Algérie: le FFS, doyen de l'opposition, boycotte les législatives anticipées

Un manifestant brandit le portrait du chef historique du FFS, Hocine Aït Ahmed. (Photo, AFP/Archives)
Un manifestant brandit le portrait du chef historique du FFS, Hocine Aït Ahmed. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Dimanche 04 avril 2021

Algérie: le FFS, doyen de l'opposition, boycotte les législatives anticipées

  • Le FFS affirme que les conditions de la tenue du prochain scrutin législatif ne sont pas réunies
  • Le FFS vient ainsi grossir les rangs des partis de l'opposition qui ont décidé de faire l’impasse sur le scrutin du 12 juin

ALGER: Le Front des forces socialistes (FFS), doyen des partis d'opposition en Algérie, a annoncé samedi qu'il boycotterait les élections législatives anticipées, prévues le 12 juin, dans une résolution de son conseil national.

Le FFS «réaffirme que les conditions de la tenue du prochain scrutin législatif du 12 juin ne sont pas réunies, et que les élections ne constituent pas la solution à la crise multidimensionnelle que vit le pays. Par conséquent, le FFS ne peut pas participer à cette élection», selon le texte.

Ce parti réclame des «mesures permettant au peuple algérien le libre exercice de son droit à l'autodétermination», notamment «le respect des libertés fondamentales, l’accès équitable aux médias à tous les acteurs politiques et sociaux et l’ouverture d’un dialogue sans exclusive», précise la résolution.

Après avoir dissout la chambre basse du Parlement le 21 février, le président Abdelmadjid Tebboune a convoqué des législatives anticipées, une tentative de reprendre la main face au retour du Hirak, le mouvement de contestation antirégime, après un an de suspension en raison de la pandémie de Covid-19.

Le FFS vient ainsi grossir les rangs des partis de l'opposition qui ont décidé de faire l’impasse sur le scrutin du 12 juin, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition laïque) et le parti des travailleurs (PT, trotskyste) ayant déjà annoncé qu'ils n'y participeraient pas.

Depuis l'annonce de ce scrutin, les manifestants du Hirak défilent chaque semaine à Alger et dans de nombreuses grandes villes du pays contre la «feuille de route du régime» qui a décidé d'organiser des législatives anticipées sans tenir compte des revendications de ce mouvement de contestation. 

Deux ans après la chute du président Abdelaziz Bouteflika, le Hirak continue de réclamer un changement radical du «système» politique en place depuis l'indépendance du pays en 1962.

Samedi, des centaines de manifestants sont à nouveau descendus dans la rue à Bab El-Oued, un quartier populaire d'Alger, au lendemain de la marche hebdomadaire du Hirak, qui a rassemblé des milliers de personnes dans le centre de la capitale.

Une dizaine de manifestants ont été interpellés par la police, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.