Enquête sur les attentats de Pâques au Sri Lanka : un cardinal émet un avertissement

Les membres des familles des victimes de l'attentat à la bombe du dimanche de Pâques du 21 avril 2019 assistent aux prières du dimanche de Pâques dans l'une des églises attaquées, l'église Saint-Sébastien à Katuwapitiya, Sri Lanka, le 4 avril 2021. (Photo, Reuters)
Les membres des familles des victimes de l'attentat à la bombe du dimanche de Pâques du 21 avril 2019 assistent aux prières du dimanche de Pâques dans l'une des églises attaquées, l'église Saint-Sébastien à Katuwapitiya, Sri Lanka, le 4 avril 2021. (Photo, Reuters)
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Publié le Lundi 05 avril 2021

Enquête sur les attentats de Pâques au Sri Lanka : un cardinal émet un avertissement

  • Le principal chef catholique du Sri Lanka dénonce les «retards dans les poursuites»
  • Au moins 279 personnes, dont 45 ressortissants étrangers, ont été tuées dans les attaques et environ 500 ont été blessées

COLOMBO: Dimanche, les chrétiens du Sri Lanka ont honoré les 279 personnes tuées dans les attentats de Pâques de 2019 alors que le principal chef catholique de l'île a mis en garde contre des manifestations de rue à moins que les responsables ne soient poursuivis.

Le cardinal Malcolm Ranjith a allumé des bougies à l’église Saint-Antoine, où 56 personnes ont péri lorsque des extrémistes locaux ont mené des attentats-suicides coordonnés contre trois hôtels et trois églises.

La minorité chrétienne à travers le pays a assisté aux messes du dimanche de Pâques sous la protection de policiers armése et une sécurité militaire stricte au milieu des craintes de nouvelles attaques, ont déclaré des responsables.

Ranjith a renouvelé son appel à une action rapide contre les responsables de l'attaque et a déclaré que le président de l'époque, Maithripala Sirisena, devrait être poursuivi pour négligence criminelle n’ayant pas pu l’empêcher.

Une enquête ordonnée par Sirisena peu de temps après les attentats du 21 avril 2019 a révélé que lui et ses responsables du renseignement avaient reçu des informations précises de l'Inde sur l'attaque imminente 17 jours plus tôt, mais n'ont pas agi.

«La culpabilité du président Sirisena a été identifiée dans le rapport de la commission», a déclaré Ranjith aux journalistes devant l’église Saint-Antoine.

«Je demande au président Gotabaya Rajapaksa et à son gouvernement pourquoi ils traînent les pieds sans le poursuivre.»

«Nous descendrons dans la rue si aucune mesure n'est prise avant le 21 avril», a déclaré Ranjith.

Rajapaksa est arrivé au pouvoir en novembre 2019, promettant une action contre les responsables de l'attaque de 2019. Sirisena, qui ne s’est pas porté candidat pour la réélection, est actuellement un député du parti SLPP de Rajapaksa.

Les chrétiens ont observé un silence de deux minutes à partir de 8 h 45 (3 h 15 GMT) lorsque le premier des sept assaillants a frappé lors des attaques coordonnées. Chaque cible avait un assaillant tandis qu'à l'hôtel Shangri-La, il y avait deux kamikazes.

La sécurité a été renforcée dans les églises du pays à majorité bouddhiste avant les offices du dimanche de Pâques pour se prémunir contre une répétition des attentats-suicides imputés à un groupe djihadiste local.

Le porte-parole de la police, Ajith Rohana, a déclaré que plus de 12 500 agents armés étaient en service devant 1 944 églises et étaient soutenus par du personnel militaire.

«Nous avons également obtenu l'aide des forces armées pour patrouiller et renforcer les unités de police à travers le pays», a déclaré Rohana.

Le Sri Lanka a été secoué le dimanche de Pâques en 2019 lorsque des terroristes ont organisé la plus grande attaque terroriste de l'histoire du pays.

Au moins 279 personnes, dont 45 ressortissants étrangers, ont été tuées dans les attaques et environ 500 ont été blessées.

La police a vérifié les cartes d’identité et les sacs avant d’autoriser les gens à assister à la messe du matin à l’église Saint-Sébastien au nord de la capitale Colombo, où 115 personnes, dont 37 enfants, ont été tuées lors de l’attaque de Pâques.

Les noms des victimes ont été lus après la messe du matin, des bougies allumées et des fleurs déposées sur des tombes près de l'église.

Plus de 200 personnes ont été arrêtées en rapport aux attentats à la bombe, mais personne n'a encore été inculpé.

Des affiches appelant à la justice ont été placées devant l’église Saint-Sébastien, qui était pleine de fidèles dimanche malgré les réglementations strictes en matière de distanciation sociale en place en raison de la pandémie de Covid-19.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.