique » pour la diplomatie islamique. Les Européens, c'est-à-dire la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne qui sont directement concernés, espèrent conserver un semblant de pertinence dans la politique internationale.

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L'artiste Saïd Afifi propose «Les constellations de la Terre» à L’Atelier 21

Dans ce solo show, Saïd Afifi bouleverse la perception du paysage. (Capture d'écran, https://www.latelier21.ma/)
Dans ce solo show, Saïd Afifi bouleverse la perception du paysage. (Capture d'écran, https://www.latelier21.ma/)
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  • L'exposition se tiendra du 1er février au 5 mars à Casablanca
  • Afifi oriente son travail vers les problématiques du paysage naturel, du biomimétisme et de l'impact des nouvelles technologies dans l’observation du monde

L’artiste marocain qui explore en continu la dimension anthropologique des nouvelles technologies est invité à la galerie d’art L’Atelier 21 à Casablanca. Saïd Afifi y présente pour la première fois ses œuvres, du 1er février au 5 mars. L’artiste-plasticien offrira au public «Les constellations de la Terre». Il ne s’agit pas d’une simple exposition, mais d’un travail passionné et invitant à la réflexion avec le logiciel Google Earth. Dans ce solo show, Saïd Afifi bouleverse la perception du paysage. Selon l’artiste multidisciplinaire épris récemment par les images aériennes ou satellitaires de la Terre, «On ne sait plus à quel moment le réel est réel». Afifi se demande si «une immersion dans le paysage est encore possible». «Comme dans le mythe platonicien, la tromperie sur les apparences guette toujours, mais elle dépend désormais des fournisseurs de données ou de ce qu’il est convenu d’appeler datas qui, selon Afifi, “fracturent” notre perception du paysage en raison des bugs se produisant lorsque l’on passe d’un centre de données à un autre.

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