Les manifestants du Hirak défilent pour l'indépendance de la justice

Les Algériens déploient un drapeau national géant lors d'une manifestation anti-gouvernementale dans la capitale Alger le 2 avril 2021. (AFP)
Les Algériens déploient un drapeau national géant lors d'une manifestation anti-gouvernementale dans la capitale Alger le 2 avril 2021. (AFP)
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Publié le Samedi 03 avril 2021

Les manifestants du Hirak défilent pour l'indépendance de la justice

  • Au centre d'Alger, les drapeaux algériens flottaient au-dessus de la foule rassemblée, comme chaque vendredi, pour clamer son opposition au régime et ses dirigeants jugés illégitimes
  • Ce 111e vendredi de mobilisation, tel que comptabilisé par les manifestants depuis la naissance du Hirak le 22 février 2019, coïncide avec le 2e anniversaire de la chute de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika

ALGER: Des milliers de manifestants du Hirak, mouvement antirégime en Algérie, ont manifesté vendredi à Alger et dans d'autres villes du pays, réclamant l'indépendance d'une justice amenée à juger de nombreux opposants.

Au centre d'Alger, les drapeaux algériens flottaient au-dessus de la foule rassemblée, comme chaque vendredi, pour clamer son opposition au régime et ses dirigeants jugés illégitimes.

"I have a dream ("J'ai un rêve"): démocratie, Etat de droit, liberté", pouvait-on lire sur une pancarte. 

A côté des nombreux messages affichés par les protestataires, apparaissaient aussi les portraits de détenus d'opinion emprisonnés pour des faits liés au Hirak et/ou aux libertés individuelles.

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien, ils sont une trentaine derrière les barreaux.

"Nous voulons une justice indépendante. La hogra ("Injustice") doit cesser", a déclaré à l'AFP Mohamed, un retraité de 59 ans.

"Nous sommes tous le juge Merzoug", pouvait-on lire sur d'autres affiches à l'effigie du magistrat, suspendu de ses fonctions et poursuivi par le Conseil suprême de la magistrature.

Le ministère de la Justice lui reproche ses prises de position considérées proches du Hirak et d'être une des figures du mouvement de contestation au sein du corps des magistrats.

"Lorsque la liberté d'expression d'un juge est menacée, comment pourrait-il protéger celle des citoyens?", a réagi M. Merzoug joint par l'AFP.

Pour Lynda, 40 ans, professeure de sport, "ce juge est un homme libre, juste et propre. Le pays a besoin d'hommes qui ont des principes".

Outre M. Merzoug, le magistrat Sid Ahmed Belhadi doit aussi comparaître devant ses pairs début avril pour des affaires en justice liées au Hirak et sa participation au mouvement prodémocratie au sein de la profession.

Des manifestations ont également eu lieu à Tizi Ouzou, Béjaïa, Skikda, Annaba (est) et Oran (ouest), selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Ce 111e vendredi de mobilisation, tel que comptabilisé par les manifestants depuis la naissance du Hirak le 22 février 2019, coïncide avec le 2e anniversaire de la chute de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, chassé par la pression conjuguée de la rue et de l'armée le 2 avril suivant.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.