La concurrence se concrétise dans les transports d'Ile-de-France

IDFM en a jusqu'à présent attribué neuf, dont un comprend le fameux T9. Keolis l'exploitera jusque fin 2024, avant une nouvelle remise en jeu.(AFP)
IDFM en a jusqu'à présent attribué neuf, dont un comprend le fameux T9. Keolis l'exploitera jusque fin 2024, avant une nouvelle remise en jeu.(AFP)
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Publié le Samedi 10 avril 2021

La concurrence se concrétise dans les transports d'Ile-de-France

  • Ce tram relie sur 10 kilomètres la Porte de Choisy, à Paris, à Orly-Ville (Val-de-Marne), remplaçant sur l'essentiel de son parcours l'autobus le plus chargé de la RATP en banlieue, le 183
  • Il a coûté 404 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 75 millions pour les rames, fournies par Alstom

PARIS : La mise en service samedi d'une nouvelle ligne de tramway au sud-ouest de Paris marque une nouvelle étape dans l'ouverture à la concurrence des transports d'Ile-de-France: c'est l'opérateur Keolis qui va exploiter le T9, après avoir gagné un appel d'offres.

Ce tram relie sur 10 kilomètres la Porte de Choisy, à Paris, à Orly-Ville (Val-de-Marne), remplaçant sur l'essentiel de son parcours l'autobus le plus chargé de la RATP en banlieue, le 183. Il a coûté 404 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 75 millions pour les rames, fournies par Alstom.

On se pressait à bord samedi en fin de matinée, ou sur les quais pour photographier les premiers trams. Le trajet doit prendre une demi-heure de bout en bout, beaucoup moins que le bus, sur des avenues refaites à neuf. 

"C'est la première ligne de tram mise en concurrence!", s'est félicitée lors du voyage inaugural la présidente d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), Valérie Pécresse.

Les autres lignes de tramway de l'agglomération parisienne étaient jusqu'à présent automatiquement allées à la RATP. Comme le T3a, qui passe Porte de Choisy.

Mais l'autorité régionale des transports a entrepris de mettre en concurrence tout le réseau francilien d'ici à 2040.

La révolution a commencé dans les autobus de grande couronne, au-delà du monopole historique de la RATP. L'exploitation de cet ensemble appelé Optile, historiquement répartie en 135 contrats passés de gré à gré, est progressivement mise en concurrence après une division du réseau en 36 lots.

IDFM en a jusqu'à présent attribué neuf, dont un comprend le fameux T9. Keolis l'exploitera jusque fin 2024, avant une nouvelle remise en jeu.

L'ouverture d'Optile est pour les opérateurs une mise en bouche avant la perte du monopole de la RATP qui commencera par les autobus --à Paris et en proche banlieue-- le 1er janvier 2025.

Le choc va être rude pour la Régie: 18 000 de ses 45 000 salariés franciliens sont concernés. Avec encore une dose d'incertitudes, dans l'attente de décrets fixant le cadre règlementaire et social.

Bataille franco-française 

"Nous avons créé en juillet 2020 une +business unit+ (unité opérationnelle, ndlr) Réseau de surface, avec une responsabilisation très forte des patrons des centres bus, en leur créant un mini compte de résultat pour se préparer au choc de l'ouverture", a récemment témoigné la PDG Catherine Guillouard.

Suivront les tramways de la RATP en 2030, puis le métro et les RER A et B en 2040.

Avant cela, c'est le monopole de la SNCF sur son secteur qui va disparaître par étapes en Ile-de-France, entre 2023 et 2033. IDFM compte commencer par les trams-trains T4 et T11: le dossier est au programme de son prochain conseil d'administration, mercredi.

L'autorité régionale doit aussi choisir des exploitants pour les futures lignes du métro du Grand Paris (15, 16-17 et 18).

IDFM, qui organise et finance les transports publics dans la région, entend rendre son réseau plus homogène: on ne voit que son logo sur le T9, où les agents portent désormais un --discret-- uniforme à ses couleurs.

Elle en veut plus et mieux pour son argent, faisant valoir que la compétition favorisera l'émulation... et permettra de faire des économies.

"L'ouverture à la concurrence permet d'avoir des rendez-vous réguliers, ce qui permet de contrôler la qualité. Quand on a un opérateur qui exploite une ligne depuis tout le temps et jusqu'à l'éternité, on ne peut pas le sanctionner s'il n'est pas au niveau", a relevé Valérie Pécresse, promettant "beaucoup plus de qualité pour les voyageurs."

Les sommes en jeu sont considérables: 10 milliards d'euros par an actuellement (dont en gros la moitié pour la RATP et un tiers pour la SNCF). Et plus à l'avenir, notamment quand les nouvelles lignes du métro du Grand Paris seront ouvertes.

Pour l'instant, la bataille entre opérateurs reste franco-française, entre la RATP, Transdev (filiale à 66% de la Caisse des dépôts) et Keolis (filiale à 70% de la SNCF).

La RATP vient de créer une filiale dédiée aux appels d'offres en Ile-de-France, avec l'objectif de gagner des marchés sur Optile et peut-être les trams-trains, avant la défense de son pré carré. Elle s'est parallèlement alliée à une entreprise singapourienne pour tenter de décrocher l'exploitation des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express.

Keolis et Transdev veulent aussi étendre leur part du réseau Optile, en attendant l'ouverture des autobus RATP. Et le reste.


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.

 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
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  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.