Covid-19: Face à la pandémie, le monde jongle entre ouverture et restrictions

La vaccination progresse à degrés variables selon les pays (Photo, AFP).
La vaccination progresse à degrés variables selon les pays (Photo, AFP).
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Covid-19: Face à la pandémie, le monde jongle entre ouverture et restrictions

  • Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants : un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde
  • La pandémie a fait plus de 2 847 182 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi à partir de sources officielles dimanche en milieu de journée

PARIS: Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants : un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Londres dévoile ses nouvelles règles pour les voyages internationaux

Le Premier ministre britannique Boris Johnson dévoile lundi de nouvelles règles pour les déplacements internationaux et un projet controversé de passeport sanitaire pour accompagner un retour à la normalité très progressif du Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe avec près de 127 000 morts.

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Aux Britanniques longtemps astreints à domicile et très désireux de partir en vacances à l'étranger cet été, ce qui est interdit jusqu'au 17 mai au plus tôt, il présentera un système de feu tricolore pour classer les pays selon le degré d'avancement de leur vaccination, leur taux de contaminations ou la présence de variants inquiétants. 

Il s'agit de ne pas compromettre la campagne qui a déjà permis d'immuniser totalement environ 5,4 millions de personnes et d'administrer plus de 31,5 millions de premières doses au Royaume-Uni, soit près de la moitié de la population totale, depuis début décembre. 

Les destinations vertes seront exemptes de quarantaine au retour - un test avant le départ et après l'arrivée sera toutefois requis -, contrairement aux pays orange et rouge. 

Pour garder le contrôle sur le virus, le gouvernement prévoit aussi de tester un système de passeport sanitaire pour les rassemblements de masse en Angleterre, comme les matchs de football et les événements en salle. 

Ce certificat indiquerait qu'une personne a été vaccinée, qu'elle est négative au coronavirus ou qu'elle dispose d'anticorps. Il ne sera pas exigé dans les transports publics et les commerces essentiels, dont la réouverture est prévue le 12 avril en même temps que les terrasses des pubs.

La Grèce rouvre les magasins, malgré les mauvais chiffres

La Grèce a autorisé lundi la plupart des magasins à rouvrir, malgré des chiffres toujours inquiétants pour ce qui est de l'épidémie de Covid-19.

Expliquant qu'il fallait permettre aux habitants de « décompresser », le gouvernement espère aussi relancer un peu l'économie qui souffre fortement de la réduction du tourisme.

Les gens désirant se rendre dans les magasins devront toutefois prendre rendez-vous, et le nombre de personnes pouvant se trouver en même temps dans un magasin est limité, allant jusqu'à 20 personnes pour les plus importants.

Cette mesure ne concerne toutefois pas les grands magasins et les centres commerciaux. Et elle ne s'applique pas aux deux plus grandes villes du pays après Athènes, Thessalonique et Patras, où l'infection est particulièrement virulente.

La Grèce a enregistré depuis le début de l'épidémie 275 000 cas de coronavirus, qui ont provoqué 8 300 morts, dont près de 150 pour ce seul week-end.

Ferme partisan du passeport vaccinal, la Grèce espère relancer dès la mi-mai le tourisme, qui représente habituellement une part importante de son revenu.

Le pays prévoit de dépenser 11,6 milliards d'euros cette année pour mitiger les effets de la pandémie, après 24 milliards l'an dernier.

Le Portugal rouvre les musées, les terrasses de café et les collèges

Musées, collèges et terrasses de café rouvrent lundi au Portugal, plus de deux mois après leur fermeture, deuxième étape d'un plan de déconfinement progressif pour éviter une reprise de l'épidémie de Covid-19 qui a durement frappé le pays en début d'année.

Les autres secteurs d'activité qui rouvrent au public devront observer des règles sanitaires strictes. Les rassemblements seront limités à quatre personnes par table sur les terrasses de café, tandis que les cours collectifs restent interdits dans les salles de sport et les musées devront adapter leurs horaires d'ouverture.

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« On s'attend à accueillir très peu de visiteurs » en raison de l'absence de touristes étrangers, a expliqué le directeur du palais national de Pena à Sintra. « Nous attendons une vraie reprise l'été prochain » quand « le processus de vaccination sera plus avancé en Europe » et que les règles de voyage seront assouplies, a-t-il poursuivi.

Selon le plan de déconfinement du gouvernement, les lycées, les universités et les salles de spectacle devront attendre jusqu'au 19 avril pour rouvrir et les restaurants devront attendre début mai.

La situation sanitaire est réévaluée toutes les deux semaines avec la possibilité d'introduire des restrictions dans les municipalités affichant le plus grand nombre de cas, selon le plan du gouvernement.

Pendant cette période, les autorités ont décidé de maintenir les restrictions de voyages. 

EN FRANCE des doses de vaccin AstraZeneca peinent à trouver preneur

LILLE: Des doses de vaccin AstraZeneca n'ont pas trouvé preneurs dans des centres de vaccinations du Nord et du Pas-de-Calais, en raison de la peur d'effets secondaires, ont alerté au cours du week-end de Pâques des élus et médecins de la région.

 

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"C'est plus qu'un vent de panique": la maire (LR) de Calais Natacha Bouchart a indiqué lundi à l'AFP disposer de "550 doses d'AstraZeneca à écouler" et n'avoir qu'environ 70 rendez-vous prévus pour les prochains jours, alors que les créneaux dédiés aux autres vaccins se remplissent facilement.


"Cela fait huit jours que cela a commencé et vendredi (lorsque le régulateur britannique du médicament a indiqué avoir identifié 30 cas de caillots sanguins chez des personnes ayant reçu ce vaccin, NDLR), c'était le coup de grâce" a résumé l'élue.


"Il faut vraiment une campagne nationale pour expliquer que ce vaccin n'a pas plus de conséquences négatives que le Pfizer ou le Moderna", insiste-t-elle, pointant une "très mauvaise communication qui a des conséquences lourdes", avec des annulations de rendez-vous à Calais mais aussi Boulogne-sur-Mer et Gravelines.


A Gravelines (Nord), le Dr Thierry Mraovic, l'un des coordinateurs du centre de vaccination Sportica, a indiqué sur son compte Twitter que 600 doses non-utilisées avaient dû être restituées, déplorant que "les critères actuels pour le vaccin AstraZeneca (soient) aujourd'hui limités à la population de +55ans".


Dimanche, lors d'une visite à l'hippodrome de Marcq-en-Baroeul (Nord) transformé en centre de vaccination, le ministre de l'Intérieur de Gérald Darmanin a pris le pouls de cette inquiétude et tenté de rassurer. 


"Nous devons faire attention aux craintes des Français", a-t-il noté, tout en soulignant que la vaccination constituait "le meilleur rempart contre ce virus qui tue tous les jours". "Il est évident que tous les vaccins qui ont été validés par les instances sanitaires européennes et françaises sont des bons vaccins", a-t-il insisté.


Des responsables du centre ont expliqué au ministre que "quand 500 rendez-vous sont mis en ligne pour le vaccin Pfizer, ils partent en 5 minutes, alors qu'avec AstraZeneca, ça prend un jour et demi, voire deux jours".


"Toutes les doses qui sont livrées sont injectées. On ne perd pas de doses", a assuré à l'AFP dimanche Arnaud Corvaisier, directeur général adjoint de l'ARS des Hauts-de-France.


"Il y a sans doute encore de la pédagogie à faire sur ce vaccin pour qu'il puisse être considéré comme les autres par une partie de la population", a-t-il ajouté, reconnaissant "une ou deux situations un peu compliquées" ce week-end.

Nouveau record de cas en Inde, restrictions accrues à Bombay

L'Etat indien le plus touché par le coronavirus, qui comprend la mégalopole de Bombay, a mis en place de nouvelles restrictions lundi, alors que le pays a enregistré pour la première fois plus de 100 000 nouveaux cas en 24 heures.

L'espoir qui était apparu au début de cette année de voir enfin le nombre de cas diminuer a disparu ces dernières semaines avec une nouvelle vague qui a porté le total de cas depuis le début de la pandémie à 12,5 millions, et le nombre de morts à 165 000.

Dans le seul Etat du Maharashtra, le plus touché, près de 60 000 nouveaux cas ont été enregistrés sur les dernières 24 heures - pour 110 millions d'habitants.

Les autorités locales ont donc décidé dimanche d'avancer le couvre-feu de 20 à 19h, d'appliquer un confinement le week-end, de fermer non seulement les bars et restaurants, cinémas, piscines, lieux de cultes et lieux publics, mais également les bureaux privés, et d'interdire toute réunion de plus de quatre personnes.

Le Premier Ministre Narendra Modi cherche avant tout à éviter de revenir à un confinement national, après celui de mars 2020 dont les conséquences avaient été catastrophiques pour les plus pauvres.

Il a en revanche annoncé une grande campagne pour faire prendre conscience à la population des gestes barrières nécessaires, « avec l'accent sur le port du masque à 100%, les mesures d'hygiène dans les lieux publics et au travail, ainsi que dans les lieux de soins ».

L'Inde a pour l'instant administré près de 80 millions de doses de vaccin.

Et dans le reste du monde…

En France, depuis samedi soir, les règles déjà imposées à 19 départements s'étendent à tout le pays : les commerces jugés non essentiels doivent baisser le rideau, les déplacements seront limités à 10 km et, pour la première fois depuis le printemps 2020, les écoles vont rester fermées pendant trois à quatre semaines.

En Allemagne, pays qui durcit ses mesures sanitaires face à la flambée des infections, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Stuttgart, la plupart sans masque, pour réclamer « la fin de la dictature du Covid ».

Au Moyen-Orient, le Liban est complètement confiné depuis samedi jusqu’à mardi matin, pour éviter une nouvelle recrudescence du virus dans ce pays de six millions d'habitants.

La Libye a reçu dimanche une première livraison de vaccins avec l'arrivée à Tripoli de 100 000 doses du vaccin russe Spoutnik V, au moment où le pays observe une augmentation des cas, avec un système de santé fragilisé par les conflits.

Aux Philippines, les autorités vont prolonger le confinement de plus de 24 millions de personnes tout en déployant des tentes et du personnel de santé dans les hôpitaux débordés de la capitale Manille, où les cas se multiplient.

Les Etats-Unis ont franchi vendredi le seuil des 100 millions de personnes ayant reçu au moins une injection de vaccin lors d'une campagne menée tambour battant. 

La pandémie a fait plus de 2 847 182 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi à partir de sources officielles dimanche en milieu de journée.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 554 994 morts, devant le Brésil (331 433), le Mexique (204 011), l'Inde (164 623) et le Royaume-Uni (126 826).

Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations reposant sur des bases statistiques.

(Avec AFP).


Washington frappe deux pétroliers mais attend une réponse de l'Iran

Un avion de chasse américain a neutralisé vendredi deux pétroliers battant pavillon iranien, provoquant des attaques de représailles et fragilisant une trêve déjà précaire. (AFP)
Un avion de chasse américain a neutralisé vendredi deux pétroliers battant pavillon iranien, provoquant des attaques de représailles et fragilisant une trêve déjà précaire. (AFP)
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  • Les États-Unis ont frappé deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, tandis que Washington attend une réponse de Téhéran à une proposition de paix visant à mettre fin durablement au conflit
  • La crise continue de peser sur la région et l’économie mondiale : le détroit d’Ormuz reste verrouillé, les prix du pétrole demeurent élevés et les violences se poursuivent entre Israël et le Hezbollah malgré la trêve

TEHERAN: Les Etats-Unis ont frappé vendredi deux pétroliers iraniens, tout en disant attendre incessamment une réponse de Téhéran à sa dernière proposition en vue de mettre durablement fin aux hostilités.

Les navires, qui ne transportaient pas de cargaison selon l'armée, ont été "neutralisés" par un avion de chasse dans le golfe d'Oman, voie d'accès au stratégique détroit d'Ormuz.

Des extraits vidéo en noir et blanc, diffusés par le commandement militaire américain pour la région (Centcom), montrent une épaisse fumée s'échappant de la partie arrière des tankers, dédiée au pilotage.

L'état des bateaux et des personnes à bord n'était pas connu vendredi soir.

Téhéran a dénoncé auprès de l'ONU une "violation flagrante" du cessez-le feu conclu un mois plus tôt.

Une source militaire citée par l'agence Tasnim a fait savoir que les Iraniens n'étaient pas restés les bras croisés: "Après une période d'échanges de tirs, les affrontements ont cessé actuellement et le calme est revenu."

Des échanges de frappes avaient déjà eu lieu la veille.

Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

En rétorsion, Washington applique un blocus des ports iraniens.

- "Précieux" détroit -

A Washington, Donald Trump a dit vendredi attendre dans la soirée une réponse des Iraniens à une proposition de paix, au-delà de la trêve.

"Je devrais recevoir une lettre ce soir, donc on verra bien comment ça se passe", a-t-il dit à des journalistes.

Auparavant, son chef de la diplomatie, Marco Rubio, avait dit attendre une réponse de Téhéran "dans la journée".

"Nous suivons nos propres processus et nous ne faisons pas attention à ces échéances", avait répondu le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d'Etat, en précisant que l'Iran étudiait toujours la proposition américaine.

M. Rubio a aussi sommé les Européens de venir en aide aux Etats-Unis pour sécuriser le passage dans le détroit d'Ormuz. Ces derniers ont jusqu'ici refusé de s'engager tant qu'un accord américano-iranien n'est pas conclu.

Le bras de fer entre Téhéran et Washington se traduit par un trafic maritime largement paralysé et des cours du pétrole élevés.

Le baril de Brent de la mer du Nord a terminé la semaine une nouvelle fois au-dessus de cent dollars.

Un conseiller du Guide suprême iranien a estimé que le détroit d'Ormuz représentait pour l'Iran, qui le borde, "une opportunité aussi précieuse qu'une bombe atomique".

"Avoir entre ses mains une position permettant d'influencer l'économie mondiale par une seule décision est une opportunité majeure", a-t-il souligné.

- Dix morts au Liban -

Le Liban est depuis le 2 mars en parallèle le théâtre d'une guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

Malgré une trêve, en vigueur depuis le 17 avril, Israël poursuit ses frappes, en particulier dans le sud du petit pays.

Ces bombardements ont tué dans la journée dix personnes - dont deux enfants et trois femmes, selon le ministère libanais de la Santé.

Le Hezbollah a revendiqué deux attaques contre des bases militaires dans le nord d'Israël.

De nouvelles discussions entre Israël et le Liban, auxquelles le Hezbollah est opposé, sont prévues à Washington les 14 et 15 mai.

"Consolider le cessez-le-feu" fait partie des "objectifs essentiels" que le Liban attend de cette troisième session de négociations avec Israël, selon le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi.


Iran: Trump maintient que le cessez-le-feu est en vigueur malgré des échanges de frappes

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
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  • Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz
  • "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur

WASHINGTON: Donald Trump a maintenu jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé et que les hostilités reprennent dans le Golfe.

Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.

"Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur.

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre.

Et vendredi matin, la défense aérienne des Emirats arabes unis est en action face à des drones et missiles tirés, selon leur ministère de la Défense, depuis l'Iran.

Téhéran n'a pas réagi dans l'immédiat à cette information. Il avait démenti "catégoriquement" plus tôt cette semaine tout rôle dans des attaques ces derniers jours rapportées par le pays du Golfe.

Donald Trump a appelé l'Iran à signer un accord "RAPIDEMENT" dans un message posté sur sa plateforme Truth Social, sous peine d'être frappé "bien plus violemment à l'avenir".

"Les forces américaines ont intercepté des attaques iraniennes non provoquées et riposté avec des frappes défensives" après que trois de leurs destroyers lance-missiles ont été attaqués en traversant le détroit d'Ormuz vers le golfe d'Oman par des "missiles, drones et petits bateaux" iraniens, a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.

Elles ont "neutralisé les menaces et ciblé les installations militaires iraniennes responsables des attaques contre les forces américaines, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des centres de commandement et de contrôle, et des bases de renseignement, de surveillance et de reconnaissance", a-t-il ajouté.

"Aucun navire américain n'a été touché", a précisé l'armée américaine.

"Cessez-le-feu durable" 

Le commandement militaire iranien a accusé Washington d'avoir violé le cessez-le-feu en prenant pour "cible un pétrolier iranien quittant les côtes iraniennes, ainsi qu'un autre bateau", dans un communiqué cité par la télévision d'Etat.

Il a ajouté avoir "immédiatement riposté en attaquant des navires militaires américains, leur infligeant des dommages importants".

La télévision iranienne avait rapporté un peu plus tôt des explosions entendues dans un port de l'île de Qeshm, située dans le détroit d'Ormuz.

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

"Je crois fermement que ce cessez-le-feu deviendra un cessez-le-feu durable", a déclaré jeudi dans un discours télévisé le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, dont le pays œuvre comme médiateur et est "resté en contact permanent avec l'Iran et les Etats-Unis, jour et nuit".

En l'absence de percée dans les tractations, les cours du pétrole ont modérément baissé jeudi et remontent légèrement vendredi matin. Le baril de Brent, la référence mondiale, s'échangeait au-dessus de 101 dollars vers 03H20 GMT.

Donald Trump avait jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec la République islamique en évoquant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", même s'il avait de nouveau agité en parallèle la menace d'une reprise des bombardements.

Négociations 

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord", la suspension de l'opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

Si l'Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa "reddition", il s'est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant mercredi que son pays "examinait toujours le plan et la proposition américaine" et "communiquera(it) sa position à la partie pakistanaise, une fois arrêtée".

Jusque-là, la seule session de négociations, qui s'est tenue il y a bientôt un mois à Islamabad, n'a pas abouti.

Dans le stratégique détroit d'Ormuz, quelque 1.500 navires et environ 20.000 membres d'équipage restent "piégés", selon le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence de l'ONU.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

Rencontre Israël-Liban 

Sur le front libanais du conflit, de nouvelles discussions entre Israël et le Liban vont se tenir à Washington les 14 et 15 mai, en dépit d'un cessez-le-feu fragilisé par la poursuite des hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne, a indiqué jeudi la diplomatie américaine.

Deux premières séances de négociations directes dans la capitale américaine entre ambassadeurs israélien et libanais avaient eu lieu les 14 et 23 avril.

Les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis 1948 et les sessions d'avril étaient les premières du genre en 33 ans.

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre éventuelle avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Malgré la trêve, des combats se poursuivent au Liban. Des frappes israéliennes ont fait au moins 12 morts, dont deux enfants, jeudi dans le sud du pays, selon le ministère de la Santé.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à Téhéran, revendique lui des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays.


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.